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26 juillet 2016

Et le jeune Antoine devient « Charrade »

Un Calmettois dans les arènes, après tant d'autres raseteurs issus du village...

Tout petit, Antoine avait une peur bleue des taureaux. Est-ce la raison qui l’a conduit à se confronter à eux ? Après les vachettes, il s’inscrit à 14 ans à l’école taurine de Bouillargues, et rejoint enfin l’école de Sommières. 2012 à 2014, il cumule de nombreux prix, plusieurs graines de raseteurs et le trophée Belmonte à Lunel.

Passé en Ligue en 2013, il entame sa première année à l’Avenir l’an dernier mais devra arrêter, la mort dans l’âme, après un accident au cours d’une course à Redessan.

Après avoir suivi un programme de remise en forme et d’entrainement cet hiver, accompagné d’un régime nutritionnel strict, il démarre cette saison 2016 sans tourneur et laisse ses concurrents prendre beaucoup d’avances. En avril, il rencontre Olivier Abbal qui accepte de le seconder. Depuis, il remonte inexorablement le classement, avec 15 à 20 points à chaque course.

«Ce n’est pas facile quand on est classé, la pression monte de plus en plus, aussi bien avec les autres raseteurs, en piste c’est chacun pour soi, contrairement à l’ambiance de camaraderie du temps des emboulés, qu’avec le public qui attend toujours plus de ceux qui sont en tête du classement».

Après son premier trophée à Beauvoisin (prix Aimé Rigon), Antoine cumule les succès, meilleur raseteur (Sommières, Vallabrègues, Laudun), trophée Guy Aubert, vainqueur du trophée melon d’or, etc.

«La peur ? Elle est toujours là, même si ce n’est plus de même nature et il m’arrive de passer quelques nuits blanches quand je sais qu’il y aura certains taureaux le lendemain. Pourtant, c’est fantastique et je me donne à fond. Le travail, les filles, les copains passent nécessairement au second plan», dit-il en riant.

Aujourd’hui, Antoine a décroché un contrat aidé avec la mairie. Il doit prendre des jours de congés quand la semaine est trop chargée. Plus tard, il envisage d’être à son compte pour pouvoir s’organiser, car c’est difficile de concilier les deux, surtout en pleine saison. Il s’entraine tous les soirs avec un ami dans les arènes de Saint-Chaptes, avec un frontal.

« Mon petit frère suit le même chemin, il est sacrément meilleur et s’impose déjà à 15 ans, à l’école de Sommières ».

Alors, bientôt les frères Charrade dans les arènes ?

En attendant, le jeune Antoine poursuit son rêve de podium et a gagné à 21 ans le droit d’être «Charrade» dans les pistes taurines en faisant un grand honneur à notre village. Au classement provisoire, Antoine est deuxième à L'Avenir derrière Vincent Marignan.

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Antoine, deuxième actuellement du trophée de l'Avenir

Quelques uns de ses derniers trophées

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24 février 2008

La "Royale"

A l'occasion du festival du film taurin qui a lieu ce week-end dans notre village voisin St genies, et en hommage à L. Chaleil, je vous livre ce récit qu'il a écrit dans son livre "la mémoire du village".

"(…) Mardi après-midi, grande course royale. La veille et l’avant-veille, on avait fabriqué l’arène avec des charrettes qu’on disposait en rond de part et d’autre du toril. Avec les ridelles et des planches, on fermait les trous par où le taureau aurait pu s’enfuir. Et sur les charrettes, on installait des bancs où les gens s’asseyaient pour suivre la course. Tout le village s’y mettait, il fallait voir ça, à vingt ou trente, vieux et jeunes travaillaient pour que ça soit prêt à temps. Mais ce bel enthousiasme mourait avec la fête, et chaque propriétaire devait venir récupérer sa charrette, surtout si le travail pressait."

Les razeteurs venaient de Nîmes, d'Arles, de Beaucaire, de tous ces pays où la bouvine est reine. Le soir, c'était la traditionnelle course de vachettes "emboulées" réservée à la jeunesse, et les gens venaient assister aux "razets" des jeunes gens, en payant l'entrée. Les cornes des vachettes étant protégées par des emboules, c'était moins risqué que pour les razeteurs de la course "royale", qui travaillaient à cornes nues. Mais enfin, un coup de frontal ou un bon "bachouchage"quand l'animal vous piétine ou vous traîne sur quelques mètres, ça fait mal.

Les parents venaient admirer les prouesses de leurs rejetons; et les jeunes s'élançaient sur la piste, ils voulaient pas montrerqu'ils étaient des mauviettes. Maisça détalait partout comme des lapins.

(...)"

26 août 2007

petit tour à la fête de ST Chaptes

Malgré la chaleur épouvantable, on décide d'aller à la fête votive de St Chaptes voir la course de taureaux...
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quelques jolis moments

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vole vole petit raseteur

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de belles bêtes
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celui là cassait les planches...

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celui là court aprés une ombre...
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on aurait du m'appeler "scorpion", non ?

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un beau raset... et pour finir :
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une belle vue de l'Abrivado qui a suivi la course, ce dimanche soir !

AH j'oubliais celle là :

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J'ai envie de l'intituler : solitude !

faut reconnaître que côté soleil, c'était difficile de rester aujourd'hui !