Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

19 août 2007

les croix de mon village

La Bretagne a ses calvaires célèbres, le midi a aussi ses croix, aux croisement des chemins, à l’entrée des villages…La Calmette en a plusieurs très belles.

La plus grande tout d’abord, à l’entrée du village en venant de Nîmes.

medium_P1141911.JPG

 La contre reforme amena des missionnaires catholiques dans le village et une mission fut prêchée en 1794, date de l’édification de la « grande croix » en fer forgée. La date de 1816 qu’on peut lire, gravée, est celle de sa réfection. (cf. « un peu de notre histoire » de M.L. Barbe).

medium_P1141910.JPG 
la grande croix

Une deuxième croix de fer, plus petite mais très belle, accueillait les visiteurs arrivant d’Alès ou de Sommières pour pénétrer à l’intérieur du fort, côté rampe du Nord à l’angle du boulevard des remparts.

medium_P1141937.JPG

 

La croix des cocons (derrière les tennis) dont le nom rappelle qu’étaient alors cultivés des mûriers  pour nourrir les vers à soie qui firent un temps les beaux jours du village.

La croix de pierre-marbre, à l’angle nord-est de la place (ancien cimetière)sous l’église. Cette vieille croix de pierre fut reconstruite en 1974.

medium_P8113769.JPG

 Ces photos très vieillies, montrent la procession des fidèles suivant le prêtre (l’abbé Rousset,  je suppose) venu bénir la nouvelle croix :

medium_croix_2_été_74.JPG
été 1984
medium_croix1ter.JPG

Il y avait, si je me souviens bien, une autre croix côté des vergers (actuel chemin des vergers) et une autre vers la station d’épuration des eaux usées.

Initialement objets de culte, les croix et calvaires font aujourd'hui partie de notre patrimoine. Elles se retrouvent à l'entrée des villes et villages, au carrefour des chemins, sur les places publiques ou encore, au milieu des cimetières.

Elles jalonnent le territoire et constituent un "patrimoine rural" aussi diversifié que méconnu. Des calvaires bretons aux croix pattées du Vexin, des calvaires marins aux croix de nos chemins et de nos champs, tous témoignent de la ferveur religieuse populaire d'autrefois. Certains font l'objet de légendes tenaces et ont été le centre de croyances et de pratiques plus ou moins superstitieuses. Qu'elle soit de factures romane, gothique ou plus contemporaine, de bois, de pierre ou de fonte, chaque croix aiguise la curiosité et révèle à qui sait l'observer son histoire et son esthétique propres.

Il y a aussi les "croix des Rogations". Dans le passé, plusieurs processions étaient pratiquées les trois jours précédents l'Ascension : Leur but était de demander (rogare en latin, d’où le mot « rogations » : demande) à Dieu la préservation des calamités naturelles et l'abondance des récoltes.Dommage que ça ne se pratique plus, on aurait pu demander de nous protéger des technocrates de Bruxelles en même temps que du mildiou... mais là, c'est une autre histoire.