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18 août 2016

La bataille du rail a été rude, mais La Calmette l'a perdue

1872…Projet de construction d’un réseau de 7 chemins de fer dans le Gard

la guerre du rail, nozières, la calmetteLe 24 avril 1872, le conseil municipal se réunit en session extraordinaire, sous la présidence de son maire M. Le Vicomte d’André et d’André Mouret, adjoint, pour débattre d’un projet proposé par le préfet de création d’un réseau de sept chemins de fer dans le Gard.

Et bigre ! L’affaire est d’importance car La Calmette pourrait disposer d’une gare pour la ligne N°7: Montpellier, via Sommières, à Uzès.

Le Conseil écrit : « considérant que le but à remplir par la ligne n°7 est de rattacher le plus directement possible Montpellier à Uzès en passant par Sommières, à cet effet, il supplie la commission d’enquête de ne pas donner sa sanction au tracé proposé de chemin de fer d’intérêt local qui doit relier Uzès à la ligne du Vigan (…) en passant par Nozières».

Il insiste, au contraire, vivement, pour que cette partie de réseau départemental suive autant que possible le chemin de grande communication n°22 d’Uzès à Sommières, en passant par Blauzac, Ste Anastasie, Dions, La Calmette, Fons, St Mamert, Montpezat et Souvignargues.

A l’appui de la présente assertion, il appelle toute l’attention de la commission sur les faits suivants :

1° le tracé qu’il demande est la ligne la plus directe ; il desservirait des centres bien plus populeux (…) 15000 habitants alors que le projet soumis (…) 5000 environ.

2°Les communes de Montignargues, St Genies de Malgoirès, La Calmette, Dions sont actuellement privées de moyen de communication avec Uzès, leur chef-lieu d’arrondissement, et St Chaptes, leur chef-lieu de Canton, puisqu’il faut remonter jusqu’à Moussac pour traverser le Gardon…

3°(…) la sécurité de la plaine de Boucoiran à La Calmette, la ligne par Nozières créera une perturbation très grande dans l’écoulement des eaux du Gardon».

Le 5 octobre 1873, une nouvelle délibération du conseil municipal reprend cette exigence face à la CCFPM (compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée) rajoutant aux premiers arguments ceux d’un coût beaucoup moins important entre un pont de 3 à 4 arches entre Dions et Ste Anastasie et celui du projet par Nozières qui en porte 12 de 14 m d’ouverture.

Hélas si le combat fut rude et mobilisa bien des énergies à cette époque, nos communes allant jusqu’à demander de passer du canton de St-Chaptes à celui du St-Geniès-de-Malgoires du fait d’absence de pont sur le Gardon (délibération du 16 mars 1873), le Conseil Général et la CCFPM (ancêtre de la SNCF ?) choisirent le projet initial, et la gare se retrouva à Nozières ! 

del train 1872.jpg

 

 

la guerre du rail, nozières, la calmette

Bac entre les 2 berges du Gardon au niveau de Brignon

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