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14 août 2018

Histoire insolite : les « tartarins de La Calmette »

D’où nous vient ce sobriquet ?

C'était le jeudi saint 1937 sur le coup de 16 heures. Le curé attendait dans l’église ses ouailles et de nombreux fidèles allaient à confesses pour les fêtes de Pâques.

Un cirque ambulant était stationné sur la place de l'église, alors encore ombragée, et présentait une belle ménagerie avec des animaux de toute sorte et même des lions. C'était un événement en ces temps-là où la télévision n’avait pas habitué les gens à être gavés de tout.

Dans une remorque reposaient quatre lionceaux, et certainement, une porte mal fermée, de mauvaises langues ont accusé quelques garnements trop curieux.

Quelle ne fut pas la surprise des personnes se trouvant là de voir déambuler sur la place les quatre lionceaux : panique, tocsin, « quatre lions énormes, quatre fauves en liberté ». La rumeur eut vite fait de parcourir le village.

Les paysans, alertés par le tocsin et habitués aux grandes catastrophes après la guerre et les inondations, regagnent en grande hâte le village,

« les lions se sont échappés ! Les enfants ont réussi à ouvrir la porte de leur cage ! ».

Les chasseurs calmettois accourent et une "chasse aux lions" est lancée dans les rues. Il parait même que ces terribles fauves se seraient attaqués à quelques malheureuses poules. Une battue est organisée dans les rues du village devenu désert. Des coups de feu éclatent : les pauvres lions sont tous abattus les uns après les autres sur le chemin du mas d’Argelas.

La directrice du cirque avait eu beau supplier les hommes de ne pas les tuer, que ce n'était que des lionceaux pas plus gros que de gros chiens, rien n'y fit ! Les hommes s'étaient armés de courage et combattaient pour sauver le village de ce terrible danger. La patronne du cirque était désespérée, des bêtes comme ça valaient une fortune. Elle jura alors à grands cris qu'elle se vengerait un jour du village.

L'histoire ne dit pas si ce fut fait... mais la légende entra dans notre histoire : La Calmette avait ses fiers "tartarins". Un journaliste du « Républicain du Gard » journal de l’époque écrivit ce jour-là une ode à ces fiers tartarins sous forme d’un poème plein d’humour que Midi libre a repris quelques années plus tard.

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Un des terribles fauves abattus ce jour-là

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Un journaliste poète ... et moqueur !

 

13 août 2018

La fête est finie, le village retrouve son calme

Encadrée par deux déluges surprenants en début de mois d’août, la fête votive a cependant tenu ses promesses, même si elle a été pour certains un peu décevante en termes de fréquentation. 

« On a connu mieux les années précédentes, mais on s’est quand même bien amusé, nous dit un jeune festaïre, qui visiblement avait bien profité de la fête. On a eu trois soirées fantastiques avec des DJ d’enfer ». Côté  manèges, ils n’étaient pas très nombreux… pour le plus grand plaisir des portefeuilles des grands-parents ?

Les abrivados ont régalé les amateurs, et seules celles du jeudi soir ont dû être annulées, les concours de boules ont attiré les joueurs malgré la chaleur, 40 équipes le samedi par exemple, un championnat du monde des paillottes, un peu moins nombreuses que d’ordinaire, qui a vu consacrer l’équipe des jeunes « la taupe », des petit-déjeuners toujours aussi prisés offerts par le boulanger vendredi matin et la JFC les deux autres matins, une remise de prix des bâches peintes oubliée, les apéros dansant, le repas de village, l’apéro-mousse dans la rue de la République et une « longue » factice encadrée par les chevaux de la manade…

un catalogue non exhaustif à la Prévert qui illustre bien cette fête 2018 qui s’achève. La fête 2018 est morte, vive la 2019 !

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05 août 2018

Avec l’aubade et l’empègue, la fête votive est lancée

Ce dimanche 5 août, les jeunes ont fait la tournée du village pour proposer la pogne du boulanger et récolter des fonds utiles à l’organisation des festivités. Dans une ambiance toujours aussi festive et musicale, tandis que le DJ Dupont assurait, monté sur la remorque du tracteur de l’incontournable Charly, les jeunes apposaient l’empègue 2018 sur les portes des Calmettois qui les accueillaient.

Cette année, une belle grappe de raisin surmontée du chiffre de l’année est venue s’ajouter aux empègues des années précédentes. Quelques piscines bienveillantes ont aidé les plus téméraires à affronter la chaleur caniculaire au rendez-vous, que les verres de pastis, même avec beaucoup d’eau fraîche ne suffisaient pas à protéger.

Au programme cette année, la fête votive fera la part belle aux abrivados grâce au concours du bar des sports qui les a en très grande partie pris en charge, ainsi que le repas de village, en lien avec le restaurant «L’orchidée», et les apéros musicaux, dont l’apéro-mousse de dimanche midi animé par Jordan Benezet.

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Choisir une grappe de raisin, l'année où la municipalité projette de détruire la cave coopérative... les jeunes ont de l'humour !

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Y en a un qui n'a pas peur des coups de soleil !

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Les prolongements 'naturels?) du festaïre calmettois... verre au bec, portables à la main, etc.

01 août 2018

Du 9 au 12 août, la fête votive calmettoise

Fête votive Calmettoise du 9 au 12 aout 2018

Dimanche 5 août 2018
Aubade à la population à partir de 8h30l'aubade 2017.jpg

Jeudi 9 août 2018
18h30: Abrivado-bandido, manade du Gardon (offerte par le bar des sports)
19h30: Apéritif avec les Gipsy Caliente au bar des Sports
20h00: Repas du village organisé par le bar des sports et le restaurant l’Orchidée 12€ (salade, rouille, glace) ambiance Gipsy caliente (inscription au bar ou au restaurant avant le 6 août)

 

Vendredi 10 août 2018
09h00: Déjeuner offert par la boulangerie-pâtisserie Girard Grégory
(Rendez-vous devant la boulangerie rue de la République)
11h30: Abrivado-bandido, manade Lou Simbèù (offerte par le bar des sports )IMG_7790.JPG
12h30: Apéritif au bar des sports
15h00: Concours de boules-100€ + les mises (tirage 15h30 précises)
18h30: Abrivado-bandido, manade Lou Simbèù (offert par le bar des sports )
19h15: Défilé des paillottes 2018
19h30: Apéritif  au bar des sports
21h30: Abrivado-bandido, manade Lou Simbèù (offerte par la JFC )
22h30: Geoffrey Rancounaïre & Hamo by AGS (Audiolights Grand Sud)

 

 

Samedi 11 août 2018
09h00: Déjeuner offert par la JFC (esplanade Roger Martin)IMG_7814.JPG
11h30: Abrivado-bandido, manade du Seden (offerte par le bar des sports)
12h30: Apéritif au Bar des Sports
15h00: Concours de boules-100€ + les mises (tirage 15h30 précises)
18h00: Concours de banderoles (remise des prix)
18h30: Abrivado-bandido, manade du Seden (offert par le bar des sports)
19h30: Apéritif au Bar des Sports
20h00: 12ème championnat du monde des paillottes
21h30: Abrivado, manade Leron (offerte par la JFC)
22h30: Laurent Pepper by AGS
Attention fermeture à 3 heures

Dimanche 12 Aout 2018
09h00: Déjeuner offert par la JFC (esplanade Roger Martin)apero mousse sylvie masson 2017.jpg

09h30: Concours de boules parents/enfants (2€ par équipe max 13 ans) Tirage 10h00
11h30: Abrivado-bandido, manade Leron (offerte par le bar des sports )
12h30: Apéritif mousse au Bar des Sports avec Jordan Benezet
15h00: Concours de boules-100€ + les mises (tirage 15h30 précises)
18h30: Abrivado-bandido, manade Leron (offerte par le bar des sports )
19h30: Apéritif au Bar des Sports
21h30: Abrivado-bandido,manade Aubanel (offerte par la JFC)
22h30: Yannis Alonzo & Mathis Bouloc by AGS

16 juillet 2018

Soirée festive de la fête nationale

Ils étaient un peu plus de 120 convives vendredi soir dans le foyer pour participer au repas citoyen organisé par l’Amicale des Employés municipaux. Un bar était dressé à l’extérieur pour l’apéritif dansant animé par le Dj Victor Tym, puis chacun a rejoint à la tombée de la nuit les villageois regroupés autour du stade pour admirer le beau feu d’artifice offert par la municipalité.

Après les oh et les ah devant les belles gerbes multicolores explosant dans le ciel, une partie des « citoyens » sont allés danser dans le parc, galvanisés par la musique du dj.

Moments importants, même si on retrouve un peu toujours les mêmes personnes, c’est toujours le cœur du village qui vibre, preuve qu’on n’est pas encore tout à fait devenu un village dortoir.

(merci à Daniel Pruvost pour son soutien photo)

repas citoyen, amicale des employés municipaux, la calmette

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05 juin 2018

Une fête du printemps sans histoire

Pour sa 28ème édition, cette manifestation du printemps du premier au trois juin 2018 a confirmé sa bonne santé lors des trois jours de fête, à la fois tranquille et animée.

Tandis que les journées étaient rythmées par les abrivados, les petits déjeuners offerts par la JFC (jeunesse festive calmettoise) et Comité des fêtes de La Rouvière et les bals du soir, les enfants ont trouvé leur bonheur dans les manèges installés sur le parking face à la mairie.

Les attrapaïres ont réussi à stopper quelques taureaux devant un public enthousiaste dans la rue de Valfons et les gardians des différentes manades (Lou Simbeù, du Seden et Briaux) ont été applaudis.

Fait marquant, la rue de la République a retrouvé ses ambiances de fête avec la buvette à nouveau installée devant le bar des sports, moment de convivialité et de rencontre si particulier à ce village.

Un bon cru, sans problème particulier comme nous l’ont confirmé les policiers municipaux très présents tout au long de la fête.

28e fête du printemps, la calmette

28e fête du printemps, la calmette

28e fête du printemps, la calmette

28e fête du printemps, la calmette

28e fête du printemps, la calmette

28e fête du printemps, la calmette

28e fête du printemps, la calmette

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17 février 2018

Les camions de Nicolas Poliotto, ou le chantier de La Calmette

« Pour les amateurs de camions et engins anciens, il existe des lieux mythiques… Le chantier de La Calmette exploité pendant des années par Nicolas Poliotto, est incontestablement de ceux-là » ainsi préface en novembre 2017 JF Colombet de la revue « Charge utile » un article intitulé « Nicolas Poliotto ou l’histoire d’un homme libre ».

Christian, Sabrina et Alain Beau, ses petits-enfants, dans l’obligation de nettoyer le terrain où sont entreposées ces pièces rares de musée, organisent donc une vente aux enchères jeudi 22 février à la salle des fêtes de Russan.

Ils ont entrepris un travail dantesque pour dégager ces camions dont les noms font rêver et souhaitent à cette occasion rendre un hommage à ce grand-père hors norme qui a marqué de sa présence le village où il a vécu presque toute sa vie.

Bucheron, brocanteur, il est devenu au fil des temps récupérateur de métaux « ne me dites pas ferrailleur, disait-il, un ferrailleur ça casse, un récupérateur ça démonte et ça récupère ».

Fort comme un bœuf, il impressionnait tous ceux qui le rencontraient et était même devenu pour les enfants du village « l’ogre » dont on les menaçait s’ils n’étaient pas sages. Sa grande barbe noire faisait le reste.

Pourtant les anecdotes que raconte Christian montrent un homme généreux, toujours prêt à rendre service s’il fallait aller dégager un tracteur embourbé ou une voiture dans le fossé. Surtout, c’est son caractère tranché qui impressionne le plus les histoires que l’on raconte, si la tête d’un acheteur potentiel ne lui plaisait pas, il fermait toute discussion, mais s’il vous avait « à la bonne », il pouvait vous laisser un camion gratuitement le temps que votre entreprise marche mieux pour pouvoir le payer.

Il travaillait beaucoup avec les domaines et c’est ainsi qu’il a pu récupérer des camions mythiques qu’il entretenait religieusement. Très adroit de ses mains, il a souvent construit de lui-même les grues ou treuils qu’il montait sur tel ou tel engin.

Des Pacific, Latil, Berliet,… des dragon wagon comme disent les anglo-saxons, même un «camion» qui se démontait en deux parties pour être transporté par avion. Quel dommage que ce musée à ciel ouvert soit ressenti comme un tas de ferraille qu’il faut éliminer du paysage et les petits-enfants de cet homme hors du commun ont bien du courage de s’y atteler.

Une bien belle façon de lui rendre hommage au-delà de toute polémique et de mettre en valeur pour les esprits curieux ce qui reste d’une vie de passion. Souhaitons leur que des collectionneurs redonnent à certains de ces vestiges une deuxième vie.

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Christian, Sabrina et Alain devant un des "joyaux" de leur grand-père

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Quatre phases clés pour une "reconstitution" d'un camion mythique... quel courage pour ces trois petits-enfants bien décidés à sauver le maximum de ces pièces de collection

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Pour en savoir plus : christian-beau.cl@gmail.com ou 06 88 23 33 50

http://www.interencheres.com/fr/vehicules/camions-militaires-materiel-de-levage-ie_v110715.html

14 janvier 2018

« Juste chic » un défi pour Julien Névot

Né à Nîmes en 88, Julien est un pur Calmettois qui a suivi toute sa scolarité dans le village puis au lycée St-Vincent-de-Paul à Nîmes où il passe avec succès son bac techno « marketing » avant de préparer un BTS comptabilité gestion en alternance à l’ISF de Nîmes.

 Il travaille 4 ans pour le Crédit Agricole où il se passionne pour l’informatique et suit une formation au centre « Image » pour être web designer, et se perfectionne dans les outils (type photoshop ou prestashop) qui lui donnent les moyens de son projet : ouvrir une boutique en ligne.

Ami de longue date avec Julien Gelly, qui travaille pour la mairie de Lunel après des études au lycée de Rodilhan, il partage le même désir de bâtir ensemble quelque chose. Julien G a depuis tout petit l’envie de « créer » une marque de vêtement et l’idée de Julien N d’ouvrir une boutique en ligne le séduit.

Leur deux savoir-faire vont les mener à concrétiser ce rêve et ils travaillent tous les deux à faire aboutir leur entreprise. Julien G se met complètement à son compte tandis que notre calmettois reste salarié tout en se donnant à fond au projet. Ils vont travailler sur la conception des produits de A à Z, (prototype, patron, design, composition, etc) avec une idée précise, surfer sur la qualité et le « made in France », allant jusqu’à être reçus par A Montebourg, et s’orienter vers des produits écologiques, sans produit chimique, notamment pour les teintures.

Ils négocient avec cinq usines, de Saint-Etienne à Marseille et obtiennent le label Oeko-tex. « travailler dans un circuit court, avec des personnes que l’on connaît bien dans chaque lieu de fabrication, est pour nous une volonté délibérée et primordiale, nous dit Julien, pas question de faire produire dans des pays où les enfants sont exploités et où sont utilisés des produits chimiques ».

L'aventure commence

En novembre 2016, la marque « Juste chic » est déposée et en novembre 2017, la boutique en ligne commence. L’aventure est lancée pour les deux Julien.

« Nous sommes associés à 50/50, précisent-ils, et l’idée est de lancer dès 2018 d’autres produits de vêtements hommes, après les boxers courts et longs, et les écharpes Zéphir, nous travaillons à des chaussettes, des slips, des espadrilles basques, tee-shirts, etc. Nous sommes également en pourparlers avec des boutiques un peu partout en France où seront vendus après les soldes nos produits, comme prochainement Marseille, Montpellier, Nîmes, Avignon et autres. Et sans doute, d'ici deux ans, ouvrir une boutique ”Juste chic” sur Paris.». Ils se préparent pour le prochain salon du « made in France » à Paris en novembre prochain où ils espèrent être présents. On sent chez eux une volonté de réussir avec passion et de rester fidèles à leurs principes de qualité, de confort, d’écologie respectueuse des hommes et de l’environnement. Leurs produits sont disponibles dans toutes les tailles sur leur boutique en ligne www.justechic.fr.

Contact : juliengelly@justechic.fr ou juliennevot@justechic.fr.

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Les deux Julien espèrent voir leurs efforts récompensés "car c'est un sacré boulot de lancer une entreprise comme "Juste chic"

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07 décembre 2017

Lire et faire lire à La Calmette

L’association « lire et faire lire » poursuit ses lectures depuis 2013 auprès des écoles. C’est une association de bénévoles, crée par Alexandre Jardin qui affirmait qu’un enfant qui aime lire est sauvé sur le plan scolaire, qui invite des personnes de plus de 50 ans à assurer des lectures à haute voix dans les écoles auprès de petits groupes d’enfants.

« Cette année, n’étant plus que trois bénévoles, nous avons limité nos interventions à l’école maternelle, explique Jack, le coordinateur, qui ajoute : seule l’intervention régulière de Françoise auprès des personnes âgées à la résidence de la Régordane complète nos interventions ».

La Directrice de l’école, Régine Hurlin accompagne les bénévoles trois jeudis par mois à la médiathèque avec un roulement par classe afin que tous les enfants en profitent. Les cycles de lecture et découverte de la bibliothèque et de ses livres se terminent le troisième jeudi par le choix d’un livre par enfant qui peut le ramener pour le lire à la maison.

« Nous pourrions intervenir plus souvent si on était plus nombreux et proposer à d’autres professeurs des écoles nos services, d’autant que des institutrices de l’école élémentaire souhaiteraient bénéficier de ces interventions. Ces lectures partagées se déroulent dans un cadre adaptée et calme, en présence d’un enseignant. Si vous avez quelques loisirs et aimez la lecture et les enfants, vous pouvez rejoindre « lire et faire lire » en contactant Jack Montbrun ou sur le site www.lireetfairelire.org, avec possibilité de suivre un lecteur sur une ou deux séances.

L’Udaf, dont dépend cette association, organise également des formations pour ses lecteurs.

Contact : J. Montbrun au 06 83 89 16 90 ou Udaf30 au 04 30 67 70 02 lireetfairelire@udaf30.fr.

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Jack, Françoise et Hélène, les trois bénévoles de "lire et faire lire"

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06 décembre 2017

Joseph, le miraculé

Joseph Malen, à 65 ans, est un véritable miraculé de la vie, comme il aime à le dire. Alors qu’il attend depuis 5 ans une greffe de cœur suite à une maladie «ventriculaire» et qu’il ne vit plus qu’avec un défibrillateur implanté, Joseph doit se rendre en avril 2017 à la clinique des Franciscaines pour y subir un changement de défibrillateur.

Sur la table d’opération, son cœur a « choqué » et Joseph se retrouve en soins intensifs après quelques minutes de « non vie ».

Transféré en hélicoptère jusqu’à l’hôpital de la Timone à Marseille pour y subir l’opération de la dernière chance dans la nuit du 9 au 10 avril, on ne lui donne que très peu de chance de survie. Pourtant, l’accident l’a fait être inscrit en priorité nationale, et ce jour-là un cœur est disponible alors qu’il est sur la table d’opération.

Joseph est déjà passé par quinze opérations du cœur, dont une en vidéo conférence avec un chirurgien de Boston, et ses chances étaient d’autant plus minimes qu’après 65 ans il perdait toute priorité.
Muriel, son épouse, n’avait plus que peu d’espoir, et dit-elle, «c’est un malheur pour un bonheur. Si son cœur n’avait pas choqué, il n’aurait jamais reçu ce cœur qui nous redonne vie à tous les deux».

Joseph vit bien aujourd’hui, depuis 7 mois et demi il bricole, jardine, fait du vélo d’appartement et va même à des séances de gymnastique adaptée, les mardi et jeudi. Sa vie professionnelle est derrière lui maintenant, plombier à l’origine, chauffeur livreur, ouvrier d’usine et en dernier 7 ans jardinier pour l’APEF.

Originaire de Sorgues, marié avec une Nîmoise avec 4 enfants et 8 petits-enfants, ils sont venus vivre à La Calmette en avril 2006 et ils s’y trouvent très heureux, avec l’espoir maintenant d’y vivre encore longtemps.

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Joseph, avec Muriel, son épouse, pour une nouvelle vie à deux

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02 décembre 2017

Plus de 120 convives au repas municipal des ainés

Le repas traditionnel des aînés offert par la municipalité a réuni plus de 120 convives dans la halle malgré le vent glacial qui soufflait sur le village.

Quelques complications pour adapter le chauffage au début furent bientôt résolues grâce à des radiateurs soufflant d’appoint que les élus avaient prévus pour pallier aux difficultés de chauffage lorsque le vent du nord souffle fort.

Le repas servi par le traiteur de Méjannes le clap, l’auberge des voutins, a été apprécié de tous, les plats alternant avec quelques pas de danses animés par l’orchestre Mardi music.

L’après-midi s’est terminé en musique tandis que les uns et les autres profitaient de ce moment convivial pour discuter autour d’un verre.

Le retour à la formule d’un repas, après deux ans d’un simple goûter-galette, auquel Christine Viale, conseillère municipale en charge de cette festivité, avait promis de revenir si les ressources le permettaient, a été fort apprécié par les aînés puisque près de 150 personnes s’étaient inscrites.

Un petit air de fête de Noël avant l’heure bien agréable par la froidure hivernale qui a un peu surpris tout le monde.

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11 novembre 2017

Savoir se souvenir d'eux qui ont donné leur vie pour la folie des hommes et nous ont permis de vivre libre

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21 octobre 2017

Fête de la rose à La Calmette

Samedi 21 octobre, près de 150 militants socialistes du parti gardois se sont réunis dans la grande halle aux sports pour lancer les ateliers de la refondation.

Autour d’ateliers comme « les relations élus et militants » ou sur « l’unité des partis de gauche », atelier auquel participa notamment Vincent Bouget, secrétaire départemental du parti communiste dans le Gard, les militants ont échangé avec de nombreux élus présents, comme Françoise Bons, Christian Assaf, Denis Bouad, Jean Denat ou Sébastien Denaja.

Après avoir partagé une paella, les militants ont écouté les tribuns socialistes avec « la volonté d’ouvrir une voie vers le progrès social et la justice sociale, notamment face à la fragilisation du logement social tel qu’il se présente dans le budget du gouvernement ».

Ahmed Laaraj qui a piloté cette journée et Jean Denat, premier secrétaire fédéral, ont tenu a terminé cette fête de la rose en remettant un cadeau à deux des plus anciens militants du Gard, dont Janette, notre concitoyenne calmettoise appréciée de tous.

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08 octobre 2017

Plus de 130 marcheurs pour octobre rose

Dimanche matin, sous un beau soleil d'automne

Dimanche 8 octobre, l’Espace Ligue de La Calmette organisait cette année encore deux marches (7.5 km et 3.5 km) pour la prévention du cancer du sein dans le cadre d’octobre rose. Plus de 130 marcheuses et marcheurs ont répondu présents. Tous sont venus, hommes et femmes, fidèles au rendez-vous que leur donne l’Espace Ligue pour soutenir cette action essentielle contre le cancer et pour le dépistage qui sauve tant de vie lorsqu’il est effectué à temps.

Josette Barreto, la coordinatrice a accueilli tout le monde avec le sourire autour du griffe sur la place de l’ancienne mairie, entourée des nombreux bénévoles qui constituent aujourd’hui l’équipe de l’Espace Ligue. Une grande tente avait été montée avec de nombreuses friandises et boissons pour les marcheurs, dont une délicieuse fougasse d’Aigues-mortes de Gregory, notre boulanger.

De nombreux parapluies roses avaient été accrochés le long de la rue de la République, et même si le mistral a fait quelques dégâts ces jours derniers, la volonté d’être présents était plus forte que tous les vents du monde. D’ailleurs, le vent l’avait compris et s’était bien calmé ce dimanche qui a offert aux marcheurs une superbe matinée ensoleillée.

Après avoir remercié tous ceux qui ont participé à la réussite de cette action, Josette a rappelé le prochain rendez-vous, samedi 28 octobre dans la halle, avec un concert de Régine Pascal, ambassadrice de la Camargue, à 14h 30, entrée 5€, au profit de la même cause. Elle ajoutera « Il ne nous faut pas oublier que rien que sur notre village depuis 5 ans, un nombre important de dossiers d’aide ont été instruits. Tous les dons que nous recueillons servent à ça, ainsi qu’aux activités que l’Espace Ligue organise sur La Calmette : mardi séance reiki 9h30/10h et activités physiques adaptées 10h/11h ; image de soi et atelier de coiffure jeudi (un par mois) 10h/12h ; sophrologie vendredi 9h30/10h30 ; réflexologie lundi 9 h. Permanence en mairie tous les mercredis matin 10h30/12h.  Je suis heureuse d’ajouter à ces actions la mise en place d’un groupe de parole de 11h à midi tous les 3e jeudis du mois avec une psychologue Rebecca.

L’Espace reste à l’écoute de tous au  07.81.93.25.10 ».

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La marche de 7,5 km

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Et celle de 3.5 km avec ses deux serre-file plutôt en "forme"...

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et le rendez-vous pour le départ... puis pour l'arrivée avec quelques remontants

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Tirage au sort de la tombola avec deux heureuses gagnantes

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11 septembre 2017

Maternelle, nouvelles enseignantes et nouveaux projets

Le rentrée de maternelle pour les 72 enfants inscrits cette année s’est passée dans le calme et s’est échelonnée sur deux jours pour les élèves de petite section.

Régine Hurlin, la nouvelle directrice a pris ses fonctions en même temps que la classe de petite section, assistée de Nadia Gillot, ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et de Marlène Alvès qui assure sa décharge le lundi.

Régine était auparavant depuis 3 ans directrice à l’école de la cigale à Nîmes, après 30 ans d’enseignement et de formation dont 15 comme directrice d’école, notamment en ZEP (6ans) et à la tour Magne. Sortie de la dernière année de l’école normale en 87, elle apprécie de poursuivre sa carrière dans un village proche de chez elle et qu’elle connaît bien.

« J’ai 8 petits-enfants, et je mets un point d’honneur à ce que chaque enfant soit reçu ici comme si c’était un des miens, dit-elle, et apprenne à vivre ensemble dans le respect des règles de l’école laïque, avec bienveillance et respect. »

Line Hoummady, nouvelle professeure des écoles, prend la classe de grande section avec 23 élèves, assistée de Leslie Baghali (atsem). Elle arrive de Marrakech où elle enseignait  en CP dans le cadre du réseau AEFE (agence pour l’enseignement du français à l’étranger). Ancienne graphiste, elle est passionnée de peinture et photo.

L’équipe pédagogique est constituée en plus de Jean-Sylvain Lassalle qui conserve sa classe de moyenne section (23 élèves) assisté de Dolores Feljas, d’Alexandra Bernard qui prend la classe double moyenne section-grande section assistée de Halima Babois, sans oublier Véronique Passe au restaurant scolaire.

Les enseignants de maternelle ont édité un petit fascicule d’accueil à destination des parents qui présente l’équipe et donne de nombreux renseignements utiles.

Parmi les projets nombreux, Régine Hurlin souhaite préparer la « fête du 100e jour » et deux fois par an la « grande lessive », manifestation internationale (installation artistique éphémère faite par tous), le thème de cette année étant « ma vie vue d’ici et de là », tout un programme qui devrait enchanter les enfants.

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Line Hoummady et Régine Hurlin, nouvelles enseignantes de maternelle

ecole maternelle, la calmette

extrait du petit fascicule donné aux parents

04 septembre 2017

Une rentrée scolaire toute en douceur

La petite place rénovée, toute en couleur, a pris un air de fête ce lundi matin avec les nombreux parents et enfants attendant avec un peu d’appréhension peut-être que les portes des deux écoles s’ouvrent, maternelle et élémentaire.

Comme chaque année, les petits ont regagné leur école, avec son lot de retrouvailles et d’incertitudes, plaisir de revoir les copains, inquiétude de ne pas connaître son instituteur… Certains changeant d’établissement et venant pour la première fois à la grande école, d’autres découvrant pour la première fois cet univers particulier où les parents n’ont pas accès. 

On ne sait pas toujours d’ailleurs qui du petit ou du parent a le plus de mal à quitter l’autre.

Les parents, dont de nombreux pères, ont été admis exceptionnellement dans les cours où professeurs des écoles et élus présents les ont invités à accompagner leurs enfants. Une fois les petits écoliers installés, certains parents sont restés un peu à discuter devant les établissements, moment peut-être nécessaire pour évacuer les tensions de la séparation…

rentrée scolaire 2017,la calmette

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01 septembre 2017

Ecole élémentaire : Anne Godefroy, nouvelle directrice avec une équipe modifiée

Après les différents départs en retraite ou pour mutation, une toute nouvelle équipe enseignante entoure la nouvelle directrice Anne Godefroy.

Anne, mariée avec deux petits garçons, est arrivée de Nancy voilà quatre ans dans notre région qu’elle apprécie particulièrement. Après des remplacements, notamment au Vigan, elle a assuré pendant deux ans la « décharge » d’Olivier Tastavin, le directeur de l’école et a pu ainsi mesurer toute la dimension de cette fonction. Cette jeune professeur des écoles, pleine d’idées et de projets, se dit très satisfaite de sa nomination dans une école où elle a appris à connaître les différents interlocuteurs avec qui elle a d’excellentes relations. Musicienne, elle joue du piano, et férue d’histoire, notamment l’histoire antique et l’histoire locale qui l’a portée à s’intéresser à celle du protestantisme dans le département et les Cévennes.

Elle assurera cette année la classe de CE2, avec l’aide de Marion Senecaille.

Outre Marion, qui vient de Montpellier et assure donc la décharge d’Anne, l’équipe est composée d’Annie Vacca, venue de Nîmes pour prendre la classe de CP ; Nathalie Lamic, seule rescapée de l’équipe enseignante, avec les CE1 ; Chantal Guiassa, venue de Fons pour la classe de CM1/CM2 et Annie Andrieu venue de Collorgues qui prend la classe de CM2.

Ces institutrices seront secondées par Ophélie de Gongora, stagiaire, Bénédicte Hamal qui assure des remplacements et Claudine Recolin, AVS (auxiliaire de vie scolaire).

Nous souhaitons tous nos vœux de réussite à cette équipe nouvelle et dynamique pour le bien-être des enfants du village.

école primaire,directrice,la calmette

En première ligne, Anne, Marion et Annie (Vacca)

En 2ème ligne, Chantal, Annie (Andrieu), Bénédicte, Nathalie, Claudine et Ophélie

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29 août 2017

Café-Moulin à la mairie

 

Dans le cadre du projet de rénovation du moulin à vent du village, la municipalité a organisé ce lundi matin 29 août une réunion ouverte à tous pour informer de l’avancée des recherches et recueillir des avis et informations sur l’histoire de ce moulin.

Christophe Ventura et Sébastien Guironnet , élus en chargé de ce dossier, ont présenté à la quinzaine de présents photos et données qu’ils ont recueillies et qui permettront de déposer des demandes de subventions pour cette réalisation. Ils souhaiteraient redonner au moulin son aspect original (toit et ailes) sans la mécanique intérieure, mais en préservant les travaux de manière à pouvoir l’ajouter plus tard éventuellement.

Les premiers chiffres gravés sur le linteau (11) laissent penser que ce moulin date du 12e siècle.

Plus tard, les seigneurs (famille d’Ardouin) propriétaires de la minoterie qui utilisait la force de l’eau ont probablement acheté le moulin, complément indispensable de l’autre moulin qui ne fonctionnait qu’au 2/3 du temps.

La fin définitive du moulin à vent semble correspondre à l’arrivée du moteur à essence à la minoterie dans les années 1852, puis les vols de pierres, notamment l’escalier central ont contribué à sa dégradation.

La structure extérieure est cependant restée bien conservée et les pierres du haut sur lesquelles tournait le toit est remarquablement en bon état, avec les pierres incurvées pour l’évacuation des eaux de pluie.

Une structure a particulièrement intriguée les intéressés, une pierre de taille toute en haut, avec un cône creusé en entonnoir et une conduite faite de tuiles vers le bas… intrigue à laquelle Jean-Christophe Galant, féru d’histoire, semble avoir donné une explication satisfaisante (pierre qui mesurait l’impôt à payer au seigneur propriétaire).

Quelques anecdotes ont contribué à rendre vivante l'histoire plus récente du moulin et de sa colline, moulin des amours (cachés), piste de luge et autres historiettes de notre enfance...

Les élus souhaitent réaliser autour du moulin rénové un aménagement paysager avec un arboretum, et un espace exposition à l’intérieur, en associant notamment les écoles.

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Des participants très attentifs aux explications de Jean-Christophe Galant

13 août 2017

Avec l'aubade, les festivités sont lancées

Comme chaque année, les jeunes qui ont réussi à se lever se sont joints ce dimanche 13 août à la JFC (Jeunesse Festive Calmettoise) pour la traditionnelle aubade à la population qui marque le début des festivités à venir.

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Cette fois, ils avaient préparé, quelques jours avant, les petits sachets de biscuits, offerts par Greg le boulanger, pour les remettre avec l'empègue, réalisés au pochoir autour des portes des Calmettois qui leur faisaient bon accueil.

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Toujours aussi dynamiques, ils sont passés en musique dans toutes les rues du village, et certaines piscines s'en souviendront encore... même si l'eau n'était pas très chaude malgré le beau soleil. IMG_7737.JPGIMG_7738.JPGIMG_7739.JPGIMG_7740.JPG

Accompagnés par Charly et son tracteur, fidèle au rendez-vous, leur DJ préféré, grimpé dans la remorque faisait entendre de loin la musique pour que les habitants ne les manquent pas. Les aubades sont une tradition des fêtes votives des pays de la Petite Camargue. Au début du XXe siècle, il s’agissait de fêter le départ pour le Service National des jeunes hommes qui venaient d’avoir 18 ans, c’était les conscrits de « la classe » (la classe d’âge). Les aubades continuent toujours, bien que la conscription n’existe plus, aujourd'hui ce sont les jeunes qui organisent la fête votive qui la font pour recueillir quelques fonds supplémentaires.

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Le sourire du jour, avec une belle empègue sur le ventre pour encore plus de charme

11 août 2017

La vie à La Calmette au début du siècle passé... petite promenade dans notre histoire

La vie au village, il y a un siècle

La crise agricole et la création d’une cave coopérative

La crise agricole frappait de plein fouet les viticulteurs du village, comme tous ceux du midi de la France. La mévente du vin due en partie à une surproduction inquiétait les paysans et la municipalité demandait (et obtiendra) la prime pour la distillation des vins. Deux distilleries seront ouvertes.aux vendanges - porteur.JPG

L’idée de se mettre en coopérative, comme à Maraussan, où la coopérative de vente fut la première à juger nécessaire de mettre en place une vinification commune en construisant un bâtiment spécifique (1905) germait dans toutes les têtes. Cette initiative avait été saluée par Jean Jaurès avec des mots restés célèbres « Mettez ensemble vos volontés, et, dans la cuve de la République, préparez le vin de la Révolution sociale! » (« Dins la tina de la Republica, preparatz lo vin de la Revolucion sociala ! ».cave.jpg

Le maire de l’époque, le comte Henry de Valfons, avocat, se déclara prêt à donner le terrain (moyennant un nombre conséquent de parts de cave) si tous se mettaient au travail. L’affaire fut entendue, et la coopérative devint réalité. Les hommes fournirent matériaux, transport et travail pour ériger ce bel immeuble, symbole de coopération des hommes quand la situation est grave. Sur le principe « un homme, une voix », quelle que soit l’importance des terres, est né le plus bel exemple de solidarité que notre pays a connu. Les maçons montaient les pierres à dos d’homme avec un ingénieux système qui leur permettait d’en porter deux par l’échelle à la fois (une devant et une dans le dos).cave coopérative.jpg

Au café, on vend le vin « à l’heure » pour écluser la surproduction. Un arrêté municipal (février 1902) impose la fermeture des débits de boisson à 11 heures et à toute personne vaquant dans les rues la nuit tombée d’être munie d’une lanterne allumée. Obligation de montrer son visage si la police interpelle et de dire son nom. (Ce n’est qu’en janvier 1923 qu’un emprunt sera lancé pour éclairer les rues à l’électricité).

Une foire à bestiaux fut créée également en juin 1904.

A cette époque, la circulation des automobilistes et cycles était limitée à 8 km/h dans la traversée de la commune. Pierre Marius Peloux, garde-champêtre, veille, de même qu’il surveille que l’interdiction de dépôt d’ordures le long des murs de la voie publique soit respectée.l'école.jpg

L’école des garçons comportait 46 élèves après la fermeture de l’école privée congréganiste, qui n’avait alors plus que 8 élèves. La municipalité demande (et obtient) alors à l’inspection d’académie et au préfet de conserver l’instituteur-adjoint.

En février 1904, Henri Martin, fabriquant de chaux (de très bonne qualité dans la commune) déclare l‘incendie de son mazet plein de bois au quartier de la Roque.

La création d’un établissement de grainage perfectionné montre que la sériculture est encore florissante.berger (pere Bechard).jpg

les foins 3.JPGcharettes 2.JPGLes paysans, outre l’indispensable cheval de trait, ont tous un cochon, des poules et des vaches et il y a plusieurs troupeaux de moutons dans le village. Pour la fête votive, tous amènent leurs charrettes pour établir une arène en rond sur la place… et les taureaux sautaient parfois, à la grande frayeur des habitants et du manadier.

La location du presbytère au curé Dussaud

Une anecdote intéressante nous est rapportée en février 1907, la commune accorde au curé Dussaud un bail annuel de 10 francs pour le presbytère. Le préfet annule cette décision, considérant que la valeur locative du presbytère est de 190 francs et que « La République ne reconnaît ni ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Novembre 1907, les inondations font de gros dégâts dans certaines propriétés, et notamment chez Henri Etienne Vidal.

La poste et la minoterie

Août 1909, la minoterie emploie de nombreux salariés ; Un bureau de poste et télégraphes est implanté à La Calmette qui sera géré par un facteur-receveur considérant « qu’une grande minoterie s’est établie dans la commune, dont le fonctionnement et le trafic rangeront la localité, au point de vue commercial et industriel comme un des plus importantes du département… ». la minoterie 2.jpgL’achat de la maison Verd ayant été annulé, la commune décide la construction du bureau de poste avec emprunt (10 000 francs) dont l’adjudication est accordée à Auguste César. La commune s’engagera ensuite à fournir gratuitement le local à la poste (fonctionnement du service et logement du titulaire) pendant 18 ans (Conseil Municipal du 4.12.1912).

01 août 2017

Le coup de foudre qui cloche

Mardi 1 août, à 11 heures du matin, le glas a sonné au clocher de notre église.

Un Calmettois ou Calmettoise serait donc décédé sans qu'on l'ait su ?

Votre correspondant de presse s'en est bien sûr inquiété, soucieux d'en informer les habitants du village. Bonne nouvelle, notre commune a toujours le même nombre d'habitants... Il s'agissait seulement d'un essai effectué par le réparateur, venu remettre en état le système qui fait sonner les cloches, touché à nouveau par la foudre en juillet et qui depuis était devenu un peu fou.

On devrait donc rapidement retrouver le rythme des heures sonner au clocher du village.

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Petite précision historique, complémentaire des infos déjà proposées dans l'article précédent sur les cloches :

15.1.1815

Décision du conseil municipal :

Achat d’une cloche d’un poids de 325 kg  « Attendu que nous avons un monarque très chrétien qui nous a apporté la paix et mis fin aux réquisitions qui nous accablaient… que la commune est composée de mille habitants dont les 4/5e sont catholiques, que l’église est située hors du village, que les membres de la fabrique ont souvent demandé dans leur budget  l’achat d’une cloche … Considérant combien il est utile et honorable d’avoir une cloche dans une commune si considérable…face à l’indécence qui frappe les yeux des passans (sic) et de nos concitoyens voisins, de voir une si grande commune se servir d’une petite clochette de cinq à six francs »

 

Savoureux, non ? même si bien sûr, ce n'est pas la cloche actuelle qui est moins ancienne (cf. articles précédents)

 

09 juillet 2017

Ecole : trois institutrices pour une retraite bien méritée

Trois institutrices qui s’en vont à la retraite après de nombreuses années dans l’école du village, c’est un peu comme une histoire d’amour qui s’achève. Combien d’enfants, garçons et filles, ont-elles aidés à grandir et à s’épanouir. Catherine, Brigitte et Ghislaine ont donc fêté ensemble ce lundi 5 juillet dans la cour de l’école primaire, ce moment plein d’émotion à l’instant de tourner une page, la dernière d’un chapitre important même si ce n’est pas la fin du livre.

Catherine Gleyze, directrice de l’école maternelle depuis septembre 2001, est arrivée à La Calmette en septembre 1993 (en CP). « 24 ans, ce n’est pas rien, dit-elle, et je viens d’être invitée pour les 40 ans d’une de mes premières élèves de CP ». Catherine a commencé sa vie d’enseignante à la sortie de l’Ecole Normale en 1980 à Issirac, une classe unique, où la cour de récréation était la place du village. « Cette année-là, ils devaient fermer l’école, mais l’arrivée de trois enfants immigrés a changé la donne, ajoute-t-elle en riant. Il faut dire que de nombreux couples « babacools » qui étaient venus vivre là préféraient faire l’école à leurs enfants à domicile. Depuis c’est devenu un RPI (regroupement pédagogique). J’étais alors logée par la mairie, avec un poêle à charbon pour me chauffer ». Catherine envisage de prendre des cours de peinture pour sa nouvelle vie, tout en continuant randonnées, concerts, cinéma et voyages.

Après des années de remplacement à sa sortie de l’IUFM, Ghislaine Richard-Dubois a obtenu son premier poste fixe à La Calmette en 1986, village où elle venait d’acheter une maison. 31 ans à l’école primaire d’un même village, c’est connaître tous les enfants sur plusieurs générations « et, dit-elle, j’ai pu en apprécier à la fois les avantages, comme de mieux comprendre certaines situations et être plus tolérantes, mais aussi les risques comme certains a priori… Au final, moi qui étais une citadine, je me suis bien intégrée à la vie d’un village. Elle aimerait bien suivre des cours d’histoire de l’Art pour sa retraite.

Brigitte Montbrun, comme ses collègues, a commencé par des remplacements (Le Vigan, Sauzet, Saint-Mamert…) suite à la réussite d’un concours interne et après un an en IUFM, de 1982 à septembre 1990, date où elle obtient son premier et dernier poste fixe à La Calmette. Depuis 27 ans, elle a vu passer « toute une génération de Calmettois et maintenant leurs enfants, dit-elle, et je vais profiter de ma retraite pour me reposer et continuer la gymnastique, et pourquoi pas l’aquagym ».

 

Plus de 120 personnes sont venues pour fêter le départ de leurs professeurs des écoles et toutes trois étaient ravies « on a été vraiment gâtées, disent-elles, et couvertes de fleurs. C’était une fête superbe ». Quand on vous dit que c’était comme une histoire d’amour.

Nous leurs souhaitons à toutes les trois une formidable retraite.

école, départ à la retraite, institutrices, la calmette

Catherine, Ghislaine et Brigitte ont fêté leur départ à la retraite entourée de nombreux amis, parents d'élèves et anciens élèves...

26 avril 2017

Les parents d'élèves occupent l'école maternelle

Mécontents de ne pas avoir de réponses à leur pétition, signée par 45 parents, les parents d’élèves de l’école maternelle ont investi la cour de l’école ce 26 avril dès 9 heures du matin, avec quelques croissants et fougasses pour patienter.

Cette lettre ouverte au maire souhaitait attirer son attention sur le fait que les enfants allaient se retrouver sans Atsem à compter du 1er mai et demandait que l’Atsem actuelle, employée depuis 8 mois au titre du service civil, soit conservée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Ils posaient également la question de ce que la mairie entendait faire pour la prochaine année scolaire.

La présence du premier magistrat et de l’adjoint aux finances, Jack Dentel, sur le chantier entre les deux écoles a permis aux délégués des parents de questionner directement les élus. Le maire s’est déclaré surpris de cette manifestation dont il n’avait pas été informé et n’a pu apporter de réponses immédiates.

Côté enseignants, la directrice de l’école a téléphoné à la mairie et à l’inspection académique pour signaler cette situation, tout en indiquant qu’une lettre recommandée avait été adressée à la mairie pour demander le maintien de cette Atsem, nécessaire au bon fonctionnement de l’école et soulignant la satisfaction de tous les professeurs des écoles vis à vis de cette personne.

Elle précise que cette demande avait été clairement mentionnée lors du dernier conseil d’école. Les professeurs des écoles ont indiqué qu'ils n'assureraient pas la fête des écoles s'ils n'avaient pas d'Atsem en mai, arguant que c'était une période trop chargée pour tout assurer dans des conditions correctes.

Après le passage de la gendarmerie et de nouveaux échanges entre élus et parents d’élèves restés sur place dans la matinée, une issue semble avoir été trouvée. La municipalité a donné rendez-vous aux parents d’élèves vendredi après-midi et s’est engagée à leur proposer des solutions.

 

A noter qu'entre temps, le DDEN, saisi par les parents, leur a indiqué que cette question d’Atsem ne relevait pas de l’inspection d’académie et devait se régler au niveau de la mairie. Il a rappelé au maire les dispositions du code des municipalités qui précisent que "toute classe maternelle doit bénéficier des services d'un agent communal occupant l'emploi d'agent spécialisé des écoles maternelles et des classes enfantines" alors que la mairie semblait dire que c’était toute école maternelle. (Code des communes. Sous section 4, art R412-127)

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Les parents occupent la cour de l'école et ont choisi de poser devant le bungalow de la 4ème classe 

 

26 février 2017

Un peu de notre histoire... aujourd'hui, notre église

C'est un peu long et encore inachevé, mais si vous êtes curieux de notre histoire, ça peut vous plaire :

L’église de La Calmette

 

Enfant, cette église a fait partie de ma vie et si j’ai oublié mon baptême, je me souviens très bien des nombreuses années de catéchisme, puis comme enfant de Chœur. Les messes où nous emmenait chaque dimanche ma mère et surtout la messe de minuit à Noël. L’église alors prenait un air magique, avec ses vitraux éteints, l’ambiance un peu particulière que faisait naître la fatigue mêlée à l’attente impatiente. Les « minuit chrétien » chantés par la voix chevrotante et grave du père ? sont toujours gravés en ma mémoire comme des moments inoubliables. Après, c’était la course folle avec mes frères et sœurs vers la maison pour découvrir ce que le père Noël avait mis sous le sapin ou certaines années le cade.

Cette église, c’est aussi l’émotion que je ressentais après la colline du moulin à vent, quand expatrié à Paris, je revenais dans ma famille. Cette église, c’est enfin ces moments douloureux où j’ai accompagné mon frère, décédé à l’âge de 13 ans au séminaire d’Aix-en-Provence, puis mes grands-parents, mes parents, et de nombreux Calmettois qui avaient bercé mon enfance.

Ce n’est qu’aujourd’hui que je prends conscience en découvrant son histoire et celle de mes ancêtres qu’elle prend une autre dimension. Elle n’est plus seulement une partie du décor, mais bien un élément vivant de ma propre histoire. 

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L’abbé Lamoureux en parle mieux que personne dans la préface de son ouvrage sur La Calmette, dont j’ai tiré des nombreuses informations :

« (…) A son extrémité se dresse l’église romane, avec sa flèche élancée, sa façade majestueuse et ses riches décors de l’intérieur. Elle est encadrée par l’ancien établissement des frères Maristes, où se trouve la salle de la mairie (aujourd’hui l’école primaire) et par le beau presbytère de construction récente. L’avenue en rend l’accès facile et permet de voir de la grand-route l’heure à l’horloge municipal », cette belle bâtisse construite tout près des pans de murs de l’ancien prieuré et de l’ancien cimetière »

 

Un peu d’histoire précédent sa construction…

 

1382, La Calmette tombe aux mains des Tuchins (après les pillages et massacres organisés par les Roturiers, congédiés par le roi Jean Le Bon après la bataille de Brétigny et qui écument la Région) qui se montrent impitoyables, pillent les maisons et détruisent en partie le prieuré. Le prieuré, qui se trouvait sur l’actuelle esplanade Roger Martin avec le cimetière à côté, simple et séculier du titre de Saint Julien.

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  1. l’état de ruine du presbytère et de l’église en fait des lieux de « désordres et débauches » qui scandalisent. « attendu que nostre village estant lieu de passage et conséquence, avons besoing de personnes de qualité, pour non scandaliser les estrangiers, n’y habitants en leur office… » écrivent 44 catholiques aux membres du Chapitre pour demander un curé à demeure et une cure habitable.

Malgré l’arrêt du parlement de Toulouse ordonnant la réédification des églises détruites, le Chapitre ne fait rien. Guillaume de Rességuier, commissaire député, opère le 3.1.1620 la saisie des revenus du prieuré et confie le séquestre aux consuls. Il faudra attendre pourtant, après bien des péripéties, 1670 pour qu’aient lieu les enchères de la reconstruction du sanctuaire

L'église sera reconstruite à partir de 1670 (enchères de construction à Etienne Brunet, maçon à La Calmette pour 730 livres). 1686 : l'église est debout. Ce n’est pas encore l’église actuelle, elle est de dimension bien plus petite.

Entre 1702 et 1789 les camisards qui se sont révoltés passent souvent par La Calmette et « il n’est pas d’atrocités et d’assassinats qu’ils ne commettent pendant le mois de février 1703 »… écrit le curé Lamoureux

1724 des incidents violents éclatent un peu partout dans notre pays, surtout lorsque les autorités civiles prescrivent de rebaptiser catholiques les enfants protestants et de régulariser le mariage de leurs parents. Les arrestations et condamnations aux galères pleuvent sur les populations protestantes. Le 16 février 1755, la garnison de La Calmette a entendu deux gamins parler d’une assemblée toute proche…La réunion se tient au vallon de Ponteils près de Dions et les hommes sont arrêtés, dont Pierre Béchard, de La Calmette condamné, quoique sans arme et malgré ses douze enfants (A Bernardy ), qui mourra quatre ans plus tard à l’hôpital de la Chiourne.

Les condamnations se calment mais les persécutions continuent, de manière inégale et périodique. Les catholiques s’efforcent de ramener à eux les convertis. Le clergé fait nommer des missionnaires royaux dont le plus connu est le père Bridaine dès 1720. Il vient à La Calmette en 1764. 

(ne pas oublier que c’est Louis XVI  le 17 novembre 1787 qui signe l’édit de tolérance)

1789 la révolution

L'église est en partie démolie, le clocher détruit et les révolutionnaires fondent la cloche pour la fabrication des canons. Les messes se disent surtout au mas d'Argelas ensuite, jusqu'à la reconstruction de l'église (les prêtres sont souvent obligés de se cacher, comme le père Jeanjean qui se cachait dans un tonneau).

En 1779, les Calmettois décident de construire une église plus grande...1801 Louis Viala, maire, relève le clocher. 1815, François-Marie de Valfons maire : une première cloche

La chaire en bois, aujourd'hui enlevée... est installée en 1835 (même date que le cimetière protestant).

1848 le temple est construit

1863 a lieu la bénédiction en grande pompe de la nouvelle église que les Calmettois appellent "la cathédrale de la Gardonnenque". 

En 1864 est installé le beau chemin de croix, peinture par le révérend père Odoric, des pères Recollets de Nîmes.

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Le vicomte Balthazard d’André qui vient d’épouser Valérie de Valfons et s’est installé à La Calmette, est devenu maire. Il projette la restauration du presbytère… mais on se contente alors d’acheter une maison pour l’école des filles.

1881 Le Presbytère

L’évêque de Nîmes, Mr Besson, visite le village à l’occasion d’une confirmation des enfants de Dions et de La Calmette, il consigne dans les registres de la Fabrique de son désir de voir bâtir un nouveau presbytère, la municipalité dont le maire est alors Henri Martin, est tout à fait favorable à ce projet d’autant que la Fabrique accorde1000 francs et que le Gouvernement octroie 4 000 francs de plus. La commune met le reste sur les 14 000 francs que coûte le nouveau bâtiment. L’architecte d’Uzès M. Chabanon dresse le plan et le 20 août 1881 l’entrepreneur César de Dions, ouvre les travaux qui dureront une année complète.

A la demande du curé, les Calmettois font gracieusement le charroi de pierres, de sable et d’eau, secondés par les maçons du village, Eloi Montbrun et Auguste César, pour construire les murs de clôture.

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Le presbytère, côté sud (entrée église à droite)

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Le presbytère côté nord

1882, a lieu le baptême d’une seconde cloche dont les parrains sont Antoine Gondret et Sophie Pouget. Cette cloche est montée par deux maçons de La Calmette, Eloi Montbrun et Auguste César (mes deux arrière-grand-pères...) à l’aide de leurs échafaudages.cloche.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Avril 1883, le chanoine Bonnefoi bénit les statues du Sacré-cœur et de ND de Lourdes, don des familles Laurent Hérat et Sophie Pouget.

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Août 1883, le chanoine Carle bénit le nouveau cimetière, décidé pour les deux cultes (6650.59 francs), route de Sommières. Construction d’un puit au presbytère (devis 400.26 francs) et d’un hangar pour bûcher.

 

1884 Les peintures des murs et de la voute de l'église par M. Cassan de Nîmes  et les peintres Marceau et Servel.

 

1886 on installe des grilles autour de la croix de la mission pour la protéger contre le choc des voitures, et elle est également réparée. C’est également au cours de cette année 87 que sont érigés les croix autour du village (croix de la croisette, des cocons, etc.)

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1889 achat d’un corbillard. M. le maire expose « les inconvénients du mode de transport actuel de transport à bras le corps au cimetière… » 

1891 les grilles et les murets devant l'église. Le pavé de l’église très délabré est refait par des cimenteurs venus installés les fontaines publiques dans le village. Le curé fait également placer les dalles de l’extérieur sur le perron.

 

L’horloge

L’horloge a depuis été remplacée. C’est maintenant avec un système électrique qu’elle fonctionne, même si on a pris soin de respecter le même rythme des heures et demi-heures, ainsi que l’angélus. Mais alors, le 6 janvier 1891, le conseil décide d’acheter une horloge publique pour être installée à l’intérieur du clocher et confie cette tâche à François Chabaud, horloger à La Calmette pour le prix de 1400 francs :

Achat et installation d’une horloge

 Entre les soussignés :

Hilaire Gondret, stipulant en qualité de maire, spécialement autorisé par délibération du Conseil municipal, en date du 6 janvier1891, et Mr François Chabaud, horloger, demeurant  à La Calmette, il a été convenu et arrêté ce qui suit ::

« Elle est composée de deux corps de rouage, le premier pour le mouvement, le second pour la sonnerie des heures, demi-heures et répétition des heures.

Elle marche pendant une semaine par une chute de 9 mètres pour les poids, marque les heures et les minutes sur un cadran de 1 m 40 de diamètre et sonne sur une cloche de 350 kg.

La roue première de sonnerie a 33 cm de diamètre ; les pivots tournent dans des boites en bronze fixés par des vis aux montants de la cage, afin que l’on puisse démonter chaque mobile séparément.

Tous les pignons sont en acier poli, toutes les roues en cuivre poli.

Les cylindres sont en cuivre poli et d’une force proportionnée à la pesanteur des poids qu’ils doivent supporter. Le mouvement est pourvu d’une fusée auxiliaire pour entretenir la marche pendant le remontage.

L’échappement est à cheville, à repos et à frottement réduit ; la suspension à ressort. Un petit cadran indique l’heure intérieure au moyen d’un encliquetage placé sur une roue dite de gouvernail. On peut avancer ou retarder les aiguilles du grand cadran extérieur sans toucher au rouage du mouvement.

Un chevalet en bois de chêne supporte l’horloge. Le marteau est disposé de manière à ce qu’on puisse mettre la cloche en volée (poids en fonte) (poulie de renvoi

 

Les vitraux

1892 les vitraux et le grand tableau central représentant Saint Julien de Brioude (légionnaire romain décapité sous Dioclétien

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Et la même année les 2 vitraux sur les côtés, réalisés par M. Donzel, de Marseille, représentant Saint Camille (Camille de Valfons) et Saint Henri (comte Henri de Valfons, fils de Camille, avocat qui deviendra aussi maire), patron de deux "nobles" du village qui les ont offerts. MYSTERE non résolu, pourquoi la croix au-dessus de Saint Camille est une croix en X. Ca ne correspond pas à l'instrument éventuel de son martyr. La croix dite de Saint André, pourquoi alors ? Car à priori il n'y a pas de André dans sa famille proche ou descendant.

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1892, c’est aussi la réfection du pavé de l’église accordé à M. Charbonnier (conseil municipal du 31/01/1892).

1894 Les statues de Saint Julien, Saint Antoine de Padoue, Saint Rock et Saint Jean- Baptiste (le patron du curé.

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Autre précision intéressante, le Saint Julien du tableau et celui du vitrail central au-dessus de la porte ne correspondent pas au Saint-Julien, patron du village qui était déjà le saint patron de La Calmette quand il y avait le prieuré et qui était semble-t-il Saint Julien l'Hospitalier (celui qui aurait aidé un indigent (le Christ) à traverser une rivière (le Gardon?) selon la légende.

Pourquoi ce choix de changer de saint ? Mystère là aussi. Mais l'essentiel reste qu’il s’agit toujours de Saint Julien. Dans d’autre publication, le prieuré est celui de Saint-Julien de Brioude.

De chaque côté du chœur sont installées les statues de Sainte Jeanne d’Arc et Saint Louis, patrons de la France

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Les peintures

1898 les grandes peintures du chœur, et notamment les deux centrales représentant le Sacré-Cœur de Jésus entouré de la France à sa gauche et de l'Eglise à sa droite, entre Saint Louis et Jeanne d’Arc : L’abbé Dussaud remplace le curé Lamoureux. Les peintures du chœur se sont détériorés avec le temps et il obtient du conseil municipal (M. Joseph Béchard, maire) un secours qui lui permet de confier à M. Beaufort, de Nîmes, l’exécution des fresques remarquables « majestueux, les personnages qui forment galerie autour de l’autel ». Les douze apôtres sont représentés sur les deux premiers tableaux avec chacun l’instrument de leur martyre, et les peuples d’Orient et d’Occident complètent les tableaux des extrémités.IMG_6364.JPG

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Cette année-là, grâce aux dons de la vicomtesse douairière d’André, la chapelle de la vierge (à droite) « reçoit un revêtement de peintures plus fines… elles en font un vrai bijou. Cinq médaillons rappellent les mystères de la Sainte-Vierge et sur les ors des mosaïques se détachent divers personnages des Livres saints. Plus tard seront réalisés des peintures semblables, suivant les mêmes plans, dans la chapelle de Saint Joseph.

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24/2/1907 Arrêté du préfet annulant la délibération du conseil municipal pour la location du presbytère au prix de 10 francs (bail annuel) au curé Dussaud. La valeur locative du presbytère est de 190 francs et « la République ne reconnaît ni ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Le bail sera finalement accordé à 50 francs annuel en février 1908. Le maire est le comte Henry de Valfons (avocat).

1929 Réparation de l’horloge municipale (800 francs- M. Barral de Nîmes)

Bail presbytère /1934 avec l’abbé Pelatan /1941 avec l’abbé J. Marie Rousset

La toiture

20/11/1958 Le conseil refuse de voter le supplément de crédit pour couvrir le toit de l’église de tuiles romaines (1 million de francs) et retient le principe de plaques « éternit ». Travaux donnés à René César (de Ste Anastasie). Une augmentation du coût du toit de l’église d’un million de francs devra être pourtant votée en avril 59… emprunt partagé par les Calmettois. Quand on sait le casse-tête que pose aujourd’hui cette toiture en tôles interdites parce que fabriquée avec amiante et le coût exorbitant de ces travaux de mise aux normes, on mesure à quel point parfois nos élus manquent de jugement !

L’autel

Magnifique autel en pierre, découvert au moment des travaux, seul vestige de l’ancien prieuré et fort heureusement récupéré pour être mis en valeur dans l’église actuelle.

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A noter que j’ignore la date de la grande peinture centrale (le tableau pas les murs), ni le nom du peintre.

 

 

 

18 janvier 2017

Souvenez-vous, il y a 8 ans...

Neige douce et neige froide, c'était en janvier 2010 !

La Neige, c'est de superbes paysages

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Mais c'est aussi la neige froide au petit matin, quand les employés municipaux s'activent pour que nos rues soient sablées
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Un grand merci à eux qui trimaient alors qu'on était encore bien au chaud !
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