Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09 septembre 2009

Les vendanges d'antan vécues par nos écoliers

Vendanges à l'ancienne le 11 septembre.

vendanges d'antan.jpgC'est une heureuse initiative proposée à nos enfants des écoles : aller faire des vendanges "comme dans le temps".

Après la superbe manifestation "la plume et le vin", notre municipalité remet ça si j'ose dire, dans les vignes. Sur une idée originale d'un Calmettois (Gérard Séveran, pour ne pas le nommer), les enfants iront vendanger dans une vigne de M. Michel Galant et Jean-Pierre Sanchiz les emmenera ensuite avec son cheval et sa pastière pour "fouler" ou "touiller" le raisin devant la mairie... C'est du moins ainsi que les choses se prépareraient avec l'appui du Directeur de notre école, si j'en crois les rumeurs...

Alors merci à tous ceux qui permettent de perpétuer de façon originale et instructive, même si c'est ludique, cette belle histoire de nos ancêtres autour de la vigne.

âne trop chargé de raisin.JPG
Attention les enfants de ne pas trop "charger la mule".
Quelques vielles photos familiales des vendanges de chez nous :
img122.jpg
img124.jpg
img125.jpg
papi Norbert aux vendanges avec Myriam2.JPG
Creat0002vendanges.JPG

15 décembre 2008

Allez ! je balance des noms !

Creat0002vendanges.JPG
Sur cette photo jaunie des années 40, que conservaient précieusement mes grands parents, on retrouve :
Le cheval "Bijou", tenu par Gustave Montbrun (mon grand-père)
sur le cheval, Nathalie Bon ("la femme du Guigou")
debout  en avant de la pastière, Norbert Montbrun (mon futur père)
debout, tenant l'échelle avec un foulard, Denise Bonnet 
assises sur la charette Denise Moulinjeune et Paule Bonnet, l'institutrice
droit sur l'arrière de la charette, Paul Bonnet
Maria Laurent (née Chabaud) et deux autres personnes que je ne reconnais pas
...
Ah! nostalgie !

Nostalgie

Est-ce l'almanach du facteur qui m'a fait comme pour Ginette me souvenir de ces moments d'enfance, quand on faisait les vendanges à La Calmette, dans les vignes du papé ?

vendanges 1953.JPG
c'était en 1953, cette photo !
vendanges 1.JPGvendanges 2.JPG
papi Norbert aux vendanges avec Myriam2.JPG
aux vendanges - porteur.JPG
Creat0002vendanges.JPG
Cette dernière photo est beaucoup plus ancienne, mais je suis sûr que les habitants de La Calmette reconnaîtront leurs parents ou amis.

03 septembre 2008

Histoire des caves coopératives (suite et fin ?)

Coopératives en péril
 

4b848c2d295c6c22d314bc6852c83c47.jpg

Aujourd'hui l'urbanisation dévorante rattrape les coopératives, très souvent enclavées, encerclées de villas qu'elles surplombent de leur masse et incommodent parfois aussi... Cette évolution urbaine défavorable s'ajoute aux contraintes économiques. Les créations liées à une viticulture " productiviste " marquent bientôt le pas et, à partir des années 1960, la recherche d'une plus grande qualité et les regroupements de sociétés fragilisent de nombreuses coopératives, réduites aujourd'hui à la fonction de dépôt ou de caveau de vente. Quelques unes sont certes reconverties, mais le temps des ventes et des démolitions semble venu en raison d'une pression foncière considérable (Montpellier, Marsillargues, Castries, Coumonsec, Gigean, etc.) [Caves coopératives, un patrimoine en danger, Midi Libre, 27 décembre 2004]. Dions aujourd'hui...

Histoire des caves coopératives (suite 5)

 

Mais peut-on parler de nos caves coopératives sans rappeler ce qui était leur âme : "ses valeurs : solidarité, équité, transparence et responsabilité collective, ses principes : libre adhésion, démocratie, acapitalisme, exclusivisme".

Ses Valeurs « Etre vigneron coopérateur, c’est agir ensemble ... » Les principes
  • libre adhésion
    tout ceux dont l’activité entre dans l’objet social peuvent devenir adhérents. Un contrat est passé entre la cave et l’adhérent avec des obligations pour chaque partie : engagement d’activité pour une durée déterminée pour le vigneron et recevoir et traiter au mieux les apports pour la cave
  • démocratie 
    un homme = une voix, un des principes de base de la coopération. Chaque adhérent possède une voix quelque soit l’importance de son capital au sein de la cave ou quelque soit sa surface cultivée.
  • acapitalisme 
    c’ est une société de personnes, pas de capitaux, les excédents réalisés sont versés à chacun proportionnellement aux opérations réalisées avec la coopérative : la ristourne
  • exclusivisme
    La coopérative doit réserver ses services à ses adhérents.
Les valeurs
  • la solidarité
    « Chacun pour tous », c’est un des principes fondamentaux de la coopération, le fort acceptant d’aider le faible, l’un et l’autre ayant décidé de se regrouper pour s’épauler et défendre ainsi au mieux leurs intérêts communs.
  • l’équité
    qu’un coopérateur ait plusieurs dizaines d’hectares ou seulement quelques ares, sa voix est entendue de la même manière, même si le système de pondération des voix tend à s’étendre. Le prix payé par un coopérateur pour un produit est le même pour tous.
  • Transparence
    les règles de fonctionnement d’une cave doivent être claires et connues de tous les adhérents. Aussi petit ou isolé soit-il, chacun des coopérateurs sera informé de la stratégie politique de la cave. Tout investissement est voté, chacun a son mot à dire dans la gestion de la cave.
  • responsabilité collective
    la cave coopérative se doit d’informer ses adhérents au mieux afin de leur permettre de comprendre leur environnement concurrentiel et de leur permettre de s’adapter au mieux aux aléas du marché.

Histoire des caves coopératives (suite 4)

f4f6ece6c05d79b210b11b7ca383896d.jpgMalgré les difficultés, la vendange reste une fête où toute la famille est conviée. Comment arriver en effet à boucler tout ce travail sans le secours de la famille ! Les ouvriers agricoles qui arrivent d'Italie, puis d'Espagne, plus tard d'Afrique du Nord coûtent trop cher aux petits viticulteurs.

Mais n'allez pas croire que c'était un travail facile. C'était même éreintant et les enfants aussi étaient mis à contribution. Les seaux à vendanges étaient bien lourds, et les cornues aussi qu'on hissaient sur la tête des hommes pour les vider dans la pastière.

Quel plaisir pourtant ! quand on montait dans la pastière pour touiller le raisin ou qu'on partait d'un grand éclat de rire, un peu ivre de tout ce raisin, sous le regard (faussement) courroucé du grand-père qui nous voyait arrêter la coupe !

Puis, lorsque la pastière était pleine, on partait jusqu'à la cave coopérative faire peser la récolte. Peser c'était bien sûr le poids total du raisin récolté, mais surtout le degré d'alcool. En ce temps-là souvent c'était pas terrible et il n'était pas rare que le degré ne dépasse pas les 8°. Mais on était heureux malgré tout.

a206712174f2ca9f09a08453a294b9b7.jpg
La facade sud de notre cave, toute en pierres,  avec ses grandes inscriptions en frise le long du toît :
"CAVE COOPERATIVE DES VIGNERONS DE LA CALMETTE". On voit ici les fenêtres de l'appartement de l'administrateur et de son bureau.

 

 

 

 

 

 

 A l'intérieur, le plan " en fer à cheval " des années 1920, avec les cuves de stockage en béton situées en périphérie d'un espace central de vinification.

Une architecture engagée

A la tradition éclectique des débuts (chaînages d'angle harpés ou rampants assisés en sifflet, corniches, alternance de matériaux, dates portées, motifs sculptés, inscriptions) se mêlent les échos d'un régionalisme très présent après 1920. Le pittoresque dialogue avec les motifs les plus modernistes dans une osmose très particulière qui donne aux coopératives leur caractère et dénote une attention expressive, associant la modernité du projet coopératif à la tradition viticole et villageoise : effets de couronnement, rotondes, grands arcs, transformateurs isolés comme des tours ou des campaniles, avant-toits traités en génoise ou en corniche de béton mouluré, grande variété des appareils réguliers, alternés ou à motif, ou au contraire volontairement irréguliers. Le décor porté rappelle le fondement moral et social du projet. Les inscriptions de Maraussan : " Cave coopérative commune. Tous pour chacun. Chacun pour tous " ou de Vendémian : " L'union fait la force " donnent le ton ; les décors de frontons et les sculptures nombreuses célèbrent la vendange collective, la danse, le repos et la famille.

Comme l'architecture, le décor exalte l'élan coopératif né de la crise de surproduction du début du siècle et de la réaction des petits propriétaires pour leur survie, avec l'espoir que fait naître l'esprit de solidarité.

Avec le mouvement coopératif, le paysage s'enrichit d'un nouveau monument emblématique : chaque village ou presque possède " sa " cave coopérative. L'implantation à l'écart des centres anciens, liée aux impératifs économiques et fonctionnels rend ces "cathédrales " d'autant plus visibles qu'elles se distinguent par leur proportion et leur silhouette atypiques.

(NB. J'ai tiré ces informations de plusieurs extraits dont je n'ai pas conservé la trace. Je demande l'indulgence des auteurs de certaines lignes si je ne les cite pas car j'en oublierais certains si je tente de le faire. merci de ne pas m'en tenir rigueur)

Histoire des caves coopératives (suite 3)

Après le passage de l'oïdium, la misère viticole ne faisait que commencer, car une des plus grandes calamités du siècle et qui devait durer deux décades allait infecter le Languedoc, détruisant toutes les vignes sur son passage, ruinant les vignerons, plongeant le pays dans le marasme le plus total : Le phylloxera vestatrix.

Le Languedoc est à genou, au bord de la famine. Un grand nombre de paysans, pour tenir, retournent à la polyculture. D'autres abandonnent tout et s'expatrient en Algérie.

De 1900 à 1907, greffée sur des plants américains, la vigne produit beaucoup alors que les caves souvent pleines sont concurrencées par les importations de vins algériens. Le Midi en crise ne trouve pas de solutions à ses problèmes. La misère s'accroît et va déboucher en 1907 sur la révolte des "gueux", des "jacques"ou des "bougres" comme ils se nomment eux-même. .

Dès 1904 les premiers mécontentements sortent de l'ombre. Les ouvriers agricoles dont le salaire est tributaire de la vente du vin voient leur pouvoir d'achat diminuer de récolte en récolte. Les manifestations se multiplient, la révolte gronde. Le vin ne se vend toujours pas à cause de la concurrence étrangère et l'émergence des vins frelatés moins chers.


Les événements de 1907 :

« Depuis l'épidémie de phylloxéra, le pays n'avait pas connu une semblable misère. Il y avait trois ans qu'elle montait. Les vignerons tournaient dans leurs caves comme des fauves autour de leurs grilles. Les ouvriers sans travail promenaient par les rues leurs visages terreux. Des femmes aux chignons croulants montraient le poing au ciel. Les enfants pleuraient. Jamais la détresse humaine n'était apparue plus poignante que dans ce terroir d'abondance et de soleil. » (Ludovic Massé, Le vin pur, Paris, P.O.L, 1984, p. 189)

En 1907, la crise est là. Les petits viticulteurs sont ruinés, les ouvriers agricoles sont au chômage. Il y a un effet domino sur toute la population, la ruine des vignerons entraîne celle des commerçants et des autres corps de métiers, la misère règne sur tout le littoral. En 1904 et 1905, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l’Europe : la hausse de production est de 96 % en France…Les vendanges de 1906 ne se vendent pas.

Les récoltes abondantes font gonfler des stocks devenus impossibles à écouler. Dans les troquets, on vend même le vin « à l'heure » : on paye et on boit tout le vin que l'on veut… ou que l'on peut boire !

À cette crise de surproduction, s’ajoute la concurrence étrangère (l’Espagne et l’Italie ont elles aussi des excédents à écouler), et celle des vins algériens.

Les viticulteurs constituent essentiellement le tissu économique des villages méridionaux. Le commerce local subit les conséquences de la crise : les charrons, bourreliers, maréchaux-ferrants, merciers et épiciers disent qu’on ne les paie pas. A peine paie-t-on le boulanger, sinon il ne ferait plus de crédit.


C’est le marasme le plus complet, les conditions de vie déjà difficiles dans les campagnes, s’aggravent, « les hommes se découragent, les jeunes filles privées de dot renoncent à s’établir, les salaires subissent la dépréciation générale, le chômage se multiplie, les villages se dépeuplent, et les villes regorgent d’hommes que l’industrie est impuissante à occuper. »

 En février 1907, une grève fiscale commence à Baixas .

A partir du printemps 1907, les rassemblements vont se multiplier. On compte 100.000 manifestants à Narbonne, puis 150.000 à Béziers, 200.000 à Carcassonne, 300.000 à Nîmes et enfin 800.000 à Montpellier le 9 juin. Le 19 juin, Ernest Ferroul, maire de Narbonne et instigateur de l'insurrection est jeté en prison. Les fusils de Clémenceau crachent le feu : 4 morts et plusieurs dizaines de blessés. On assassine le Languedoc, la viticulture est en deuil.

Le 29 juin, Clémenceau fait voter quelques lois pour apaiser les esprits et donner satisfaction à certaines revendications des viticulteurs. Les cours du vin remontent légèrement. Il faut soigner la vigne, abandonnée depuis plusieurs mois. Le travail reprend par la force des choses.

Les viticulteurs ont tiré la leçon de leur lutte : seule l'union est efficace. La création des caves coopératives est une des principales conséquences de la révolte de 1907.

 Le docteur Ferroul, maire socialiste de Narbonne, devient le premier président de la Confédération générale des vignerons du Midi, dont la création marque la fin de la révolte et la naissance de la tradition coopérative.

Dans chaque village commence alors à se créer des regroupements de vignerons qui vont non seulement servir à la commercialisation des vins et à l'achat de matériels de vinification de qualité mais aussi la mise en place de grandes cuves de logement de vin pour empêcher la spéculation. (NB. J'ai tiré ces informations de plusieurs extraits d'ouvrages dont je n'ai pas conservé la trace. Je demande l'indulgence des auteurs de certaines lignes si je ne les cite pas car j'en oublierais certains si je tente de le faire. merci de ne pas m'en tenir rigueur)

02 septembre 2008

Histoire des caves coopératives (suite 2)

b69e7131dcb06b1ba6baf7dcb170b653.jpgMais au fait, Jean Jaurès ? pourquoi inaugurer une cave coopérative ?

Jean Jaurès se disait « paysan cultivé ». Il fut l’élu des mineurs et des verriers. Il fut le défenseur des vignerons du Midi. Il s’est trouvé à leurs côtés face aux provocateurs, face aux policiers.

Cet enfant du pays d’oc aimait la vigne et le vin. Le vin était selon lui la « boisson nécessaire » qui devait « faire circuler dans les veines de la démocratie française » une « liqueur qui contient la force, qui contient la joie, qui ranime le travail défaillant et qui allège la pesanteur de l’esprit sans en compromettre l’équilibre. » Il se sentait proche aussi des vignerons. Le 1 mai 1905, à Maraussan, il inaugurait la coopérative viticole. A cette occasion, il leur disait en occitan :

« Dans une vigne, des raisins contrariants et imbéciles dirent qu'ils ne voulaient pas aller avec leurs frères qui se laissaient cueillir. On fit comme ils le voulaient, et ce qui se passa, c'est qu'ils pourrirent sur souche, tandis que les autres allèrent à la cuve, où ils firent le bon vin qui réjouit les coeurs. Paysans, ne demeurez pas à l'écart. Mettez ensemble vos volontés, et, dans la cuve de la République, préparez le vin de la Révolution sociale! »

« Dins la tina de la Republica, preparatz lo vin de la Revolucion sociala ! »
ec6d476f65a22a36734438cd00f238cb.jpg

Histoire des caves coopératives (suite)

Le développement viticole du Languedoc a profité à de nombreux petits propriétaires. Beaucoup avaient un autre métier et tiraient ainsi un revenu d'appoint de la vigne. De nombreuses petites exploitations familiales vivaient de la viticulture dans le Gard. Nous sommes nombreux à La Calmette a avoir connu ça. On se demande toujours comment de si petites exploitations arrivaient à faire vivre nos familles, souvent "nombreuses".34a575828393462b712721a6e02ec5a2.jpg La viticulture procurait de nombreux emplois induits, ouvriers agricoles, tonneliers, fabricants d'engrais, d'outils, de machines, mais aussi dans le transport et le négoce. A côté des grands propriétaires et des « châteaux », les petits propriétaires ont dû s'organiser pour mieux écouler leur production. En 1905 apparaît la construction de la première cave coopérative de Maraussan, à l'ouest de Béziers. L'idée a germé dès 1901 sous l'impulsion d'un limonadier de Béziers : Elie Cathala, un habitué des circuits de distribution. Au départ ce n'est qu'une coopérative de vente, puis elle devient une coopérative de vinification pour les viticulteurs coopérants. Au mois de mai 1905, la cave sera inaugurée par Jean Jaurès, elle se nommera "Les Vignerons Libres" et adoptera pour devise Chacun pour tous Tous pour chacun.

À la suite de Maraussan, et suite aux tragiques événements de la « révolte des gueux » d'autres caves coopératives seront construites dans le Languedoc, le Roussillon et dans les autres régions viticoles françaises, en Provence comme dans le Bordelais.

Ma prochaine note retracera rapidement les événements de 1907 qui ouvriront la voie aux coopératives.

Caves coopératives

Mon retour sur le blog après quelques jours de silence suite à des pbs informatiques...est ravivé par ces images :

78ac694bf60b58dc51f46b97fea6d24d.jpg
27eda34826dadbd2fa8fcb8b2941bf2b.jpg
cbdbd37e1c735c930d87b87b8c3594e1.jpg

La question de la cave coopérative de La Calmette se pose avec insistance depuis plusieurs années. Que doit-on en faire ? La restaurer et la réhabiliter en autre chose (maison des jeunes et de la culture, salle de sport ou de musique, de spectacle ou centre commercial ? ou la détruire pour rebâtir un bâtiment tout neuf à la place ? Ca ne coûterait pas plus cher...Alors pourquoi s'enquiquiner !

 

C'est oublier qu'une cave coopérative représente tout un pan de notre histoire, et pas des moindres. Nos grands-pères et arrière grands-pères en ont été les promoteurs courageux. Ca s'est fait suite à des énénements qui ont coûté la vie à certains d'entre eux quand Clémenceau a envoyé la troupe...C'est oublier qu'ils avaient inventé la première vraie gestion démocratique : un homme = une voix, quelle que soit l'importance de ses récoltes !

8d33933d7ed1898660b5f2ffcc9845f0.jpgEn regardant la cave de Dions aujourd'hui sous les coups des bulldozers, cette cave où une partie de ma famille a travaillé et s'est engagé, mon coeur s'enrage !

Jamais je ne laisserai partir ainsi pour quelque intérêt promoteur la cave de La Calmette. Elle a l'architecture type de cette grande histoire de la coopération paysane, où "le décor exalte l'élan coopératif"...

J'ai envie de consacrer mes prochaines notes à vous raconter l'histoire de ce mouvement coopératif sans précédent et celle de la cave de La Calmette.

Merci à ceux qui possèdent des infos intéressantes sur la cave coopérative de notre village de m'en parler.