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20 mars 2009

Gestion de crise, par le conseil municipal

Gestion de la crise

Déjà en l’an 1895, le 11 août, nos gouvernants se penchaient sur des solutions à apporter à la crise, sous forme de travail à fournir aux plus touchés, témoin cette délibération du conseil municipal, approuvée par le Préfet le 29 août de la même année :

« (…) après avoir pris connaissance de l’art 19 du budget supplémentaire portant vote de la somme de 1000 frs pour réparation du ruisseau de l’Oriol, expose que :

Pendant la saison rigoureuse et le temps de disette la classe indigente éprouve des privations et des souffrances de toutes espèces ; qu’un grand nombre de familles manquent de pain, de vêtements et de chauffage ; que les ouvriers manquent d’ouvrage et qu’il est urgent de venir au secours des familles les plus malheureuses.

Le conseil municipal (…) autorise M. Le Maire à demander à M. Le Préfet l’autorisation de faire les travaux en régie avec exemption d’adjudication. En nommant comme chef de chantier ou surveillant le garde-cantonnier Grasset Léon et une commission (…) »

Ainsi furent choisis des hommes sans travail du village pour le curage de l’Oriol, très encombré d’arbres de toutes sortes, essentiellement des peupliers.(NDLR : Le Marquis de Valfons élu maire en mai 1892, brillait en fait par son absence régulière au conseil et c'était son adjoint, Henri Bérard qui gérait réellement les affaires de la commune).

Il y eu d’ailleurs des conséquences à ces travaux, et le conseil municipal dût se réunir à nouveau et aller en justice en octobre de la même année, car « les ouvriers employés par la mairie sous la surveillance du garde-champêtre (également garde-cantonnier) ont abattu des peupliers appartenant à M. Olive, maire de St Chaptes, qui réclame réparation. »

La commune considérant que ces arbres étaient dans le lit (au sens du cadastre) de l’Oriol, que de nombreux Calmettois avaient subi le même sort sans rien réclamer, que le relevé du plan avait été dressé par M. Vernet des ponts et chaussée en 1892, demande au sous-préfet de désigner un géomètre et de faire borner le lit de l’Oriol sur une largeur de 10 m, « afin que la commune puisse opérer sans empêchement le drainage du dit ruisseau »

 

15 octobre 2008

La crise au risque de l'histoire

Je n'ai pas l'intention de m'étendre sur une analyse de la "crise" actuelle, les journaux de toute sorte ne cessent de nous en rabattre les oreilles. Dire que des banquiers, préférons le terme de financiers, véreux et sans scrupule ont provoqué cette escalade terrible pour nos économies et qui va affaiblir encore plus les entreprises, précariser un peu plus les travailleurs et les demandeurs d'emploi, etc. serait se répéter encore.

Et pourtant ! va-t-on encore laisser impunis ces voleurs, car c’est le mot juste, et il n’y a pas seulement les banquiers américains avec leurs « subprimes », il y a beaucoup de nos banquiers ici, bien silencieux… qui ont été complices en camouflant ces actions pourries au milieu de leur propositions – et qui savaient les risques encourus par leurs clients !

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Mais les Français ne risquent rien pour leurs économies, nous dit-on ! L’Etat garantie 70 000 euros par épargnant nous dit Sarkozy – en oubliant de dire au passage que c’est la Gauche qui a voté cette disposition…- et donc on peut dormir sur nos deux oreilles ? et si j’ai plus que 70 000 euros épargnés en 40 ans de travail pour assurer ma retraite ? et si mon problème c’est de ne plus trouver de boulot parce que l’interim a fermé tous les robinets ? et si et si … les conséquences à terme de cette crise étaient plus inquiétantes que la crise elle-même ?

Que nous montre l’histoire ? Combien y a-t-il eu de crises de cette sorte dans notre passé et quelle conséquences cela a-t-il eu ? Court-on les mêmes risques ?burkina.JPG

Depuis le XVIIe siècle, les crises les plus parlantes :

·         1636 : La Tulip Mania aux Pays-Bas, à l’origine de la première bulle spéculative

·         1720 : Le système de Law s’effondre et entraine une crise économique en Europe

·         1873 : Le 9 mai, la faillite du Kreditanstalt provoque l’effondrement des bourses de Vienne et New-York

·         1929 : Les krachs d’octobre plonge le monde dans le marasme économique

·         1973 : Le 1er choc pétrolier, puis un second, nous précipite dans une dépression économique

·         1987 : Le 19 octobre, la rapide montée des taux d’intérêt provoque la chute de la bourse de New-York

·         1997 : L’endettement et surinvestissement plonge lm’Asie dans la crise économique

·         2000 : La « bulle internet » explose entrainant plan de licenciements et délocalisations

·         2007 : La crise des sub-prime aux Etats-Unis plonge le monde dans une crise financière majeure. Plusieurs grands établissements bancaires font faillite, d’autres sont « nationalisés »

Depuis la fin du XIX e les périodes de crise économique internationale se sont succédées et ont été suivies de périodes de stagnation économique. Après le krach de mai 73, elle a duré plus de 20 ans « la grande dépression ». Les chocs pétroliers ont mis un terme violent à la croissance des « 30 glorieuses ».

Depuis le milieu des années 80, on observe une augmentation de la fréquence des crises. Elles résultent de l’éclatement de bulles spéculatives et procèdent au même mécanisme d’emballement. L’essor des « banques d’affaires »a encouragé les pratiques de spéculation.

Une importante demande dans l’immobilier, une innovation technologique comme internet, suscitent l’attrait des agents économiques informés qui investissent dans un secteur « porteur », avant d’entrainer une masse d’agents « suiveurs » qui, appâtés par la montée des cours de ces actions contractent des crédits.

Cette phase d’augmentation se retourne brutalement quand les rendements obtenus ont « gonflés » au-delà de leur réalité, les agents cherchent alors à s’en débarrasser et vendent leurs actifs d’un seul tenant et c’est le krach !

Le petit épargnant arrive toujours trop tard. La crise précipite les entreprises et tout s’enchaîne. Les banques ne prêtent plus pour aider les entreprises à investir…

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