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23 juin 2011

Les rues de La Calmette N° 17

Rue de l’Estauzen

Le prieuré d’Estauzen (1144) dit aussi de Barutel dépendait de l’abbaye de moniales bénédictines de Saint-Sauveur de la Font de Nîmes. La date de la ruine de ce prieuré nous est inconnue. Les biens qui en formaient la dotation furent répartis entre le couvent de Baulieu (près de Russan) et Saint-Privas de Massillan dont la situation demeure inconnue à ce jour.

Ce lieu-dit faisait partie des hameaux composant le village de La Calmette.

 

Quand vous partez de La Calmette sur Nîmes le matin... arrivé en haut de Barrutel et que vous voyez les brumes envelopper la vallée sous le soleil naissant... au moment d'arriver au croisement de la route de Dions, voyez-vous ces ruines "taggées" honteusement sur votre gauche? Il s'agit d'une ferme proche d'un monastère puis un prieuré de la plus grande importance ?

"Au delà de la Garenne et du mas de l'Orme, existe dès le XI e siècle (?) à 1 kilomêtre de La Calmette le monastère de Notre-Dame-d'Estelzin. Estelzin est le nom de ce lieu retrouvé en 1144. Sa situation, dans une vallée étroite, au milieu des landes et des bruyères, au pied d'une colline (qu'on détruit lamentablement aujourd'hui pour une poignée de fric et de sable de carrière!!!) qui lui donne son nom, est tout à la fois charmante et pittoresque.

A côté, une fontaine roule ses eaux limpides et abondantes. Elle s'appellera désormais: les Mourgues. Plus près encore un enclos spacieux se déroule le long d'un torrent appelé Goutayon (Goutajon). Les eaux qui regorgent pendant les fortes pluies, des fontaines de Dom et de Francon, et descendent des carrières de Barrutel l'alimentent." (J.M.Lamoureux - un coin de la Gardonenque : La Calmette)

Prieuré, simple et séculier, le monastère d'Estelzin fait partie du Diocèse d'Uzès...Des religieuses de Saint-Benoit l'habitent. Là, elles vivent dans le silence et le recueillement, là, elles font entendre leurs chants liturgiques et leurs prières.

Pendant plusieurs siècles, les religieuses d'Estelzin font l'édification de la contrée. Pauvres et riches les visitent et c'est un honneur pour les nobles de doter leur monastère.

 

Après la ruine du monastère dont on ne connait pas la date, il semble que des religieuses d'Estelzin soient restées, et ne s'enfuirent qu'en 1789 vers le monastère des Ursulines de Sommières. Aujourd'hui il ne reste que qelques ruines de ce superbe monastère, et à proximité du village une dépendance où l'on disait la messe pendant la révolution. Vendue à la famille d'Argeles elle porte leur nom : mas d'Argelas. Ce même mas qui donne son nom à une autre rue de La Calmette (voir rue de La Calmette N°9) et qui tombe irrémédiablement en ruine.