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28 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 9 et fin)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 9 et fin)

Tiberius entra dans une rage noire « Ah te voilà bien toi ! Comme toujours, tu recules et si je décide comme je le devrais par bienséance, tu me le reprocheras toute notre vie ! Prend tes responsabilité après tout et dis-moi ce que je dois faire pour punir ces voyous…»

Patricia bondit « Comment peux-tu appeler ces enfants des voyous ? S’ils ne t’ont encore rien dit c’est qu’ils craignaient la colère du grand Tiberius ! Et toi, as-tu seulement demandé à Verus ce qu’il en pensait ? Sais-tu seulement qu’on en a parlé avec Lucia et que cette union nous plairait beaucoup, déjà on en riait quand ils étaient encore dans notre ventre »

Tiberius la regarda sidéré… « Et bien soit ! Mais ne venez pas me chercher quand les problèmes surgiront avec nos amis »

«  Nos amis, je m’en charge, se mit à rire Patricia, et s’ils ne veulent plus nous recevoir, c’est qu’ils ne méritent pas le nom d’amis et bon débarras »

Une vague de bonheur et de joie traversa la maison, Julia se jeta dans les bras de son père qui se mit à rire d’autant de bon cœur que quelque chose venait soudain de se libérer en lui.

« Quant à toi Marcus, tu as intérêt à me donner le secret de cette huile, c’est une merveille ! ».

 

En fait Marcus avait trouvé le secret de l’huile extra vierge, pressée sans aucun chauffage et totalement pure, sans aucune acidité, ce qui lui conférait ce goût si parfait, mais ça, à l’époque personne ne savait le faire… et l’or des oliviers de Julia garda encore longtemps son secret, bien après que le mariage soit consommé et que trois petits bambins vinrent agrandir la maison, la villa « calmetta », petite colline, comme on l’appelait déjà.

 

J. Montbrun (août 2018)

27 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 8)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

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Le secret de Marcus (page 8)

...Tu vas voir qui est le maître ici»

Julia ne s’attendait pas à cette réaction soudaine de la part de son père, même si ça lui semblait aller dans le sens de ce à quoi Marcus et elle s’attendaient et qu’ils craignaient. Elle était pourtant persuadée qu’elle pouvait faire céder son père comme elle avait toujours su le faire, mais cette fois sa colère semblait être dominée par quelque chose de plus important que ses sentiments. Tiberius sortit et alla voir Patricia. Marcus était là. Il pleurait.

-« Que fait ce sacripant ici Patricia ? Sais-tu ce qu’il complote avec ta fille ? La liberté ne lui a pas suffi ni toutes les aides que je lui ai apportées, il veut aussi prendre ma fille et son héritage ! Sous mon propre toit ! N’as-tu pas honte ? Ton père et ta mère vont en mourir quand ils vont savoir que je te jette dehors, car tu ne mérites que ça ! »

-« Calme-toi, dit Patricia soudain. Ne laisse pas ta colère te faire dire des choses que tu regretteras ensuite. Je comprends ton emportement et j’ai moi-même eu beaucoup de mal à accepter. Mais tu sais, il y a bien longtemps que j’ai compris que ces deux-là s’aimaient vraiment. D’ailleurs, Servius ne cesse de charrier Julia avec son mariage et l’a accepté depuis toujours. Regarde l’avenir. S’ils se marient et vivent près de nous, on pourra les aider et profiter de nos petits-enfants. Penses-y Tiberius. »

Tiberius regardait sa femme, incrédule, sidéré, tellement déconcerté qu’il sortit sans rien dire et partit marcher dans les champs alentours

-« Laisse-le réfléchir, dit Patricia, et file chez toi qu’il ne te trouve pas ici à son retour. Le plus difficile reste à venir, mais tu dois avoir confiance, c’est un homme bon et généreux. Va, file ! » Julia arriva sur ces faits et regarda sa mère, éberluée. Ainsi, celle qu’elle croyait la plus opposée à cette union s’avérait être sa plus fidèle alliée

-« Oh maman merci, merci. Tu vois Marcus, tout n’est peut-être pas perdu ! » Elle se jeta à son cou et Patricia dut intervenir « Crois-tu que ton père appréciera de vous trouver ainsi s’il revient ? Allez, filez tous les deux. Tu vois, Julia, si on avait voulu m’empêcher d’épouser ton père il y a 20 ans, je sais ce que j’aurais été capable de faire et je sais que ma fille me ressemble… » Elle riait et Julia la prit dans ses bras tandis que Marcus sortait.

La nuit fut longue pour Tiberius. Comment s’avouer qu’en fait ce mariage était une bénédiction sans perdre la face ? Comment reconnaître que celle qui le faisait le plus craindre cette union semblait en fait en être la plus fervente partisane. ? Ainsi Patricia n’était pas si à cheval sur les principes et la peur des commérages. De plus, le succès grandissant des huiles « l’or des oliviers de Julia » n’était pas pour rien à la renommée de sa villa, et Marcus était seul à en connaître le secret.

Le lendemain, Julia et Marcus se présentèrent ensemble dans la domus de Patricia et Tiberius. Les deux amoureux avaient dû s’armer de courage pour affronter le maître. A peine arrivés en face de lui, Patricia étant légèrement restée en retrait, Julia pris la parole avant Marcus : « Père, qu’as-tu décidé ? Si tu n’accordes pas ma main à Marcus, nous partirons tous les deux. C’est avec lui que je veux construire ma vie. » Tiberius regarda Marcus, son regard était  glacial : « Et toi, jeune homme, tu oses venir dans ma maison avec des menaces comme celles de Julia ? Tu crois pouvoir enlever ma fille comme ça ? »

Marcus n’avait toujours rien dit, vingt fois il avait tourné et retourné ce qu’il allait dire, mais rien ne sortait…puis tout se mit en marche et il lui sembla que plus rien ne pourrait l’arrêter « Non, maître, je ne viens pas enlever Julia ni vous affronter. Je sais que quoi qu’il arrive, c’est elle que j’aime et que j’aimerai toujours. Ne me refusez pas sa main, j’ai trop le désir d’être à vos côtés pour continuer cette aventure, poursuivre nos affaires ensemble, vous donner une famille aimante, et…

Soudain il ne put plus aller plus loin et ne put que garder le silence en regardant l’homme dont dépendait sa vie future, et la femme dont il espérait le secours mais qui restait silencieuse.

Tiberius ne disait rien non plus et ça ne faisait qu’accroître sa gêne. L’air était si pesant… des larmes de colère ou de peur venaient aux yeux de Marcus et l’émotion lui serrait la gorge.

Tiberius se tourna vers Patricia, comme pour éviter de voir Marcus pleurer « Que dis-tu, femme ? Puisque je ne suis plus le maître dans ma maison, peut-être que tu sauras me dire ce que je dois décider ? Patricia baissait les yeux.

Soudain Marcus prit la parole « Maître Tiberius, je vous supplie d’écouter votre cœur. Ne vous inquiétez pas pour nos affaires, si je dois partir vous pourrez continuer à vendre l’or des oliviers de Julia puisqu’il lui appartient et je lui ai confié le secret de sa fabrication. Je ne veux pas enlever votre fille et même si je ne conçois plus la vie sans elle, je sais qu’elle sera trop malheureuse séparée des siens et m’en voudra un jour. Notre vie est entre vos mains »

-« Tais-toi Marcus ! Ne joue pas les grands seigneurs devant nous alors que tu sais très bien à quoi t’en tenir »

Tiberius tremblait de colère et se retourna à nouveau vers Patricia, « Alors ? ».

Patricia releva les yeux vers lui « Tiberius, tu connais mon sentiment. Pourquoi fais-tu comme si je devais être celle qui décide et à qui tu pourras plus tard le reprocher ! Ces enfants s’aiment et méritent de vivre heureux ensemble, mais c’est toi seul qui doit décider aujourd’hui de leur sort »

26 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 7)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

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Le secret de Marcus (page 7)

-« Alors Marcus ? Comment dois-je interpréter ton silence et ta gène ? »

Marcus sentait dans le ton de Tiberius qu’une colère rentrée le dominait. Il était terrorisé intérieurement à l’idée de perdre Julia et de briser tout ce à quoi il travaillait depuis si longtemps. Que faire ? Nier l’évidence et devenir parjure ? Et comment le prendrait Julia si elle l’entendait assurer qu’il n’y avait rien entre eux, qu’ils ne s’aimaient pas… Rien ne sortait de sa bouche. Il devenait livide.

Tiberius avait plus que de l’amitié pour ce garçon qu’il aimait comme son propre fils. Sa colère s’apaisa un peu en le voyant si penaud

-« Va retrouver Verus immédiatement et parle avec lui.  Il saura te conseiller. J’appelle sur le champ Julia. Allez va, sors de ma vue pour l’instant, on se retrouvera ici ce soir ! »

Marcus sortit un peu soulagé, mais il lui semblait que le monde s’écroulait sous ses pieds. A peine était-il sorti qu’il entendit Tiberius appeler Julia. Le ton ne laissait pas de doute sur son irritation. Julia sortit du triclinium où elle œuvrait à la préparation de la table pour le diner et aperçut Marcus qui sortait dans le jardin. Elle avait envie de l’appeler, mais Tiberius ne lui en laissa pas le loisir

-« Viens me rejoindre dans le tablinium, Julia, j’ai à te parler sur le champ. »

Julia suivit son père dans le bureau de réception. Après s’être assis, il lui indiqua de faire de même et remonta sa toge sur ses genoux

-« J’entends des bruits qui courent sur tes relations avec Marcus. Tu sais que j’aime ce garçon comme mon propre fils, mais tu sais aussi qu’il est fils d’esclave, même s’ils sont aujourd’hui affranchis, et que la société romaine ne tolère pas… » Julia lui coupa la parole, ce qui n’était pas dans ses habitudes ni dans les mœurs de la bonne société, mais Tiberius n’en tint pas compte et se mit à l’écoute

-« Père, s’il-te-plait, n’en dis pas plus. J’ai beaucoup réfléchi à cette situation. Maman et toi n’avez jamais vraiment considéré Verus et Lucia comme des esclaves ni d’ailleurs comme de simples serviteurs. Servius et Marcus sont comme des frères, et je les aime tous les deux. Leur complicité n’a jamais failli, et quand Marcus s’est lancé dans les affaires avec ton assentiment, Servius lui a donné toute l’aide possible, tu le sais bien. Enfin, Marcus est aujourd’hui un homme libre et un travailleur vaillant, il a construit une maison digne d’un colon. Il a développé des réseaux de clientèle particulièrement importants, et digne de la noblesse patricienne aussi bien économiquement que socialement. Ne crois-tu pas qu’il est temps de considérer mes sentiments comme supérieurs au « qu’en dira-t-on » des plébéiens ? »

Tiberius écoutait, un peu sidéré, même si depuis longtemps il avait appris à considérer sa fille comme une femme libre, intelligente et intègre.

-« Tu n’as jamais eu ta langue dans la poche Julia, et je sais que tes arguments finiront par me porter à reconsidérer des positions pourtant solides. Crois-tu qu’après tes refus d’épouser des partis riches et puissants qui ont mis ta mère dans tous ses états, elle avalera ce que tu viens de me dire ? »

-« Si tu me soutiens père, bien sûr qu’elle y viendra. Elle reconnaît d’ailleurs les mérites de Marcus »

-« Mais qui t’as dit que je te soutiens ? Crois-tu que parce que je t’écoute avec bienveillance, cela signifie que je suis d’accord ? Je veux avant tout que tu sois heureuse, mais il n’est pas question que ma fille devienne une femme du peuple qu’on regardera avec mépris ! Comment crois-tu que tous nos amis de la nobilitas vont réagir ? »

-« Père, Marcus est un homme libre. Les mariages entre patriciens et plébéiens sont autorisés par la loi Canuleia et je sais que tu en es un fervent partisan. Pourquoi refuserais-tu à ta fille ce que tu réclames pour les autres ? »

-« Ah parce que tu parles mariage maintenant ? C’est de ça que vous parlez avec Marcus ? Laisse-le venir me demander la main de ma fille, tu verras comme il sera reçu ! Je suis très en colère contre vous deux ! Va dans ta chambre immédiatement, je vais en parler à Patricia mais je connais déjà sa réponse. Tu vas voir qui est le maître ici»

25 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 6)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

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Le secret de Marcus (page 6)

Marcus la regarda, stupéfait. Elle ajouta : « Ton père a raison, je vais y réfléchir cette nuit et te donnerai ma réponse demain »

Marcus était à la torture et il avait l’air si démuni que Julia eut toutes les peines du monde à ne pas lui sauter au cou pour le rassurer.

-« Bien, finissons ces secundae mensae (desserts) et allons-nous coucher, on reparle de tout ça demain » déclara Tiberius, amusé par cette scène.

Quelques années passèrent, Julia et Marcus s’aimaient en cachette tendrement tandis que les affaires de Marcus prenaient de plus en plus d’importance. Tiberius ne cachait pas sa joie de voir la réussite de son petit protégé, d’autant que les bénéfices devenaient nettement positifs. Jamais les oliveraies de sa fille n’avaient autant rapporté et Tiberius s’en félicitait. Les commandes avaient tellement progressées malgré le prix élevé de ses huiles que Marcus avait dû se procurer des olives chez des paysans du coin pour fournir. Redoutable négociateur, il n’achetait que les olives de son choix, suivant des références et une façon de les récolter très précises. En bref, Marcus était devenu riche.

Il avait fait construire une maison, bien plus grande et solide que les maisons au toit de chaume de ses parents. Certes, ce n’était pas la ferme de Tiberius, mais elle avait des proportions bien supérieures à celles des simples masures celtiques. D’abord, il avait ajouté des chambres, une culina (cuisine) indépendante de la pièce centrale, avec une réserve, et même un lieu d’aisance éloigné avec l’eau courante. Le jardin devant la maison était planté de fleurs, chose incroyable à cette époque où le moindre carré de terre servait surtout à cultiver des légumes et autres produits consommables.

A l’arrière, le jardin potager et il avait construit sur le côté un parc pour le cochon et les poules, une petite étable pour une ou deux vaches et une belle écurie pour son cheval de trait. De l’autre côté un atelier et un hangar pour ses réserves et pour ses outils, de même qu’un grenier sur pilotis pour stocker les céréales à l'abri des animaux et des souris.

Un jour, il avait invité Tiberius à voir «sa maison», et ce dernier avait été surpris des dimensions et de l’ingéniosité de la construction. Restait un point important, mais encore au-delà de ses moyens : pouvoir presser ses olives et stocker lui-même son huile à domicile. Il lui fallait pour cela une surface bien plus grande, et surtout avoir les fonds nécessaires. Construire un pressoir, et même deux pour le raisin, un moulin, indispensable pour une huilerie, un espace avec quelques dolias pour avoir des réserves sur place et surtout un lieu où garder ses amphores, tout cela demandait des moyens qu’il n’avait pas.

De plus, comme son huile était destinée essentiellement à être transportée jusqu’à Massilia puis sur des bateaux, il ne pouvait la conserver qu’en amphore.

Tant que Tiberius lui offrait l’opportunité de faire tout cela dans sa ferme, c’était bien, mais Marcus voyait bien le manque à gagner que ça représentait. Ses affaires marchaient bien et il fourmillait de projets. Il avait tout maintenant pour être heureux, libre et riche, passionné par son travail… et pourtant ! il faisait tout ça pour celle qu’il aimait. Elle le rejoignait souvent et l’aidait à s’installer en lui envoyant quelques serviteurs discrètement, mais ils ne supportaient plus de devoir cacher leur amour.

Un jour pourtant, leur secret si précieusement gardé, fut découvert. Tiberius convoqua Marcus à la villa.

-« J’attends quelques explications, Marcus. J’ai eu vent de rumeurs détestables et j’aimerais que tu me rassures à ce sujet. Je ne peux croire à de tels ragots te concernant, tu sais que je t’ai en grande estime et que je n’hésite pas à t’aider dans tes projets. »

-« Que se passe-t-il, maître Tiberius ? »

-« Il se passe que des bruits courent sur des relations, comment dire ça, oui des relations entre ma fille Julia et toi. Comment est-ce possible ? »

Marcus sentit ses jambes défaillir et dût s’appuyer contre la table. Comment s’en sortir ? Il ne voulait pas mettre en danger Julia et s’affolait à l’idée que son père puisse la renvoyer loin d’ici. Tout cela tournait à toute vitesse dans sa tête.

-« Alors Marcus ? Comment dois-je interpréter ton silence et ta gène ? »

24 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 5)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

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Le secret de Marcus (page 5)

La soirée fut bien triste à la villa où tout le monde, et surtout Julia, trop inquiète, ne pouvait se résoudre à dormir. La cena (repas du soir) dans le triclinium, où Lucia avait été invitée à se joindre au couple sur les lits, s’était déroulée dans une ambiance chagrin. Même le gustacio amené en amuse-gueules par les serviteurs n’avait pu passer.

Soudain des cris alertèrent les convives, des serviteurs criaient au dehors, ce qui n’était pas coutumier en soirée où on respectait en principe le repos des voisins. Ils se levèrent comme un seul homme et coururent pour voir ce qui se passait. Verus et Marcus arrivaient et semblaient épuisés. La joie de cette fin heureuse évita à Marcus les réprimandes envisagées, même s’il semblait évident que Verus lui avait déjà passé un bon savon !

-« Venez manger, leur dit Patricia, car j’imagine que vous n’en avez pas eu le temps. Vous nous raconterez. »

Le repas fut resservi et Marcus expliqua qu’il s’était trompé de route après son entrevue avec l’emporos, laquelle avait fini bien tard. « Pardonnez-moi père, et vous aussi maître, je n’ai rien dit car je voulais vous faire une surprise. En fait, ça s’est bien passé et j’ai reçu commande de cent amphores d’huile de l’or des oliviers de Julia, avec obligation de peindre ce nom sur les récipients, à un prix que je n’aurais même pas pu imaginer. Et l’emporos m’a promis de plus fortes commandes si comme il l’espère notre huile d’olives est autant appréciée que par lui. »

Marcus avait du mal à cacher son enthousiasme. Tiberius prit la parole : « Je t’ai déjà demandé de ne plus m’appeler maître puisque ton père et toi avez été affranchis. Ensuite, apprend à te méfier de cet emporos que je connais assez bien et surtout ne livre pas cette commande sans en avoir reçu préalablement le paiement. Par contre, c’est un marchand sérieux et s’il te propose ce prix, c’est qu’il a déjà preneur ».

Il marqua un instant le silence, et personne n’osait prendre la parole.

-« Comment comptes-tu t’y prendre d’ailleurs, dit-il enfin, en admettant que ta formule soit sûre et cette huile excellente, pour trouver les artisans capables de peindre sur les amphores le même dessin, et où iras-tu chercher une telle quantité d’olives? Il ne me semble pas que tu aies tant d’oliviers que ça à ton nom avec les quelques oliveraies que je t’ai laissées ! »

Marcus n’osait rien dire. Julia prit la parole pour venir à son aide

-« Père, je peux lui laisser mes oliveraies et quelques terres que nous planterons en plus si ce commerce marche bien. Qu’en pensez-vous ? »

-« Et comment veux-tu que je livre mes clients fidèles si toute notre huile part chez cet emporos ? Tu oublies que tes oliveraies sont celles de notre famille ? »

Devant la mine déconfite de sa fille, Tiberius se mit à rire. Alors soit, vous ferez comme vous le souhaitez. Je ne vais pas décourager cette heureuse initiative, mais je veux être le premier à goûter ce breuvage si important !

Julia se jeta dans les bras de son père et l’embrassa avec mille remerciements

-« Tout doux, ma fille, ce n’est pas à toi que je donne ces biens à gérer que je sache… que dis-tu Marcus ? »

-« Oh merci maître, euh pardon, Tiberius, je suis très heureux et ferai tout pour ne pas vous décevoir. »

Verus n’avait rien dit encore. Marcus le regarda avec interrogation

-« Eh oui Marcus, je ne dis rien. Il me semble que tu oublies que nous avons notre mot à dire, ta mère et moi, non ? »

-« Bien sûr, père, ce n’est qu’avec votre consentement que je me lancerai dans cette aventure, mais avant, il me fallait savoir si elle était réalisable. »

-« On va y réfléchir jusqu’à demain… et tu ferais bien de réfléchir aussi jusque-là mon fils avant de te décider vraiment. D’ailleurs, peut-être que tu devrais demander à Julia si elle est d’accord pour que tu utilises son nom. C’est peu commun de vendre quelque chose qui porte un autre nom que celui de son propriétaire ! Je ne l’ai en tout cas jamais vu. »

Julia fit une moue charmante et dubitative, elle semblait réfléchir … « Hum, oui en effet, je n’ai pas très envie de voir mon nom écrit partout»

Marcus la regarda, stupéfait. Elle ajouta : « Ton père a raison, je vais y réfléchir cette nuit et te donnerai ma réponse demain »

(à suivre demain)

21 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 2)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

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Le secret de Marcus (page 2)

Elle se souvient de son beau rire sans malice le jour où il lui a proposé de goûter à ses olives fraichement cueillies sur l’arbre. Julia lui en voulait beaucoup, et en même temps elle a aimé ce garçon espiègle qui riait de son affreuse grimace. Tandis qu’elle crachait tant et plus cette horrible pâte qui remplissait sa bouche d’une amertume tenace, elle avait trouvé très touchante la tendresse avec laquelle il s’était approché d’elle pour lui demander de lui pardonner « tu sais, c’est une blague traditionnelle chez nous, ce n’était pas méchant… mais tiens, j’ai apporté ces sucreries pour te faire passer le mauvais goût ». Julia avait réagi d’abord avec colère « je te ferai punir par mon père » tandis qu’elle crachait et recrachait par terre, mais le rire l’avait finalement gagnée à son tour, « tu sais pas ? On va jouer le même tour à mon frère, je ris déjà en l’imaginant, lui qui en sait toujours plus que tout le monde, il se fera bien attraper ».

Une véritable complicité était née entre la petite maîtresse et le jeune esclave.

Quelques années plus tard, Marcus, devenu un bel athlète, accompagnait parfois son père dans les arènes. A plusieurs reprises, Tiberius l’avait incité à devenir lui aussi un gladiateur, le jeune homme ayant remporté tous ses combats durant les exercices. « Tu sais petit, tu pourrais gagner pas mal d’argent dans les combats et je suis certain que notre César te remarquerait rapidement », mais inlassablement Marcus répondait qu’il n’était pas intéressé par cette vie-là « Je préfère continuer à m’occuper des vignes et des oliviers, Maître, ils ont bien besoin de soins avec tous les parasites. »

-« Je comprends bien, et je ne m’en plains pas. Je sais bien que depuis que tu t’en occupes, nous avons augmenté les stocks et amélioré sensiblement la qualité. Notre production de vin de clairette n’a pas suffi l’an passé à couvrir les commandes et je ne parle pas des demandes de notre huile d’olive».

-« J’en suis bien conscient Maître, et j’aimerais vous soumettre quelques suggestions. J’aimerais bien sortir un cuvée appelée la cuvée de Julia, et une huile très pure qu’on pourrait proposer à un prix supérieur au marché que j’appellerai « l’or des oliviers de Julia ». »

Tiberius s’était mis à rire en l’entendant, « je vois que tu as toujours plein d’idées nouvelles, mais ne t’emballe pas. On reparlera de tout ça plus tard ».

Julia avait aussi grandi en beauté et ne sortait plus comme lorsqu’elle était petite, car elle avait beaucoup à faire à la domus et Patricia, sa mère, avait de grands projets pour elle. Elle passait beaucoup de temps à sa toilette, se faisait quelques masques de beauté à l’argile qui faisait se moquer son frère « crois-tu que tu vas effacer des rides que tu n’as pas encore ? ». Julia lui tirait volontiers la langue et Servius riait d’autant plus qu’il était très fier de la beauté de sa sœur que tous ses amis cherchaient à connaître. Julia aimait aussi se coiffer et s’habiller comme les princesses Antonia de Nemausus ou Octavia d’Arelate.

Avec Servius, son frère, elle avait étudié avec un précepteur très érudit, esclave venu de Grèce. Sa mère avait tenu à ce qu’elle apprenne la poésie et la musique, comme dans les grandes familles romaines, mais aussi l'art de la cuisine et de la couture afin qu'elle devienne une bonne épouse et mère.

A seize ans, Julia ne voulait pas entendre parler mariage et Patricia trouvait que Tiberius était bien faible avec sa fille « Depuis quand les filles décident ou non d’épouser un mari que ses parents ont choisi ? Elle aurait pu déjà être introduite dans une des grandes familles de la cité d’Antonin, ce ne sont pas les bons partis qui manquent ! ». Mais Tiberius ne voulait pas aborder la question avec Julia, il se souvenait trop de la colère froide de sa fille lorsqu’il lui avait présenté celui qu’il lui avait choisi comme mari. Pourtant un consul très riche, et à peine âgé de quinze ans de plus qu’elle.

 Julia cependant adorait se promener quand elle avait un peu de temps pour elle dans les oliveraies parfaitement entretenues par Marcus et les autres esclaves de la maison. Elle croisait alors le jeune homme et aimait bien échanger quelques mots plaisants. C’était toujours, après les formules habituelles de politesse, des questions liés à l’entretien des vignes ou des arbres, échanges normaux entre une jeune maîtresse et ses ouvriers agricoles, mais c’était chaque fois un terrible combat entre les convenances et le fond de son cœur.

Elle repartait toute chamboulée après ses échanges… où étaient donc ses jeux d’enfants sans équivoques de leurs années d’enfance ? Marcus de son côté, était un jeune homme fier de son travail et s’il était ravi et heureux de l’intérêt que lui témoignait sa jeune amie, il essayait de n’en rien laisser paraître. Ses yeux le trahissaient parfois et s’il en devenait tout rouge, il se ressaisissait bien vite.

20 septembre 2018

Un conte (pour adultes) : le secret de Marcus

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

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Le secret de Marcus (page 1)

Nous sommes en – 16 av. JC, dans un petit coin de Gardonnenque, il y a quelques deux mille ans.

Julia est une adorable petite fille de dix ans, ses parents sont de riches Romains à qui Octave, le futur empereur Auguste, a concédé une « villa » en remerciements des actes de bravoure de son père Tiberius lors de sa campagne d’Egypte et des services rendus à Rome. Patricia a épousé le beau Tiberius voilà une quinzaine d’année. Il était alors tout auréolé de gloire à son retour de guerre, on disait même qu’il avait combattu à Alésia, ce qui le faisait rire « j’avais à peine six mois quand Jules César a vaincu Vercingétorix, on doit me confondre avec mon père qui a effectivement participé à cette bataille ». Quand César a proposé à ses anciens officiers des terres autour de Némausus (Nîmes), Tiberius a été séduit par ce petit coin à quelques toises de la cité, bordé par deux lacs et entouré de forêts giboyeuses à souhait. Sa position sur la route de Regordane, au croisement de deux voies romaines d’importance n’avait pas non plus échappé à ce fin stratège.  Comme la propriété avait plus d’une centurie de terres, l’affaire était intéressante, d’autant que Tiberius s’était fait conseiller par un de ses fidèles augures et que les présages (les oiseaux étaient passés à droite) étaient favorables.

Autour de la villa de Patricia et Tiberius se trouvaient plusieurs habitations plus modestes où vivaient les gaulois autochtones de la tribu des Volques arécomiques. Le couple avait d’ailleurs rapidement sympathisé avec les habitants du lieu qui vivaient principalement de la culture de quelques vignes, de chasse et de pêche, et surtout des oliviers, dont ils tiraient une excellente huile d’olive.

L’endroit était d’autant plus plaisant que sa situation avait permis d’en faire un relais pour les  voyageurs partis de Nemausus vers Alèstum, ou d’Ucetia vers Toulouse, via le nouveau pont construit par Tibère sur le Vidourle à Sommières. C’était un relais du cursus publicus, fiable et efficace, mais la taberna (l’auberge privée) située à côté n’était pas des plus recommandée, « On parle même de prostitution et de mauvaise cuisine avec un vin fortement coupé d’eau, disait Tiberius, entrainant parfois une clientèle peu fréquentable ». Tout cela poussait certains voyageurs aisés à se faire inviter (par lettre d’introduction) chez Tiberius qui pratiquait l’hospitium. La « table » de Patricia était d’ailleurs très réputée car sa cuisinière, une certaine Lucia, gauloise née au pays, faisait des merveilles. Elle avait épousé Verus, un des serviteurs de Tiberius, paysan et gladiateur venu des montagnes cévenoles, esclave considéré par le maître comme un ami. D’ailleurs, Tiberius, laniste dans l’âme, l’avait pris comme protégé et le faisait combattre souvent dans les arènes de Nemausus.  Verus était un rétiaire de talent qui maniait son filet avec dextérité et rapportait pas mal de sesterces à son maître.

A l’intérieur de la villa, Tiberius avait fait réaliser une superbe mosaïque d’après un dessin de sa chère Patricia où l’on voyait une danseuse demi-nue jouant du tambourin entourée d’oiseaux multicolores, un peu dans le style de celle de leurs amis à Nemausus. Julia adorait cette mosaïque à laquelle le jeune Marcus, fils de Verus, avait participé comme apprenti.

Si la villa était avant tout un domaine agricole, elle était également une demeure luxueuse avec un magnifique jardin intérieur entouré d’une galerie de colonnes, et chose peu commune, le jardin ouvrait sur deux bassins, une piscina, vivier abritant des poissons, et un natatio. Ce bassin faisait le bonheur de toute la famille et de leurs amis car Tiberius et Patricia adoraient nager dans l’eau fraiche et limpide, coulant d’une source proche détournée à ces fins. Faute de pouvoir se doter de thermes privés, le couple avait eu l’idée de ce bassin de bien-être et ne boudait pas son plaisir lors des étés très chauds. Tiberius, en homme de bien, permettait à ses serviteurs de profiter du natatio en dehors des heures réservées aux maîtres. C’est ainsi que la jeune Julia s’était retrouvée souvent avec Servius son frère à jouer dans l’eau avec le jeune Marcus. Les deux garçons avaient d’ailleurs à peu près le même âge,  deux ans de plus que la jeune fille. La grossesse commune des deux futures mères avait contribuée à resserrer les liens entre Patricia la maitresse de maison et Lucia, la cuisinière et servante.

(…) Ainsi vivaient les deux familles dans une harmonie agréable que permettait la « paix romaine » de l’époque. Les 3 enfants ont passé leurs 10 premières années à jouer ensemble comme tous les enfants du monde. Julia adorait son frère et admirait son copain Marcus.

(à suivre)

Jacky Fauchier, pour une retraite bien méritée

45 ans au service de la Commune, un bail pour notre ami Jacky qui vient de prendre sa retraite. En 1973, le général Camille Martin est alors le maire du village, Jacky est recruté comme ouvrier entretien de la voie publique (OEVP) et sera titularisé en 75. Après avoir passé par tous les postes des services techniques, il devient chef de ce service au départ d’Yves Martin en 2010. Juin 2008, il reçoit la médaille de la commune pour ses 30 ans de service et en novembre 2016, il reçoit la médaille de bronze de la Jeunesse, des sports et de l’engagement associatif pour ses 35 années de bénévolat et de dévouement, notamment auprès des jeunes de Nîmes Olympique.

Pour fêter son départ, Jacky a offert le 8 septembre au foyer municipal une réception où plus de 200 invités sont venus lui dire combien son dévouement avait marqué le village de son empreinte, et nombreux se sont retrouvés à cette occasion, après parfois plusieurs années d’absence. Brigitte, son épouse, lui avait organisé un apéritif dinatoire dont elle a le secret et dont la réputation n’est plus à faire.

Jacky prend donc en pleine forme une retraite qu’on lui souhaite longue et heureuse, sachant qu’il continuera à se dévouer en tant que bénévole, toujours le sourire aux lèvres comme il le faisait au cours de sa carrière pour rendre service à tous.

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Jacky à son bureau pour ses derniers jours de travail... ( fais pas semblant de bosser, on a vu que c'était une BD sous la chemise rouge...:-) )

10 août 2018

Fête votive : Il y aura bien une « longue » dimanche matin ?

Les festaïres calmettois ont décidé d’organiser une « abrivado longue » que les organisateurs n’ont pas pu mettre au programme de la fête votive, les assurances refusant de les couvrir.

Les jeunes et moins jeunes du village ont donc prévu une « longue » à vélo, factice, sans taureaux, éventuellement encadré par la manade Leron et quelques "taureaux" de leur cru qui partira à 10 h 30 de l’esplanade R. Martin pour arriver après quelques détours dans les rues jusqu’à l’apéro-mousse dans le rue de la République. Ils invitent donc tous ceux qui veulent se joindre à eux pour un bon moment de rigolade comme on les aime pendant les fêtes. Sous réserve bien sûr d'un accord avec la municipalité. En effet, c'est toujours délicat d'organiser un évènement spontané en cours de fête, compte tenu des règles particulières notamment en matière de sécurité).

Les premières abrivados ont commencé ce vendredi avec la manade Lou Simbèù, suivi par les inévitables apéritifs musicaux devant le bar des sports.

Le petit déjeuner offert par la boulangerie-pâtisserie Grégory Girard le matin « était grandiose » suivant les termes d’un festaïre qui visiblement n’était pas rentré chez lui depuis la matinée. Le soleil de retour devrait faire revenir le public pour un week-end de fête votive qui s’annonce prometteur avec au programme samedi :

09h00: Déjeuner offert par la JFC (esplanade Roger Martin)
11h30: Abrivado-bandido, manade du Seden (offerte par le bar des sports)
12h30: Apéritif au Bar des Sports
15h00: Concours de boules-100€ + les mises (tirage 15h30 précises)
18h00: Concours de banderoles (remise des prix)
18h30: Abrivado-bandido, manade du Seden (offert par le bar des sports)
19h30: Apéritif au Bar des Sports
20h00: 12ème championnat du monde des paillottes
21h30: Abrivado, manade Leron (offerte par la JFC)
22h30: Bal avec Laurent Pepper by AGS. Attention fermeture à 3 heures

Et dimanche :

09h00: Déjeuner offert par la JFC (esplanade Roger Martin)

09h30: Concours de boules parents/enfants (2€ par équipe max 13 ans) Tirage 10h00

(10h30: Départ de la « longue spéciale » à vélo, esplanade R. Martin)
11h30: Abrivado-bandido, manade Leron (offerte par le bar des sports )
12h30: Apéritif mousse au Bar des Sports avec Jordan Benezet
15h00: Concours de boules-100€ + les mises (tirage 15h30 précises)
18h30: Abrivado-bandido, manade Leron (offerte par le bar des sports )
19h30: Apéritif au Bar des Sports
21h30: Abrivado-bandido, manade Aubanel (offerte par la JFC)
22h30: Bal de clôture avec Yannis Alonzo & Mathis Bouloc by AGS

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Les paparazzi ont "fixé" les raseteurs calmettois à l'apero

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07 mai 2018

Anne Sophie Biffano remporte le premier prix des bâches peintes de Feri'art

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Une Calmettoise à l'honneur avec sa bâche nommée "Le bucrane"

sur Midi Libre de dimanche 6 mai 2018

02 mai 2018

Adieu Serge

Serge Lancou nous a quittés le jour du 1er mai, à l’âge de 69 ans.

Serge était un homme discret, toujours prêt à rendre service et très apprécié dans le village. Depuis sa retraite, on le voyait souvent devant l’école où il venait chercher ses petits-enfants, et il avait toujours un mot gentil avec tous.

Les obsèques auront lieu vendredi 4 mai à 14 h 30  dans l’église Saint-Julien, suivies de l’inhumation au cimetière du village.

 

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11 avril 2018

Ils vont détruire la cave coopérative !

Cette fois, les choses ont l'air de se préciser.

Nos élus en "gestionnaires avisés" vont voter la destruction de notre cave coopérative pour récupérer un terrain bien rentable et la remplacer par des lotissements et commerces...la cave coopérative3.JPGla cave coopérative2.JPG

Comme toujours, le fric prime sur tout.

On l'a laissée tellement s'abîmer qu'elle devient, entend-on, dangereuse. Ca coûterait plus cher de la réhabiliter que de la détruire en vendant ensuite le terrain. Certes. Les élus qui ont eu le courage de sauver leur cave coopérative doivent être de bien piètres gestionnaires... et pourtant !

C'est oublier qu'une cave coopérative représente tout un pan de notre histoire, et pas des moindres. Nos grands-pères et arrière grands-pères en ont été les promoteurs courageux. Ca s'est fait suite à des événements qui ont coûté la vie à certains d'entre eux quand Clémenceau a envoyé la troupe... C'est oublier qu'ils avaient inventé la première vraie gestion démocratique : un homme = une voix, quelle que soit l'importance de ses récoltes !

Je m'étais juré de ne pas laisser partir pour quelque intérêt promoteur la cave de La Calmette. Elle a l'architecture type de cette grande histoire de la coopération paysanne, où "le décor exalte l'élan coopératif". C'était oublier que nous avons élu des hommes et des femmes pour qui cette histoire-là n'a que peu d'intérêt, du moment qu'on réalise une belle opération.

Le développement viticole du Languedoc a profité à de nombreux petits propriétaires. Beaucoup avaient un autre métier et tiraient ainsi un revenu d'appoint de la vigne. De nombreuses petites exploitations familiales vivaient de la viticulture dans le Gard. Nous sommes nombreux à La Calmette a avoir connu ça. On se demande toujours comment de si petites exploitations arrivaient à faire vivre nos familles, souvent "nombreuses". 

La viticulture procurait de nombreux emplois induits, ouvriers agricoles, tonneliers, fabricants d'engrais, d'outils, de machines, mais aussi dans le transport et le négoce. A côté des grands propriétaires et des « châteaux », les petits propriétaires ont dû s'organiser pour mieux écouler leur production.

En 1905 apparaît la construction de la première cave coopérative de Maraussan, à l'ouest de Béziers. L'idée a germé dès 1901 sous l'impulsion d'un limonadier de Béziers : Elie Cathala, un habitué des circuits de distribution. Au départ ce n'est qu'une coopérative de vente, puis elle devient une coopérative de vinification pour les viticulteurs coopérants. Au mois de mai 1905, la cave sera inaugurée par Jean Jaurès, elle se nommera "Les vignerons libres" et adoptera pour devise:

 Chacun pour tous Tous pour chacun.

À la suite de Maraussan, et suite aux tragiques événements de la « révolte des gueux » d'autres caves coopératives seront construites dans le Languedoc, le Roussillon et dans les autres régions viticoles françaises, en Provence comme dans le Bordelais.

Histoire des caves coopératives 

Coopératives en péril


Aujourd'hui l'urbanisation dévorante rattrape les coopératives, très souvent enclavées, encerclées de villas qu'elles surplombent de leur masse et incommodent parfois aussi...
 Cette évolution urbaine défavorable s'ajoute aux contraintes économiques. Les créations liées à une viticulture " productiviste " marquent bientôt le pas et, à partir des années 1960, la recherche d'une plus grande qualité et les regroupements de sociétés fragilisent de nombreuses coopératives, réduites aujourd'hui à la fonction de dépôt ou de caveau de vente. Quelques unes sont certes reconverties, mais le temps des ventes et des démolitions semble venu en raison d'une pression foncière considérable (Montpellier, Marsillargues, Castries, Coumonsec, Gigean, Dions, etc.) [Caves coopératives, un patrimoine en danger, Midi Libre, 27 décembre 2004]. LA CALMETTE aujourd'hui...

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Comme l'architecture, le décor exalte l'élan coopératif né de la crise de surproduction du début du siècle et de la réaction des petits propriétaires pour leur survie, avec l'espoir que fait naître l'esprit de solidarité.

Avec le mouvement coopératif, le paysage s'enrichit d'un nouveau monument emblématique : chaque village ou presque possède " sa " cave coopérative. L'implantation à l'écart des centres anciens, liée aux impératifs économiques et fonctionnels rend ces "cathédrales " d'autant plus visibles qu'elles se distinguent par leur proportion et leur silhouette atypiques.

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A La Calmette, tous les paysans se rassemblent, du plus riche au plus pauvre, le marquis de Valfons donne sa terre (contre un nombre conséquent de parts de cave...), les maçons retroussent leurs manches. On va chercher les pierres parfois assez loin, qu'importe, l'enthousiasme est là. On dresse des échafaudages au fur et à mesure que la bâtisse monte, les ouvriers montent les pierres à dos d'homme, souvent deux par deux avec un système ingénieux qui permet d'en avoir une devant et une derrière.

Mais peut-on parler de nos caves coopératives sans rappeler ce qui était leur âme :

"ses valeurs : solidarité, équité, transparence et responsabilité collective,

ses principes : libre adhésion, démocratie, acapitalisme, exclusivisme".

Ses Valeurs « Etre vigneron coopérateur, c’est agir ensemble ... » Les principes
  • libre adhésion
    tout ceux dont l’activité entre dans l’objet social peuvent devenir adhérents. Un contrat est passé entre la cave et l’adhérent avec des obligations pour chaque partie : engagement d’activité pour une durée déterminée pour le vigneron et recevoir et traiter au mieux les apports pour la cave
  • démocratie 
    un homme = une voix, un des principes de base de la coopération. Chaque adhérent possède une voix quelque soit l’importance de son capital au sein de la cave ou quelque soit sa surface cultivée.
  • acapitalisme 
    c’ est une société de personnes, pas de capitaux, les excédents réalisés sont versés à chacun proportionnellement aux opérations réalisées avec la coopérative : la ristourne
  • exclusivisme
    La coopérative doit réserver ses services à ses adhérents.
Les valeurs
  • la solidarité
    « Chacun pour tous », c’est un des principes fondamentaux de la coopération, le fort acceptant d’aider le faible, l’un et l’autre ayant décidé de se regrouper pour s’épauler et défendre ainsi au mieux leurs intérêts communs.
  • l’équité
    qu’un coopérateur ait plusieurs dizaines d’hectares ou seulement quelques ares, sa voix est entendue de la même manière, même si le système de pondération des voix tend à s’étendre. Le prix payé par un coopérateur pour un produit est le même pour tous.
  • Transparence
    les règles de fonctionnement d’une cave doivent être claires et connues de tous les adhérents. Aussi petit ou isolé soit-il, chacun des coopérateurs sera informé de la stratégie politique de la cave. Tout investissement est voté, chacun a son mot à dire dans la gestion de la cave.
  • responsabilité collective
    la cave coopérative se doit d’informer ses adhérents au mieux afin de leur permettre de comprendre leur environnement concurrentiel et de leur permettre de s’adapter au mieux aux aléas du marché.

A suivre

29 mars 2018

La grande lessive a réuni les deux écoles

Manifestation internationale, « la grande lessive » est arrivée à La Calmette sous l’impulsion des deux nouvelles directrices des écoles maternelle, Régine Hurlin, et élémentaire, Anne Godefroy.

Ce matin du jeudi 29 mars, les élèves de la « grande école » sont allés par classe chercher les élèves de maternelle pour les aider à accrocher leurs œuvres aux fils d’étendage que les professeurs des écoles et Atsem avaient préalablement tendus sur la placette sécurisée entre les 2 écoles.

Avec beaucoup de sérieux, chaque élève a donné la main à son petit protégé pour qu’il participe à l’opération. Il faut dire que chaque élève (et quelques professeurs ou parents) a réalisé un beau dessin ou montage sur le thème pourtant pas facile de cette année « Pierres à images et pierres à imaginer ».

Créée en 2006 par la plasticienne Joëlle Gonthier, La Grande Lessive  est une manifestation culturelle internationale biannuelle qui adopte la forme d’une installation artistique éphémère faite par tous, en reprenant le principe d’étendage du linge comme modalité d’exposition.

Il s’agit de rassembler plusieurs milliers d’installations simultanées dans le monde entier le temps d’une journée (en 2018, dans 106 pays sur cinq continents), deux fois par an. Ce jour-là, les usagers des lieux sont invités à accrocher une réalisation (dessin, peinture, collage, photomontage, photographie, poésie visuelle, conception numérique…) à deux dimensions à l’aide de pinces à linge. Cette initiative sollicite la créativité et rassemble les générations.

Les enfants sont ensuite revenus avec leur maître ou maîtresse admirer l’exposition que les parents venus chercher leurs enfants à 11h 30 ont pu aussi admirer. Peut-être que cette manifestation originale et festive rassemblera plus d’acteurs pour les prochaines années, les diverses associations du village et les parents y sont en tout cas invités.

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Faut parfois se faire aider par les plus grands...

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Et quelques oeuvres originales, dont certaines imaginées à partir de la forme d'un caillou...

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26 janvier 2018

Un ovni sur La Calmette de bon matin

Il y a quelques jours déjà, certes, mais les Martiens m'avaient pris en otage...

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23 octobre 2017

Octobre rose, tous ensemble contre le cancer

Après le succès du dimanche avec les deux marches, l'Espace Ligue continue son combat.

Samedi 28 octobre, toujours dans le cadre d’octobre rose, l’Espace Ligue de La Calmette organise dans la halle aux sports une après-midi avec un concert de Régine Pascal, ambassadrice de la Camargue, à 14h 30, entrée 5€, au profit de la lutte contre le cancer du sein, pour le dépistage précoce qui permet de guérir, et pour le lutte contre tous les cancers en général.

Josette Barreto, la coordinatrice et toute l’équipe de l’Espace Ligue vous donnent rendez-vous ce samedi 28 octobre dans la halle.

Venez nombreux soutenir cette grande cause et entendre Régine Pascal, ça vaut vraiment le détour !

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Régine Pascal chante la camargue

24 septembre 2017

Sécheresse... je commence à comprendre pourquoi j'ai soif !

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11 septembre 2017

Maternelle, nouvelles enseignantes et nouveaux projets

Le rentrée de maternelle pour les 72 enfants inscrits cette année s’est passée dans le calme et s’est échelonnée sur deux jours pour les élèves de petite section.

Régine Hurlin, la nouvelle directrice a pris ses fonctions en même temps que la classe de petite section, assistée de Nadia Gillot, ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et de Marlène Alvès qui assure sa décharge le lundi.

Régine était auparavant depuis 3 ans directrice à l’école de la cigale à Nîmes, après 30 ans d’enseignement et de formation dont 15 comme directrice d’école, notamment en ZEP (6ans) et à la tour Magne. Sortie de la dernière année de l’école normale en 87, elle apprécie de poursuivre sa carrière dans un village proche de chez elle et qu’elle connaît bien.

« J’ai 8 petits-enfants, et je mets un point d’honneur à ce que chaque enfant soit reçu ici comme si c’était un des miens, dit-elle, et apprenne à vivre ensemble dans le respect des règles de l’école laïque, avec bienveillance et respect. »

Line Hoummady, nouvelle professeure des écoles, prend la classe de grande section avec 23 élèves, assistée de Leslie Baghali (atsem). Elle arrive de Marrakech où elle enseignait  en CP dans le cadre du réseau AEFE (agence pour l’enseignement du français à l’étranger). Ancienne graphiste, elle est passionnée de peinture et photo.

L’équipe pédagogique est constituée en plus de Jean-Sylvain Lassalle qui conserve sa classe de moyenne section (23 élèves) assisté de Dolores Feljas, d’Alexandra Bernard qui prend la classe double moyenne section-grande section assistée de Halima Babois, sans oublier Véronique Passe au restaurant scolaire.

Les enseignants de maternelle ont édité un petit fascicule d’accueil à destination des parents qui présente l’équipe et donne de nombreux renseignements utiles.

Parmi les projets nombreux, Régine Hurlin souhaite préparer la « fête du 100e jour » et deux fois par an la « grande lessive », manifestation internationale (installation artistique éphémère faite par tous), le thème de cette année étant « ma vie vue d’ici et de là », tout un programme qui devrait enchanter les enfants.

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Line Hoummady et Régine Hurlin, nouvelles enseignantes de maternelle

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extrait du petit fascicule donné aux parents

13 août 2017

Le feu a détruit entièrement l’imposante minoterie à l’entrée du village

Le feu s’est déclaré dimanche 13 août vers 15h 40. Un important incendie qui a détruit entièrement l’immeuble de quatre étages, ancienne menuiserie Vincent. Le feu a dû partir de l’intérieur, ce que confirme le capitaine Dussere venu diriger les opérations des pompiers

« L’immeuble est parti en torche, d’autant qu’il y avait de la paille au rez de chaussée, qu’il y avait des meubles à l’intérieur et des machines, dont il ne reste rien. Tous les planchers étaient en bois, ce qui a aggravé le sinistre, le toit s’est littéralement effondré. Même d’importantes fissures semblent être apparues sur les murs ».

Les pompiers de Saint-Geniès sont venus avec la grande échelle et continuaient à arroser l’immeuble le soir à la lance à incendie à 21 heures. Ils ont tenté de préserver les deux maisons attenantes. Fort heureusement l’immeuble n’était pas habité depuis les dernières inondations.

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05 août 2017

Marc Rode signe son premier roman

Quand un ancien dirigeant de SOC (Sport Olympique Calmettois) écrit un premier roman policier, il ne peut pas ne pas venir le dédicacer dans notre commune. Marc Rode sera donc présent le vendredi 1er septembre à 18 h 30 à la médiathèque, où il convie tous ses amis à partager un apéritif convivial après la dédicace de son ouvrage «Meurtre à Saint Cros».

A travers ce roman écrit dans un style bien à lui, Marc nous entraine dans une histoire située entre nos garrigues et les secrets du Vatican, après qu’ait été découvert le corps d’un homme assassiné dans l’église désaffectée de Saint Cros (village imaginaire de l’Hérault) qui se révèle être un prêtre responsable Interpol du Vatican.

Marc est né à Alès, puis a vécu son enfance à Montpellier. A 16 ans il entre en entreprise pour passer ses diplômes de chauffagiste en apprentissage et se retrouve conducteur de travaux à 25 ans.

Il s’installe comme chauffagiste à Saint-Anastasie après son mariage en 73 pendant 6 ans environ, période où il s’occupe (avec Raymond Montbrun) des minimes, cadets puis juniors du SOC, sous la présidence de M. Welland, avec André salles et André Barral pour les séniors. A cette époque en effet, l’ACSEM, (association culturelle et sportive pour enfants mixte), un peu l’ancêtre de nos associations, a décidé de passer le relai du foot au SOC.

Très actif socialement, c’est aussi le temps où Marc est secrétaire général des DDEN du Gard (Délégué départemental de l’Education Nationale).

Sollicité par la société qui fournissait le matériel, il accepte de changer d’orientation et d’en devenir le commercial, crée un département chauffage à Montpellier, puis les usines faisant appel à lui, il devient le fournisseur officiel exclusif pour toute la France et crée un service après-vente. Il sera ainsi le fournisseur d’importantes centrales d’achat pendant près de 20 ans.

Marc aime écrire, mais c’est avant tout un passionné de musique et il a souvent organisé des soirées pour des amis, fort d’un matériel performant, dans lesquelles il n’hésitait pas à chanter et assurer l’animation.

La Fnac vient de référencer son livre, qu’il dédicacera également à St Roman de Cadières mercredi 9 août.

Rendez-vous donc pour les Calmettois à la médiathèque mardi 1er septembre.

Son ouvrage est vendu à la fnac ou directement auprès de l’auteur 06 31 82 72 89.

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26 mai 2017

Bienvenue Iris

 

Une petite Iris, née le 24 mai à Nîmes, vient d'enchanter sa maman Maryna et son papa Benoît qui vivent à Moussac, rendant ses grands-parents Monette et Dédé Bresson complétement gagas.

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05 février 2017

Proposition de voyages

L'Amicale Calmettoise des Aînés et le club "Le Tavillan" de Saint-Geniès organisent un voyage en Italie autour des lacs italiens en formule "tout compris" du 12 au 16 juin 2017.

Il reste une dizaine de places que les deux associations vous proposent, (avec un supplément assurance de 12 euros si vous n'êtes pas adhérents au club) et ouvert aux adhérents "Générations Mouvement"des villages voisins.

N'attendez pas pour vous inscrire : 04 66 81 65 45 (Nadine Charrier, du Tavillan) ou 04 66 63 17 87 (Jack Montbrun de l'Amicale Calmettoise).

Parlez en autour de vous également si vous avez des amis qui pourrait être intéressés.

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Cliquez sur la photo pour agrandir

23 janvier 2017

Bientôt un hyper ou un super U dans la commune ?

Vous avez tous entendu parler de l’Arlésienne, cette belle arlésienne (tirée d’une nouvelle d’Alphonse Daudet) dont on parle beaucoup et qu’on ne voit jamais, un peu comme le périphérique nord de Nîmes, ou l’hyper U de La Calmette. Pas de panique, malgré les innombrables difficultés mises en place par certains au point de se demander si ce projet verrait le jour, il semble que ce soit cette fois sur la bonne voie.

D’abord parce que la Centrale U n’a pas jeté l’éponge et poursuit son dossier, ensuite parce que la demande d’accessibilité par un nouveau carrefour giratoire sur la RD 936 (ancienne N 106 avant la 2X2 voies) nécessaire pour un accès plus facile à la ZAC côté sud, a été accepté par le Département.

Aujourd’hui les différentes demandes sont en cours, la première étape étant l’autorisation d’extension de la ZAC, puis les nombreux recours administratifs et juridiques, la sécurisation du terrain quant aux risques d’inondations, etc. puis enfin le dossier de demande de permis de construire… Ce n’est qu’au moment où ce dernier aura été déposé et accepté qu'on pourra vraiment envisager de parler vraiment d’un futur centre commercial.

Allez, on la verra bientôt cette jolie Arlésienne et peut-être accompagnée des emplois nouveaux espérés !

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09 janvier 2017

Le saviez-vous ? Le blog de La Calmette a dix ans !

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Mon premier article sur le blog a été écrit en janvier 2007, et il n'a depuis jamais cessé de paraitre. Alternant histoires "historiques" du village et histoires de tous les jours, en s'efforçant d'informer chacun d'entre vous de tout ce qui se passe dans notre village. J'espère avoir réussi à vous intéresser et à vous être utile.

C'est une action totalement bénévole qui n'est guidée que par l'attachement que j'ai avec ce petit village qui m'a vu naître et sa population. Les anciens qui ont bercé mon enfance s'en vont petit à petit, mais leur esprit demeure tant qu'on ne trahit pas tout ce qu'ils nous ont appris, tout ce qu'ils nous ont légué. 

Ce vieux coeur de village qu'est le fort, si chargé d'histoire, cette église symbole de la Foi des catholiques calmettois avec les croix des chemins, ces places où parfois nous dansons et qui étaient cimetières et prieuré, ce temple si magnifiquement restauré, cette imposante bâtisse qu'est l'ancienne cave coopérative, symbole d'une fraternité incroyable, ce moulin à vent sur une si jolie colline et la minoterie, ces "châteaux" devenus simples maisons, cette belle allée de platanes, ces cafés qui disparaissent, ces commerces qui fuient le centre, etc. 

Il y a tant d'histoires autour de nous.

14 décembre 2016

Le père Noël à l’école maternelle

Mercredi 14 décembre, les petits de l’école maternelle ont eu la surprise de voir arriver le père Noël dans sa superbe calèche.

Il était 10 heures du matin quand les professeurs des écoles les ont invités à sortir dans la cour en précisant qu’une surprise les attendait. L’arrivée de Jivaro, le beau cheval noir de Jean-Pierre Sanchiz, tirant une victoria toute neuve avec le père Noël, à grand renfort de clochettes, les a tous sidérés générant des applaudissements et même quelques pleurs.

Après une séance photo sur la calèche, les quatre classes se sont succédées à l’intérieur pour chanter quelques jolies chansons de Noël que chaque classe avait préparées.

Le père Noël leur a remis alors un cadeau par classe après s’être assuré qu’ils avaient tous bien travaillé à l’école, puis s’est prêté de bon cœur aux photos par classe et petits groupes pour leur laisser un souvenir de cette matinée particulière, avant de recevoir en retour de superbes dessins.

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05 décembre 2016

Sainte-Barbe, Jean-Claude Skaff reçoit l’insigne de chef de centre du département

Samedi 03 décembre à 19H, le lieutenant Jean-Claude Skaff, par ailleurs Conseiller municipal de notre village et chef du CIS Saint-Jean-du-Gard et du service audio-visuel au Service départemental d'incendie et de secours du Gard a reçu de Jacques Bollègue, en tant que suppléant du Président du département Denis Bouad, son insigne de Chef de centre du département dans le cadre de la Sainte-Barbe des sapeurs-Pompiers de Saint-Jean-du-Gard. Toutes nos félicitations à Jean-Claude pour cette nouvelle distinction.

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