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20 mars 2009

Humeur sans humour

Deux billets d’humeur…

Je vais finir par devenir humeuriste !

·         Pour finir ma réflexion sur notre saintetait-toi le pape : Je le disais « autiste », je me demande si ce n’est pas plus grave. Car enfin, imaginons un instant que Jésus se soit trouvé là, près de cette enfant de 10 ans, qui pèse 30 kg et qui portait en elle le fruit de viols répétés… pour laquelle des médecins avisés ont jugé plus juste un avortement… que croyez-vous qu’aurait fait ?

Il aurait pris la pauvre gamine dans ses bras et l’aurait consolée. Car c’est ça être chrétien : faire passer la charité avant les tables de le Loi. C’est ça une des formidables avancées de l’humanité qu’a apportée le message philosophique de Jésus – humain plus que divin ! Ce pape a juste oublié qu’il était chrétien, voilà l’énormité de cette excommunication. Paradoxe choquant, oubli de l’essentiel de ce message : l’Amour. Pauvre pape, pauvres catholiques !

 

·         A propos de la manif d’hier : On était encore plus nombreux dans la rue que le 29 janvier, et pourtant ils ne voient rien. Comme Total qui parle de 14 milliards de bénef et annonce des licenciements... C’est quoi ? ça se nomme mépris. La grève et « la rue » doit être un outil de dissuasion, « une arme faite pour ne pas être employée ». Même réussie, c’est un échec. Le progrès si cher (soi-disant) au candidat Sarkozy, naît plus du compromis social et des réformes qu’il construit que de l’affrontement systématique et répété qui se heurte à l’ignorance et au mépris.

Cette grève et cette manif, ce n’est pas un rapport de force nécessaire à la négociation (même si Sarkozy ne semble fonctionner que comme ça… ça aurait fait un bon bolchévique !). C’est un cri de raz le bol face à un pouvoir méprisant qui a juste oublié quelque chose d’essentiel : « l’aveuglement des dirigeants est perçu comme une trahison.

Ils auraient tord de ne pas entendre le message impérieux de la rue : dites-nous, montrez-nous, prouvez-nous que dans la tempête, nous sommes tous, vraiment, dans le même bateau » ! (Denis Olivennes, journaliste)