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08 octobre 2007

Spécialité nîmoise, la réponse

medium_brandade_morue01.jpg
Et bien voilà… Nîmes est directement relié à la mer, si j’ose dire, avec Le Grau du Roi (vous savez, la ville d’où St Louis est parti pour les croisades…) et on trouve dans cette ville les Salins du Midi (oui, « la baleine ») et la délicieuse « fleur de sel » qui fait le bonheur des maîtres sauniers.

 

Or les marins revenant des eaux froides de l’Arctique, St Pierre et Miquelon et l’Islande notamment, avec les cales pleines de morues, arrivaient pour chercher le sel nécessaire à la conservation du poisson. Et, à cette époque, on payait en nature, donc en poissons. Voilà notre ville fournie en morue par-dessus la tête, et ici qu’est-ce qu’on fait quand on a de quoi manger en trop ? On le conserve ou on le prépare avec de l’huile d’olives et de l’ail, des herbes, persil, jus de citron !

 

On écrase tout ça, pilés, « branlés » ou « brandés » - brander en occitan signifie remuer.

 

Voilà ! Notre brandade de morue était née, on l’appelle aussi quelquefois branlade de morue

 

Ceci expliquant cela !

 

medium_morue.jpg

A noter pour votre info : La chair de la morue fraîche constitue le cabillaud, salée la morue verte et séchée le « stockfish » ou merluche !

La morue franche, le cabeliau, cabillaud, moulue, narvaga, morue capellan, la morue noire ou de Saint-Pierre, l’églefin, etc.

La morue est essentiellement un poisson arctique. En Europe, elle ne dépasse guère l’Islande et se pèche beaucoup à ST Pierre et Miquelon.