07 septembre 2008

punaise ! mes tomates !

Voilà que ces jolies, certes, petites bêtes s'attaquent à mes tomates !5988147c1ac989a7698e35d0f37ecbab.jpg

Depuis quelques temps je trouvais qu'il y avait beaucoup de petits points jaunes ou noir minuscules sur mes tomates et ça n'avait pas bel effet...

J'ai donc mené l'enquête qui m'a conduit vers ces drôles de petites bêtes

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Franchement, je les trouve très belles. Les plus petites sont noires à pois jaunes ou blancs, et les plus grande prennent des couleurs merveilleuses : vert devant, et avec un ecusson noir et rouge, avec des points de blanc ou jaune ...

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Là ! vu ! deux qui ont du m'apercevoir !

7c10a5c37fe9dcdcad4365d581d5c3bf.jpgles voilà qui cherchent à fuir...

 

Dire qu'il va me falloir les combattre si je veux garder quelques bonnes tomates pour ces prochains jours d'automne...

écolo jusqu'au bout, je les ramasse dans un petit flacon hermétique et le tour est joué (car quand je m'approche, elles se laissent tomber et "ploc" dans le flacon !

 

 

 

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Les couleurs sont 100 % naturelles

 

Mais où est-elle ? (il ?)

C'est dimanche et elle (il) n'est toujours pas rentré(e)... vous pouvez aujourd'hui savoir où elle (il) est grace à la recherche satellite sur portable ! et oui ! comme mon ami Jean-Jacques de "vivre à Uzès" :

Je l’ai fait avec votre numero………

Encore mieux que Google Earth , il faut absolument essayer.

          VRAIMENT  TROP  FORT!!!!!!!!!!!!!

 Vous savez que votre téléphone portable possède une puce qui  permet de détecter où se trouve le cellulaire

 par  satellite.

 Un site permet, en entrant le numéro du téléphone, de trouver où il se  trouve.

 Pour une recherche plus spectaculaire, je vous suggère  d'essayer avec un numéro autre que le votre,

 celui d'un ami par exemple ou  de votre conjoint, puisque vous, vous savez où vous êtes sur la terre  !

 Ca fait une recherche par satellite !

 Essayez ce site avant qu'il ne devienne payant. C'est  vraiment impressionnant ! Vous pourrez savoir

 où trouve votre ami ou  votre conjoint  !

 http://www.track-your-partner.com/

Mettre 0033 pour le préfixe puis dans la deuxième case  supprimer le 0 du 06 soit 6 22 22 22 22 pas exemple

 Bonne journée à tous. !!!!

05 septembre 2008

Les Assoc' de La Calmette

Bravo à la mairie pour ce numero spécial "associations" du village distribué dans toutes nos boîtes aux lettres.

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 Que d'assoc', a-t-on oublié quelqu'un ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 Surtout ne pas oublier la journée des associations le 13 septembre...

La Saint Hubert

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03 septembre 2008

Histoire des caves coopératives (suite et fin ?)

Coopératives en péril
 

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Aujourd'hui l'urbanisation dévorante rattrape les coopératives, très souvent enclavées, encerclées de villas qu'elles surplombent de leur masse et incommodent parfois aussi... Cette évolution urbaine défavorable s'ajoute aux contraintes économiques. Les créations liées à une viticulture " productiviste " marquent bientôt le pas et, à partir des années 1960, la recherche d'une plus grande qualité et les regroupements de sociétés fragilisent de nombreuses coopératives, réduites aujourd'hui à la fonction de dépôt ou de caveau de vente. Quelques unes sont certes reconverties, mais le temps des ventes et des démolitions semble venu en raison d'une pression foncière considérable (Montpellier, Marsillargues, Castries, Coumonsec, Gigean, etc.) [Caves coopératives, un patrimoine en danger, Midi Libre, 27 décembre 2004]. Dions aujourd'hui...

Lulu suite...

ed58c9134b0d6c35e04a9bea55e9c706.jpgQuoi ? sur ton blog ?

Je vais être célèbre alors !

Mais où ? où tu me vois ?

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Histoire des caves coopératives (suite 5)

 

Mais peut-on parler de nos caves coopératives sans rappeler ce qui était leur âme : "ses valeurs : solidarité, équité, transparence et responsabilité collective, ses principes : libre adhésion, démocratie, acapitalisme, exclusivisme".

Ses Valeurs « Etre vigneron coopérateur, c’est agir ensemble ... » Les principes
  • libre adhésion
    tout ceux dont l’activité entre dans l’objet social peuvent devenir adhérents. Un contrat est passé entre la cave et l’adhérent avec des obligations pour chaque partie : engagement d’activité pour une durée déterminée pour le vigneron et recevoir et traiter au mieux les apports pour la cave
  • démocratie 
    un homme = une voix, un des principes de base de la coopération. Chaque adhérent possède une voix quelque soit l’importance de son capital au sein de la cave ou quelque soit sa surface cultivée.
  • acapitalisme 
    c’ est une société de personnes, pas de capitaux, les excédents réalisés sont versés à chacun proportionnellement aux opérations réalisées avec la coopérative : la ristourne
  • exclusivisme
    La coopérative doit réserver ses services à ses adhérents.
Les valeurs
  • la solidarité
    « Chacun pour tous », c’est un des principes fondamentaux de la coopération, le fort acceptant d’aider le faible, l’un et l’autre ayant décidé de se regrouper pour s’épauler et défendre ainsi au mieux leurs intérêts communs.
  • l’équité
    qu’un coopérateur ait plusieurs dizaines d’hectares ou seulement quelques ares, sa voix est entendue de la même manière, même si le système de pondération des voix tend à s’étendre. Le prix payé par un coopérateur pour un produit est le même pour tous.
  • Transparence
    les règles de fonctionnement d’une cave doivent être claires et connues de tous les adhérents. Aussi petit ou isolé soit-il, chacun des coopérateurs sera informé de la stratégie politique de la cave. Tout investissement est voté, chacun a son mot à dire dans la gestion de la cave.
  • responsabilité collective
    la cave coopérative se doit d’informer ses adhérents au mieux afin de leur permettre de comprendre leur environnement concurrentiel et de leur permettre de s’adapter au mieux aux aléas du marché.

Notre nouveau venu à la maison...

"Lulu", c'est le nom que lui a donné ma fille, qui l'a recueillie tombée du nid pour l'offrir à sa mère ...3b5646e18bb3c346535ffdd3360d30bb.jpg

C'est impressionnant comme ces perruches sont malignes et attachantes.

Les plumes n'ont pas encore tout à fait poussé, et on ne sais pas encore si ce sera un mâle ou une femelle (on le verra aprés sa mue à la couleur du haut du bec)

à son arrivée aprés quelques jours nourrie à la main
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et aujourd'hui, sur mon épaule...
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Un sacré caractère ! elle sait se faire comprendre !

Histoire des caves coopératives (suite 4)

f4f6ece6c05d79b210b11b7ca383896d.jpgMalgré les difficultés, la vendange reste une fête où toute la famille est conviée. Comment arriver en effet à boucler tout ce travail sans le secours de la famille ! Les ouvriers agricoles qui arrivent d'Italie, puis d'Espagne, plus tard d'Afrique du Nord coûtent trop cher aux petits viticulteurs.

Mais n'allez pas croire que c'était un travail facile. C'était même éreintant et les enfants aussi étaient mis à contribution. Les seaux à vendanges étaient bien lourds, et les cornues aussi qu'on hissaient sur la tête des hommes pour les vider dans la pastière.

Quel plaisir pourtant ! quand on montait dans la pastière pour touiller le raisin ou qu'on partait d'un grand éclat de rire, un peu ivre de tout ce raisin, sous le regard (faussement) courroucé du grand-père qui nous voyait arrêter la coupe !

Puis, lorsque la pastière était pleine, on partait jusqu'à la cave coopérative faire peser la récolte. Peser c'était bien sûr le poids total du raisin récolté, mais surtout le degré d'alcool. En ce temps-là souvent c'était pas terrible et il n'était pas rare que le degré ne dépasse pas les 8°. Mais on était heureux malgré tout.

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La facade sud de notre cave, toute en pierres,  avec ses grandes inscriptions en frise le long du toît :
"CAVE COOPERATIVE DES VIGNERONS DE LA CALMETTE". On voit ici les fenêtres de l'appartement de l'administrateur et de son bureau.

 

 

 

 

 

 

 A l'intérieur, le plan " en fer à cheval " des années 1920, avec les cuves de stockage en béton situées en périphérie d'un espace central de vinification.

Une architecture engagée

A la tradition éclectique des débuts (chaînages d'angle harpés ou rampants assisés en sifflet, corniches, alternance de matériaux, dates portées, motifs sculptés, inscriptions) se mêlent les échos d'un régionalisme très présent après 1920. Le pittoresque dialogue avec les motifs les plus modernistes dans une osmose très particulière qui donne aux coopératives leur caractère et dénote une attention expressive, associant la modernité du projet coopératif à la tradition viticole et villageoise : effets de couronnement, rotondes, grands arcs, transformateurs isolés comme des tours ou des campaniles, avant-toits traités en génoise ou en corniche de béton mouluré, grande variété des appareils réguliers, alternés ou à motif, ou au contraire volontairement irréguliers. Le décor porté rappelle le fondement moral et social du projet. Les inscriptions de Maraussan : " Cave coopérative commune. Tous pour chacun. Chacun pour tous " ou de Vendémian : " L'union fait la force " donnent le ton ; les décors de frontons et les sculptures nombreuses célèbrent la vendange collective, la danse, le repos et la famille.

Comme l'architecture, le décor exalte l'élan coopératif né de la crise de surproduction du début du siècle et de la réaction des petits propriétaires pour leur survie, avec l'espoir que fait naître l'esprit de solidarité.

Avec le mouvement coopératif, le paysage s'enrichit d'un nouveau monument emblématique : chaque village ou presque possède " sa " cave coopérative. L'implantation à l'écart des centres anciens, liée aux impératifs économiques et fonctionnels rend ces "cathédrales " d'autant plus visibles qu'elles se distinguent par leur proportion et leur silhouette atypiques.

(NB. J'ai tiré ces informations de plusieurs extraits dont je n'ai pas conservé la trace. Je demande l'indulgence des auteurs de certaines lignes si je ne les cite pas car j'en oublierais certains si je tente de le faire. merci de ne pas m'en tenir rigueur)

Histoire des caves coopératives (suite 3)

Après le passage de l'oïdium, la misère viticole ne faisait que commencer, car une des plus grandes calamités du siècle et qui devait durer deux décades allait infecter le Languedoc, détruisant toutes les vignes sur son passage, ruinant les vignerons, plongeant le pays dans le marasme le plus total : Le phylloxera vestatrix.

Le Languedoc est à genou, au bord de la famine. Un grand nombre de paysans, pour tenir, retournent à la polyculture. D'autres abandonnent tout et s'expatrient en Algérie.

De 1900 à 1907, greffée sur des plants américains, la vigne produit beaucoup alors que les caves souvent pleines sont concurrencées par les importations de vins algériens. Le Midi en crise ne trouve pas de solutions à ses problèmes. La misère s'accroît et va déboucher en 1907 sur la révolte des "gueux", des "jacques"ou des "bougres" comme ils se nomment eux-même. .

Dès 1904 les premiers mécontentements sortent de l'ombre. Les ouvriers agricoles dont le salaire est tributaire de la vente du vin voient leur pouvoir d'achat diminuer de récolte en récolte. Les manifestations se multiplient, la révolte gronde. Le vin ne se vend toujours pas à cause de la concurrence étrangère et l'émergence des vins frelatés moins chers.


Les événements de 1907 :

« Depuis l'épidémie de phylloxéra, le pays n'avait pas connu une semblable misère. Il y avait trois ans qu'elle montait. Les vignerons tournaient dans leurs caves comme des fauves autour de leurs grilles. Les ouvriers sans travail promenaient par les rues leurs visages terreux. Des femmes aux chignons croulants montraient le poing au ciel. Les enfants pleuraient. Jamais la détresse humaine n'était apparue plus poignante que dans ce terroir d'abondance et de soleil. » (Ludovic Massé, Le vin pur, Paris, P.O.L, 1984, p. 189)

En 1907, la crise est là. Les petits viticulteurs sont ruinés, les ouvriers agricoles sont au chômage. Il y a un effet domino sur toute la population, la ruine des vignerons entraîne celle des commerçants et des autres corps de métiers, la misère règne sur tout le littoral. En 1904 et 1905, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l’Europe : la hausse de production est de 96 % en France…Les vendanges de 1906 ne se vendent pas.

Les récoltes abondantes font gonfler des stocks devenus impossibles à écouler. Dans les troquets, on vend même le vin « à l'heure » : on paye et on boit tout le vin que l'on veut… ou que l'on peut boire !

À cette crise de surproduction, s’ajoute la concurrence étrangère (l’Espagne et l’Italie ont elles aussi des excédents à écouler), et celle des vins algériens.

Les viticulteurs constituent essentiellement le tissu économique des villages méridionaux. Le commerce local subit les conséquences de la crise : les charrons, bourreliers, maréchaux-ferrants, merciers et épiciers disent qu’on ne les paie pas. A peine paie-t-on le boulanger, sinon il ne ferait plus de crédit.


C’est le marasme le plus complet, les conditions de vie déjà difficiles dans les campagnes, s’aggravent, « les hommes se découragent, les jeunes filles privées de dot renoncent à s’établir, les salaires subissent la dépréciation générale, le chômage se multiplie, les villages se dépeuplent, et les villes regorgent d’hommes que l’industrie est impuissante à occuper. »

 En février 1907, une grève fiscale commence à Baixas .

A partir du printemps 1907, les rassemblements vont se multiplier. On compte 100.000 manifestants à Narbonne, puis 150.000 à Béziers, 200.000 à Carcassonne, 300.000 à Nîmes et enfin 800.000 à Montpellier le 9 juin. Le 19 juin, Ernest Ferroul, maire de Narbonne et instigateur de l'insurrection est jeté en prison. Les fusils de Clémenceau crachent le feu : 4 morts et plusieurs dizaines de blessés. On assassine le Languedoc, la viticulture est en deuil.

Le 29 juin, Clémenceau fait voter quelques lois pour apaiser les esprits et donner satisfaction à certaines revendications des viticulteurs. Les cours du vin remontent légèrement. Il faut soigner la vigne, abandonnée depuis plusieurs mois. Le travail reprend par la force des choses.

Les viticulteurs ont tiré la leçon de leur lutte : seule l'union est efficace. La création des caves coopératives est une des principales conséquences de la révolte de 1907.

 Le docteur Ferroul, maire socialiste de Narbonne, devient le premier président de la Confédération générale des vignerons du Midi, dont la création marque la fin de la révolte et la naissance de la tradition coopérative.

Dans chaque village commence alors à se créer des regroupements de vignerons qui vont non seulement servir à la commercialisation des vins et à l'achat de matériels de vinification de qualité mais aussi la mise en place de grandes cuves de logement de vin pour empêcher la spéculation. (NB. J'ai tiré ces informations de plusieurs extraits d'ouvrages dont je n'ai pas conservé la trace. Je demande l'indulgence des auteurs de certaines lignes si je ne les cite pas car j'en oublierais certains si je tente de le faire. merci de ne pas m'en tenir rigueur)

02 septembre 2008

Démocratie ? la phrase qui en dit long...

Le gouvernement n'a pas à "rendre de comptes"

"texto" merci pour votre franchise M. Fillon. On n'a vraiment pas la même conception de la démocratie...

 

Histoire des caves coopératives (suite 2)

b69e7131dcb06b1ba6baf7dcb170b653.jpgMais au fait, Jean Jaurès ? pourquoi inaugurer une cave coopérative ?

Jean Jaurès se disait « paysan cultivé ». Il fut l’élu des mineurs et des verriers. Il fut le défenseur des vignerons du Midi. Il s’est trouvé à leurs côtés face aux provocateurs, face aux policiers.

Cet enfant du pays d’oc aimait la vigne et le vin. Le vin était selon lui la « boisson nécessaire » qui devait « faire circuler dans les veines de la démocratie française » une « liqueur qui contient la force, qui contient la joie, qui ranime le travail défaillant et qui allège la pesanteur de l’esprit sans en compromettre l’équilibre. » Il se sentait proche aussi des vignerons. Le 1 mai 1905, à Maraussan, il inaugurait la coopérative viticole. A cette occasion, il leur disait en occitan :

« Dans une vigne, des raisins contrariants et imbéciles dirent qu'ils ne voulaient pas aller avec leurs frères qui se laissaient cueillir. On fit comme ils le voulaient, et ce qui se passa, c'est qu'ils pourrirent sur souche, tandis que les autres allèrent à la cuve, où ils firent le bon vin qui réjouit les coeurs. Paysans, ne demeurez pas à l'écart. Mettez ensemble vos volontés, et, dans la cuve de la République, préparez le vin de la Révolution sociale! »

« Dins la tina de la Republica, preparatz lo vin de la Revolucion sociala ! »
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Histoire des caves coopératives (suite)

Le développement viticole du Languedoc a profité à de nombreux petits propriétaires. Beaucoup avaient un autre métier et tiraient ainsi un revenu d'appoint de la vigne. De nombreuses petites exploitations familiales vivaient de la viticulture dans le Gard. Nous sommes nombreux à La Calmette a avoir connu ça. On se demande toujours comment de si petites exploitations arrivaient à faire vivre nos familles, souvent "nombreuses".34a575828393462b712721a6e02ec5a2.jpg La viticulture procurait de nombreux emplois induits, ouvriers agricoles, tonneliers, fabricants d'engrais, d'outils, de machines, mais aussi dans le transport et le négoce. A côté des grands propriétaires et des « châteaux », les petits propriétaires ont dû s'organiser pour mieux écouler leur production. En 1905 apparaît la construction de la première cave coopérative de Maraussan, à l'ouest de Béziers. L'idée a germé dès 1901 sous l'impulsion d'un limonadier de Béziers : Elie Cathala, un habitué des circuits de distribution. Au départ ce n'est qu'une coopérative de vente, puis elle devient une coopérative de vinification pour les viticulteurs coopérants. Au mois de mai 1905, la cave sera inaugurée par Jean Jaurès, elle se nommera "Les Vignerons Libres" et adoptera pour devise Chacun pour tous Tous pour chacun.

À la suite de Maraussan, et suite aux tragiques événements de la « révolte des gueux » d'autres caves coopératives seront construites dans le Languedoc, le Roussillon et dans les autres régions viticoles françaises, en Provence comme dans le Bordelais.

Ma prochaine note retracera rapidement les événements de 1907 qui ouvriront la voie aux coopératives.

Caves coopératives

Mon retour sur le blog après quelques jours de silence suite à des pbs informatiques...est ravivé par ces images :

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La question de la cave coopérative de La Calmette se pose avec insistance depuis plusieurs années. Que doit-on en faire ? La restaurer et la réhabiliter en autre chose (maison des jeunes et de la culture, salle de sport ou de musique, de spectacle ou centre commercial ? ou la détruire pour rebâtir un bâtiment tout neuf à la place ? Ca ne coûterait pas plus cher...Alors pourquoi s'enquiquiner !

 

C'est oublier qu'une cave coopérative représente tout un pan de notre histoire, et pas des moindres. Nos grands-pères et arrière grands-pères en ont été les promoteurs courageux. Ca s'est fait suite à des énénements qui ont coûté la vie à certains d'entre eux quand Clémenceau a envoyé la troupe...C'est oublier qu'ils avaient inventé la première vraie gestion démocratique : un homme = une voix, quelle que soit l'importance de ses récoltes !

8d33933d7ed1898660b5f2ffcc9845f0.jpgEn regardant la cave de Dions aujourd'hui sous les coups des bulldozers, cette cave où une partie de ma famille a travaillé et s'est engagé, mon coeur s'enrage !

Jamais je ne laisserai partir ainsi pour quelque intérêt promoteur la cave de La Calmette. Elle a l'architecture type de cette grande histoire de la coopération paysane, où "le décor exalte l'élan coopératif"...

J'ai envie de consacrer mes prochaines notes à vous raconter l'histoire de ce mouvement coopératif sans précédent et celle de la cave de La Calmette.

Merci à ceux qui possèdent des infos intéressantes sur la cave coopérative de notre village de m'en parler.

 

Sur vos agendas !

f946a190cbd98d2b31c6d8aefd4069f4.jpgN'oubliez pas le 13 septembre,

la journée des associations

aura lieu dans le parc du "château", de la mairie.

Venez nombreux découvrir les nombreuses associations qui font notre village si vivant, et vous y inscrire éventuellement.

13 août 2008

l'empègue

Victor me dit  dans un commentaire de faire attention "dé pas m'empega"! et non Victor, s'empéga c'est pas s'empéguer au sens de se saoûler... du moins c'est ce que je crois.

En occitan, Pegar c'est « coller », du latin picare "enduire de poix, coller, goudronner ». Le sens « marquer sur la toison des brebis le chiffre du propriétaire » (Alès)  est déjà attesté dans les Basses Alpes en 1535. empegar « poisser »

s’empega" : "se sont empegas toutes dous" en parlant par exemple d’un mauvais mariage de part et d’autre . 

Et l'empègue que les jeunes apposent sur les portes lors de l'aubade à la population ? 

Ca vient aussi du mot  occitan « empegar », qui signifie « coller », la racine du mot est pègue qui désigne la résine ou la poix utilisée comme colle.

Il s'agit de petits dessins réalisés au pochoir autour des portes des villages. Ces dessins sont réalisés par les jeunes du village (les Abats), ces pochoirs sont fait dans le cadre des aubades qui sont une tradition des fêtes votives des pays de la Petite Camargue. Au début du XXe siècle, il s’agissait de fêter le départ pour le Service National des jeunes hommes qui venaient d’avoir 18 ans, c’était les conscrits de « la classe » (la classe d’age). Les aubades continuent toujours, bien que la conscription n’existe plus, aujourd'hui ce sont les jeunes qui organisent la fête votive qui la font pour recueillir quelques fonds supplémentaires.

Cette tradition semble propre au sud du Gard , dans les villages avec des traditions taurines "Bouvine" très marquées.

Le dessin est souvent accompagné des lettres ""V L J "" et de l'année de "la classe" d'age. "V L J" signifiant Vive La Jeunesse. A La Calmette, les jeunes les ont remplacées par les lettres "JFC" (jeunesse festive calmettoise).

Les motifs reprennent les armes des manades locales (croix du gardian, tête avec trident, crochet de raseteur, …), ou des animaux emblématiques de la Camargue (cheval de Camargue, taureau, flamant rose, cigale) ou toute autre representation de la bouvine; ou bien encore la representation d'un evenement marquant de l'année en cours, pour le fixer dans le temps.

12 août 2008

la fête votive est finie, mais c'est quoi une fête votive ?

Votive pourquoi ? on vote ce jour-là ?27e13223a4f731b746d657f4d7b26c34.jpg

En tout cas, on boit, on danse, on regarde ou on court derrière les taureaux, on reçoit l' "empègue", on déjeune "au pré" ou chez les villages amis ou chez le boulanger, on "vote" pour la plus belle paillotte et la plus rapide caisse à savon...

 

Demandez à l'ami Emilien0107c6a976ac46facfbf9a8f0c165ee4.jpg, déguisé en père "pénard" si c'est à cause des

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élections qu'on dit "votive"

L'excellent site du "Dictionnaire étymologique occitan", Histoire des mots Languedociens nous en dévoile quelques explications :

En français ou plutôt francais régional l'expression fête votive est attestée depuis 1876, propre à certaines régions, avec toujours le sens de « fête patronale » où le patron n'est pas le maire..., mais le saint à qui est dédiée l'église de la paroisse!

 

Vot, voto "fête locale". Etymologie: latin votum "promesse solennelle faite aux Dieux". Alibert donne : vot "voeux, souhait désir; ex_voto; pèlerinage; fête votive" et vota "fête patronale, fête du village" et vote s.m."vote, voix, suffrage". En ancien provençal existait le mot lo vot « promesse faite au ciel par laquelle on s'engage à quelque oeuvre non obligée », comme en provençal moderne : vot, vo, vou ou dans l'Aveyron bouot ou bot.

 

et l'auteur du dictionnaire termine non sans quelque ironie :

"Changement d'époque! J'ai demandé à plusieurs personnes à Manduel (30) à quoi leur faisait penser le mot « votive » dans "fête votive" . La réponse a été : « à la mairie, aux élus, aux votes ». Est ce  qu'il y a une différence entre les « promesses faites au ciel » et  les "promesses faites aux électeurs" ?"

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A La Calmette, notre Saint Patron étant Saint Julien (voir note sur ce sujet dans "histoire et traditions" de ce blog), sa fête tombe le début du mois d'août, d'où une des raisons de cette date ... mais bien sûr aujourd'hui c'est pour d'autres raisons que la saint Julien.

 (à suivre)

 

11 août 2008

La fête est terminée, dernières photos de l'abrivado

afd3daf132e65d96a281e390151a732e.jpgL'abrivado du dimanche après-midi de la manade "lou Seden"

bien serré le biou

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L'arret du biou per les attrapaïres !

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A bientôt pour d'autres émotions !

La fête est terminée, elle a été super !

599c15e7d7198669e79d2a93a896a99c.jpgVoilà le fête votive est terminée.

Les machines nettoient les rues depuis ce matin, le village va retrouver son visage habituel...

Cette année sera marquée par le souvenir d'une fête sans "bagarre" et où tout le monde s'est retrouvé dans une chouette ambiance, bref, un très bon cru.

D'autres photos suivront, mais voici les dernières de l'abrivado et de la course de "bolides caisses à savon" d'hier après-midi.

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Quelques concurrents et leurs drôles de machines en pleine vitesse...

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Houille, ça passe juste...

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parfois "ça passe pas !"

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et même ça passe pas du tout !!!

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oh ! hisse !

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ou ça finit dans le "mur de paille"...

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les bolides "roues contre roues", à fond la caisse ...à savon !

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Aïe ! les gendarmes ! l'alcooltest va exploser...

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ENFIN LE "VAINQUEUR"
Le pain continuera à être bon cette année

 

 

10 août 2008

Fête de La Calmette : et que ça mousse !

da7e7fb664dc52cf77ba7ec336d45863.jpgDernier jour de la fête... on va un peu se faire mousser avec cette chaleur...

Après un super petit déjeuner offert par le boulanger, voici venir la "longue", toros encadrés tout autour du village :

Les chevaux et cavaliers se préparent...

les suivaïres aussi

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et c'est parti !fd440decd41956d3cc44b0f680947cf3.jpg525c53c1cf9671c72060e8ec26ab5251.jpg

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et l'apero peut reprendre pendant qu'on prépare la bache ...

 

 

 

 

 

 

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"maman ! maman ! la mousse arrive !"

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"Nous, on s'en fiche ! on est fin prets !"

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8a3f3dd91016b5f69597b889935186cd.jpgfe5a6e800bbde4349c253e89bab7d020.jpg3760da2b50e4187493321eefb8c87b22.jpgsi j'aurais su...
j'aurais pas venu ....
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(à suivre donc !)

09 août 2008

aujourd'hui, journée à l'ancienne

3421558033c7effb54eb442492de743c.jpgLa fête du village continue, avec aujourd'hui une très sympathique "journée à l'ancienne". Beaucoup de Calmettois et Calmettoises s'étaient déguisés et ont suivi l' "arrivée" des toros depuis Dions, en courant, en vélo ou en calèche...

0cc422a042d9a4905e0b1e36aacb0f98.jpgIls arrivent !

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