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02 mai 2017

Jacques Fabry et la disparition des abeilles

Suite à l’article sur la mortalité des abeilles paru dans midi libre du 21 avril, Jacques Fabry, « avioclimatologue », a proposé aux apiculteurs de La Calmette ce jeudi 27 avril d’exposer le résultat de ses recherches pour une meilleure compréhension du phénomène.

Passionnant et passionné, Jacques, sans négliger les multiples facteurs (pollution, frelons asiatiques, etc.) régulièrement avancés pour expliquer le phénomène, a démontré que le facteur « global » lié à la climatologie était déterminant.

Il explique que les abeilles, comme tous les insectes à ocelles (petits yeux au sommet du crâne) sont surtout sensibles à ce qu’on appelle en météo le « jour blanc », avec un soleil géant (effet loupe), un ciel moins bleu et des nuages en long, dits homogénitus (créé par l’homme).

Sa démonstration montre qu’avec l’augmentation exponentielle du trafic aérien, lié notamment au développement du low-cost, des nuages qui n’existaient pas avant, se forment en long, gorgés d’eau et souvent de glace et accentuent ce phénomène de jour blanc bien connu en montagne.

« La combustion produit certes du CO2, mais surtout de l’eau, du H2O, à 95%, responsable de ce phénomène d’effet de serre qui désoriente les insectes munies d’ocelles. A l’image du papillon de nuit attiré par la lumière des éclairages publics, l’abeille est désorientée à cause d’un voile généré par le trafic aérien et s’épuise.

Jacques Fabry, en bon Savoyard, sait à quel point les skieurs, même chevronnés, ont du mal à bien skier lors de ces jours blancs et il enrage d’autant plus que ses recherches sont reconnues dans les différents colloques mais ne donnent pas de suites.

« J’ai pourtant proposé des solutions efficaces, comme des récupérateurs d’eau à la sortie des avions, dit-il, et le surcout ne serait pas un handicap insurmontable… mais les politiques préfèrent ne parler que du CO2, et qui ne sera limité qu’à partir de 2020. Les abeilles sont les sentinelles de l’environnement et sont les premières à être perturbées par les effets de ces nouveaux nuages. Ne croyez pas, malgré les soi-disant expériences japonaises que la pollinisation, nécessaire à la vie végétale, pourra un jour se passer des abeilles ».

Ce chercheur, qui a peut-être mis le doigt sur une découverte essentielle, a beau être reçu par tous les ministères, se décourage un peu devant les difficultés à faire avancer les choses.

Jacques Fabry, abeilles, apiculture, la calmette

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