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06 janvier 2010

Los tres Rei-masc (suite)

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La marche des rois

Quand j'étais entre l'ado et l'enfant, j'assistais à la messe de l'épiphanie, une messe passionnante dans la cathédrale d'Aix en Provence. Je me souviens encore de l'émotion qui prenait les fidèles présents au moment où retentissait "la marche des rois". Au fur et à mesure que les Rois-Mages s'avançaient, la lumière devenait plus éclatante, et surtout la musique de plus en plus forte jusqu'à ce que les cymbales et tambours fassent raisonner la vieille cathédrale... Ah la grosse caisse à la fin, quel souvenir !mages.jpg

Mais savez-vous que l'auteur de la marche des rois est un enfant du pays gardois ? Joseph Dommergue était curé d'Aramon. Sa "marche" fut publié en 1763 dans un recueil de Noëls provencaux de Sabolt. La musique est attribuée à Lulli (ou Bizet ?).

"De matin / ai rescountra lou trin / de tres grand rei qu'anavoun en voiagi /

De matin /  ai rescontra lou trin / de tres grand rei dessu lou grand camin ..."

De bon matin, j'ai rencontré le train, de trois grand rois qui partaient en voyage (...) de trois grands rois dessus le grand chemin

LesRoisMages.htm

Los tres Reis-masc

Voilà le 6 janvier ! la fête à

Balthazar, Gaspard et Melchior

On partage la galette, le plus jeune va sous la table

-A qui ? à papa... à maman... et ainsi de suite, puis on débouche la bouteille et on trinque. Celui qui "tire" la fève enfile la couronne et devra offrir la galette le dimanche suivant. Parfois il doit choisir sa reine (ou son roi évidemment).

Mais pourquoi fêter des rois ? Ce sont les Rois mages évoqués dans l’Évangile de saint Matthieu que l’on fête ainsi. Mais qui étaient-ils au juste ?

Les héritiers testamentaires d’Adam
   Écrit au VIème siècle, le Livre de la caverne des trésors raconte l’histoire traditionnelle de ces mages orientaux qui seraient venus adorer le Christ peu de jours après sa naissance. L’ouvrage rappelle qu’une prophétie voulait que de l’or, de l’encens et de la myrrhe aient été déposés par Adam en Perse, sur le mont Nud (un mot qui signifie "paradis"), pour être apportés au Messie dont la venue devait être annoncée par un astre extraordinaire.
   De génération en génération, douze mages étaient chargés de guetter ce signe du ciel en montant tous les ans sur la montagne et en y priant pendant trois jours tout en observant le firmament. Or, deux ans avant la n aissance du Christ, ils auraient aperçu une étoile ressemblant à une jeune fille portant sur son sein un enfant couronné. Ils prirent aussitôt les présents et suivirent l’étoile qui allait les mener jusqu’à Bethléem.
 Les Évangiles n’indiquent pas le nombre de rois mages. Les traditions divergent, évoquant tous les chiffres entre deux et douze. Finalement, c’est le chiffre de trois que l’on a retenu, parce que l’Évangile de saint Matthieu évoquait trois présents offerts à l’Enfant Dieu et parce que les reliques des mages, conservées d’abord à Saint-Eustorge de Milan puis à Cologne, étaient celles de trois corps.
 

Les Rois Mages (musée de Tulle)


Les Rois Mages (musée de Tulle)

À la fin du XIIIème siècle, Jacques de Voragine, futur évêque de Gênes, rassemble toutes les traditions éparses concernant les Rois mages dans un livre qu’il intitule La Légende dorée. Il y aborde longuement les trois présents offerts (l’or, l’encens qui servait depuis les temps les plus anciens dans les temples et les églises, et la myrrhe, une gomme aromatique utilisée entre autres pour embaumer les morts) et il donne leur sens symbolique :

"Le premier des Mages s’appelait Melchior, c’était un vieillard à cheveux blancs, à la longue barbe. Il offrit l’or au Seigneur comme à son roi, l’or signifiant la Royauté du Christ.
Le second, nommé Gaspard, jeune, sans barbe, rouge de couleur, offrit à Jésus, dans l’encens, l’hommage à sa Divinité.
Le troisième, au visage noir, portant toute sa barbe, s’appelait Balthazar ; la myrrhe qui était entre ses mains rappelait que le Fils devait mourir".

merci à Marie-Odile Mergnac (notrefamille.com)

23 décembre 2007

Rando sympa et crèche "mythique"

Hier, malgré le temps menaçant de lourds nuages gris, notre groupe est parti pour une randonnée en pays de gardonnenque : de Gajan à Parignargues, au passage des moulins à vent "retapés" (à quand celui de La Calmette ?) de Moussac et de Parignargues, pour aller découvrir la mythique crèche animée de l'abbé Jeanjean. Que d'enfants du pays ont été enchantés par cette crèche magique que l'abbé Jeanjean a construit de ses mains pendant plus de 20 ans dans les années 40, en récupérant ici ou là de vieux moteurs usagés de moulins à café ou autres machines...

L'abbé Jeanjean a été curé de Parignargues pendant 40 ans. Il est décédé en 71, il avait 71 ans !

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la crèche animée
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départ de La Calmette
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le lavoir de Parignargues (dire que celui de La Calmette était aussi beau !)
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et les yeux émerveillés par la crèche de l'abbé Jeanjean, qui n'ont devant tant d'ingéniosité pas d'âge :
ce sont toujours des yeux d'enfant !