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14 août 2018

Histoire insolite : les « tartarins de La Calmette »

D’où nous vient ce sobriquet ?

C'était le jeudi saint 1937 sur le coup de 16 heures. Le curé attendait dans l’église ses ouailles et de nombreux fidèles allaient à confesses pour les fêtes de Pâques.

Un cirque ambulant était stationné sur la place de l'église, alors encore ombragée, et présentait une belle ménagerie avec des animaux de toute sorte et même des lions. C'était un événement en ces temps-là où la télévision n’avait pas habitué les gens à être gavés de tout.

Dans une remorque reposaient quatre lionceaux, et certainement, une porte mal fermée, de mauvaises langues ont accusé quelques garnements trop curieux.

Quelle ne fut pas la surprise des personnes se trouvant là de voir déambuler sur la place les quatre lionceaux : panique, tocsin, « quatre lions énormes, quatre fauves en liberté ». La rumeur eut vite fait de parcourir le village.

Les paysans, alertés par le tocsin et habitués aux grandes catastrophes après la guerre et les inondations, regagnent en grande hâte le village,

« les lions se sont échappés ! Les enfants ont réussi à ouvrir la porte de leur cage ! ».

Les chasseurs calmettois accourent et une "chasse aux lions" est lancée dans les rues. Il parait même que ces terribles fauves se seraient attaqués à quelques malheureuses poules. Une battue est organisée dans les rues du village devenu désert. Des coups de feu éclatent : les pauvres lions sont tous abattus les uns après les autres sur le chemin du mas d’Argelas.

La directrice du cirque avait eu beau supplier les hommes de ne pas les tuer, que ce n'était que des lionceaux pas plus gros que de gros chiens, rien n'y fit ! Les hommes s'étaient armés de courage et combattaient pour sauver le village de ce terrible danger. La patronne du cirque était désespérée, des bêtes comme ça valaient une fortune. Elle jura alors à grands cris qu'elle se vengerait un jour du village.

L'histoire ne dit pas si ce fut fait... mais la légende entra dans notre histoire : La Calmette avait ses fiers "tartarins". Un journaliste du « Républicain du Gard » journal de l’époque écrivit ce jour-là une ode à ces fiers tartarins sous forme d’un poème plein d’humour que Midi libre a repris quelques années plus tard.

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Un des terribles fauves abattus ce jour-là

article du Républicain du Gard.jpg

Un journaliste poète ... et moqueur !

 

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