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04 mai 2018

Le retour des essaims, espoir pour les abeilles ?

Jeudi matin, Marc Ricci, un apiculteur du village, est venu récupérer un essaim d’abeilles qui venait juste de se poser sur la haute branche d’un figuier. C’est en passant en voiture qu’il a aperçu ce vol d’essaim et l’a suivi pour voir où il allait se fixer.

Un petit vent s’étant levé, il a craint que le lieu où les abeilles avaient fixé leur groupement ne leur plaise pas et qu’elle reparte rapidement, aussi est-il parti sans tarder chercher le matériel nécessaire à sa récupération pour le loger ensuite dans une ruche.

Après avoir coupé quelques branches délicatement pour ne pas les effrayer, il a réussi à poser une échelle, les a délicatement enfumées, puis a brossé la branche où elles s’étaient agglomérées pour en faire tomber dans sa ruchette le plus possible et surtout la reine.

Ensuite, il a surveillé sa boite déposée sur le sol près de l’arbre pour voir si les abeilles venaient dans la boîte rejoindre la reine, ou si elles allaient remonter dans l’arbre.

A première vue, les abeilles posées près de la boîte ne partaient pas et relevaient leur abdomen, ce qui semblait indiquer qu’elles appelaient les autres au rassemblement, signe que la reine était bien à l’intérieur.

« En effet, explique Marc, lorsque les ouvrières s’adonnent au spectaculaire ¨battement de rappel¨devant l’entrée, elles envoient l’odeur du bercail en se transformant alors en petits ventilateurs dont les pales sont leurs ailes. Elles les agitent à grande vitesse, s’agrippant fortement de leurs six pattes pour ne pas s’envoler. Le souffle ainsi produit répand les effluves parfumées de la glande, et trace la route pour les égarées qui viennent battre le rappel à leur tour ».

Il ne restait alors qu’à attendre le soir pour s’assurer qu’elles étaient toutes venues rejoindre la reine pour les amener à la ruche.

« Ca fait déjà le 3ème essaim ce printemps, nous dit Marc, c’est plutôt une bonne nouvelle si les abeilles reviennent. D’ailleurs, que les personnes trouvant un essaim n’hésitent surtout pas à m’appeler ».

Espérons que les frelons asiatiques et autres dangers ne les déciment pas à nouveau cet été.

Contact : « le rucher du mazet » Marc Ricci 04 66 81 07 97.

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Marc surveille attentivement la ruchette posée à terre

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19 avril 2017

Abeilles et frelons asiatiques, qui va gagner ?

Une année terrible pour la disparition des abeilles

Les apiculteurs de La Calmette et de la Gardonnenque ont perdu de nombreuses ruches cette année.

La mortalité des abeilles a atteint un niveau véritablement inquiétant, Alain Laurent, un apiculteur qui a obtenu le label biologique, parle de près de 70% de perte, Marc Ricci, un autre apiculteur calmettois, n’est pas loin du même constat.

« J’ai perdu mes 15 ruches en Cévennes à cause du frelon asiatique et la récolte du miel de bruyère blanche est compromise et je crains que celle de châtaigniers suive le même chemin » nous dit Alain.

Détruire les nids de frelons asiatiques

Vers le milieu de l’hiver, il s’est démené pour que soient détruits les 4 nids de frelons asiatiques qui étaient sur le village et avait demandé, devant la difficulté à obtenir leur enlèvement et leur destruction, l’autorisation de tirer sur les nids avec de la grenaille « contrairement à ce qu’on entend toujours, les reines restent de plus en plus souvent à l’intérieur avec les hivers moins froids et les plombs vont perforer la coque et tuer les frelons restants.

L’idéal serait de le faire à la fin de l’automne quand tous sont entrés à la tombée de la nuit, mais même en hiver ça vaut la peine si la reine n’est pas descendue s’enterrer. Le tir au fusil de chasse permet de détruire le nid efficacement et sans insecticide ni danger pour celui qui va le prélever, à un faible coût».

Sa détermination a payé, puisque les nids ont été enlevés avant.

« Ce n’est malheureusement pas suffisant car il y a bien d’autres causes à la disparition des abeilles, dit Marc, le frelon asiatique n’est qu’un facteur aggravant. Peut-être que le fait que ce soit une année de 13 lunes a ajouté au phénomène ».

Pesticides, neuro-toxiques systémiques et les néonicotinéïdes, plus les téléphones portables

Il y a aussi les pesticides, neuro-toxiques systémiques et les néonicotinéïdes. Alain signale aussi que les téléphones portables émettent des ondes dans les mêmes fréquences que les abeilles et  leurs font perdre le sens de l’orientation. L’enjeu est essentiel car les abeilles en pollinisant les plantes sont nécessaires à notre survie.

Il serait important d’installer des pièges à frelons d’avril à juin pour éviter que les jeunes fondatrices ne forment de nouvelles colonies.

Aider les apiculteurs à reconstituer leurs ruches

« Un mélange de grenadine, de vin blanc et de bière brune par exemple peut être très efficace » ajoute Alain, mais il est aussi indispensable de nous appeler quand un particulier repère un essaim d’abeilles, ce qui nous permettra de redonner vie à de nouvelles ruches. N’hésitez pas à nous appeler, d’autant que c’est la période, et le coût d’un enlèvement est gratuit ».

Contact : Alain Laurent 06 82 25 43 26 ; Marc Ricci 04 66 81 07 97

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Alain Laurent prépare ses ruches après l'hécatombe de cet hiver