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20 décembre 2009

Identité vranzaize

Petite phrase interessante au milieu du déluge de discours au sujet du débat sur l'identité nationale, que j'ai piquée sans scrupule à Nathalie, dans son excellent blog "avignon in photos" :

 "Qui est français ? Celui qui se sent étranger à la question..."

Ca ne semble rien mais ça résume peut-être tout ...

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Merci à Erby

Merci à Grémi

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Merci à Philippe Morelle (2 dessins)
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zzz chatelain.jpgMerci à Chatelain
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Merci à Delucq
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Merci à Echevin
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Merci à Ougen
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22 novembre 2009

Etre Français ! parlons en

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Etre Français ? Parlons-en !

S’il est un débat sur lequel il ne faut pas refuser de participer, c’est bien celui-là.

La question de l’identité nationale s’est toujours posée aux peuples, quel qu’ils soient, et a toujours trouvé des réponses très différentes. Etre français ? À combien de générations faut-il remonter ? Et si nos ancêtres étaient de farouches agnostiques anticléricaux est-on moins français que s’ils ont été persécutés en tant que protestants, ou écrasés au temps des cathares, que dis-je brûlés vif sous Néron… Le droit du sol ? Et en quel honneur ? On peut naître sous un Régime honnis et n’aspirer qu’à fuir le pays où on se trouve…Et si on a refusé de partir à la guerre, est-on moins français que si on a collaboré sous Pétain ?

Incroyable débat ! Pourtant il est essentiel. D’autant que tout le monde reconnait, à part quelques attardés fanatiques, que le métissage a toujours été source de grande richesse pour un pays et pour son identité.

La France serait-elle ce qu’elle est sans l’invasion des Wisigoths, sans la prédominance des Grecs, sans la domination romaine ? Sans la venue des Espagnols, des Italiens, etc. etc. ?

Etre français c’est la somme de tout ça, mieux que la somme : l’amalgame de toutes ces cultures mêlées, de toutes ces religions, ces croyances, ces savoir-faire. Apportée par l’immigration, mais aussi par l’émigration, quelle ait-été forcée ou en force, cette « conscience » d’appartenir à un pays a forgé une sorte de fond commun. C’est cela qu’il nous faut rechercher : qu’est-ce qui nous unit au-delà de tant de différences.

Qu’est-ce qui me fait me sentir chez moi ? Me sentir proche de ce quidam qui pourtant pense le contraire de moi, n’a pas la même religion, pas les mêmes idées, pas les mêmes intérêts ?  La liberté ? L’égalité ? La fraternité ? Peut-être mais si je suis issu d’une famille guillotinée, que fais-je encore là ? L'amour du pays ? Certes, mais suis-je moins français quand j'aime de moins en moins le pays où je vis et son Etat inégalitaire, liberticide, anti humaniste à la sauce sarkosienne?

La laïcité ? Certainement. Encore faut-il s’entendre sur le sens de ce mot, car il est des français cléricaux jusqu’au bout des ongles à qui je ne conteste pas le droit d’être français. En fait, l’identité nationale ne peut pas être définie une fois pour toute avec des mots arrêtés. Elle ne peut pas être donnée une fois pour toute : elle est en perpétuelle construction, en prenant les bases du passé commun et en se transformant avec les apports du présent, pour construire notre avenir commun : un « compromis en évolution constante entre l’ancien et le nouveau ».

Une fois cette règle acceptée, il reste aussi à faire comprendre aux déçus de l’intégration que celle-ci suppose l’acceptation d’un acquis historique qui n’est pas le leur à l’origine, mais qu’ils peuvent – et même - qu’ils doivent s’approprier.

 

Ainsi donc lancer le débat sur l’identité nationale doit-être tout sauf un réflexe d’auto défense contre l’immigration. L’intégration de tous ces étrangers est difficile, accepter leur manière de vivre pour arriver à vivre ensemble est difficile. Chacun a le droit de protéger son identité et ses valeurs. Il faut donc trouver ce dénominateur commun qui permet ce vivre ensemble non destructeur… vaste débat ! qui implique autre chose que « si t’es pas content, tu t’en vas ». Ben non, moi quand je ne suis pas content je me bats d’abord pour changer ce que je n’aime pas. C’est ça la liberté. C’est d’abord ça notre identité commune : avoir le droit de l’ouvrir, et le devoir d’écouter.

Débat jamais clos.

A suivre

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L'identité nationale