Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

26 juin 2011

Bertrand Tavernier pour le festival "Un réalisateur dans la ville 2011"

festival "un réalisateur dans la ville",nîmes,bertrant tavernier,la calmette,cinemaComme chaque année maintenant je vais vous parler de ce magnifique festival de cinéma en plein air dans le cadre des jardins de la fontaine de Nîmes.

Vous savez maintenant comme ce festival est extraordinaire! Organisation sans faute, gratuit, aucun problème pour se garer ou avoir de la place (enfin... jusqu'à aujourd'hui, mais attention, il attire de plus en plus de monde). Je ne vais pas me fatiguer, je cite texto la note de "objectifgard.com", tout y est dit :

Le Festival de Nîmes, "Un réalisateur dans la ville" qui se déroulera du 26 au 30 juillet prochain, va rendre hommage à Bertrand Tavernier pour son édition 2011.

 

Après Jean Becker, Claude Chabrol, Hugh Hudson, Claude Miller et Jean-Paul Rappeneau, c'est le réalisateur de L'Appât et de La Princesse de Montpensier qui viendra présenter ses cinq oeuvres les plus emblématiques.

 

Notez déjà que Carole Bouquet accompagnera le réalisateur à Nîmes.

 

Elle en profitera pour donner une lecture publique d'Une Saison en Enfer, oeuvre capitale du poète magistral qu'était Arthur Rimbaud.

Alors si vous n'y allez pas, tant pis pour vous...

festival "un réalisateur dans la ville",nîmes,bertrant tavernier,la calmette,cinema

Quels films va-t-il nous sélectionner ? Dès que c'est officiel, je vous le précise, promis ! Déjà un aperçu des récompenses qu'il a obtenues :

Il a réalisé tellement de films que je ne peux tous les marquer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la carricature en médaillon est d'Alain Roche (alias Nalair)

 


Soirée de gala avec Dans'Amor à la halle aux sports

Petit extrait du gala de Dans'Amor, hier soir dans la Halle des sports de La Calmette

Charme, rythme, sensualité, tout y était pour ce sympathique gala que donnait Dans'Amor avec la participation de l'association culturelle sévillane de Saint-Geniès-de-Malgoirès.

dans'amor,salsa,bachata,danses latines,la calmette

dans'amor,salsa,bachata,danses latines,la calmette

Salsa, bachata, salsa cubaine, sévillane...

 

dans'amor,salsa,bachata,danses latines,la calmette

dans'amor,salsa,bachata,danses latines,la calmette


Les rues de La Calmette N°21

Rue Etienne Coste

Le 13 mai 1900, Etienne Coste est élu maire et Joseph Béchard est son adjoint.

Dès le 30 juin 1900, un arrêté de suspension sans solde est pris contre Léon Grasset qui avait été nommé garde-champêtre et cantonnier communal …un mois après à nouveau un mois de suspension avec arrêt de traitement, puis ce sera une demande de révocation « ne fait absolument pas son service, … ». On continue à régler des comptes. Ah l’ambiance ! Ce sera Joseph Viala qui sera nommé pour le remplacer.

Une plainte est déposée par le sieur Richard Auguste contre la femme Emilie Vesoul ép. Couderc pour insultes « elle lave son pot de chambre dans la fontaine où boit le cheval… »

D’autres plaintes sont mentionnées notamment d’un certain Laurent Joseph contre l’ancien maire Henri Bérard (menaces).

Un arrêté nommé « police des rues » est également pris contre les crieurs de rue non autorisés après le « scandale public qu’a causé un crieur non autorisé en sonnant intempestivement de la trompe dans les rues pour faire ensuite une annonce réprouvée par la morale et outrageant pour les pères de famille »

N’est-ce pas savoureux ?

A la demande du pasteur M. Granier, une cloche du temple sera autorisée. Un dénombrement sera effectué en 1901 et la mairie nomme les agents recenseurs. Puis éclate la terrible crise agricole. La mévente des vins de 1900 est catastrophique.

Un endiguement des berges du Gardon est réalisé.

Autre arrêté  intéressant concernant la police des rues la nuit concernant la fermeture des cafés à 11 heures le soir, et surtout : « Toute personne vaquant dans les rues après devra être muni d’une lanterne allumée (…) »

Le 4 février 1904 une déclaration d’incendie dans un mazet est notée concernant Henri Martin, fabricant de chaux.

Aux élections du 8 mai 1904, le comte Henry de Valfons (qui est par ailleurs avocat) deviendra le maire mais Etienne Coste restera son adjoint… et l’histoire se répétant, le 20 mai – 12 jours après !!! De Valfons délègue les fonctions d’officier de l’Etat civil et de maire à son adjoint Etienne Coste !!! Ce qui n’empêchera pas les Calmettois de réélire De Valfons comme maire en 1908. Comme quoi rien n’est nouveau dans notre bonne terre calmettoise.

 

plan2.jpg

 

 

25 juin 2011

Les rues de La Calmette N°20

Rue Joseph Béchard

Aux élections du 17 mai 1896, Joseph Béchard est élu adjoint alors que le marquis de Valfons est élu maire sur fond de polémique. Dès le 22 mai, il délègue ses pouvoirs à Joseph Béchard « pour remplir concurremment avec nous les fonctions de l’état civil et de maire de cette commune ».

 

En fait, le titre mais pas le travail…

En octobre 1896 de Valfons démissionne, un nouveau vote a lieu et cette fois c’est Joseph Béchard qui est élu avec 7 voix contre 5 au marquis. Etienne Coste est élu adjoint.

De Valfons veut rester maire en titre, mais en juin 1899, le conseil applique l’article 14 au marquis qui depuis octobre 96 ne « s’est jamais rendu aux convocations qui lui sont adressées »…Joseph Béchard devient donc pleinement le maire.

Aux élections municipales de mai 1900, Etienne Coste est élu maire et Joseph Béchard, élu, redevient adjoint.

On lui doit entre autre la réfection des plâtres de l’église en 1899 par Joseph Beaufort (1200F), la suppression de maisons situées entre la N106 et la D22 (route de Dions) en novembre 1899. Il fait également construire le clocher pour le temple en avril 1900, et devra rajouter 90F à la somme initialement prévue pour finir les travaux.

Un arrêté d’avril 1900 concernant les tombes du cimetière est à signaler : « quelle que soit la forme du monument à élever, le corps ne pourra être placé au-dessus du sol »

Cet arrêté est-il toujours en vigueur, mais non appliqué… ?

 

joseph béchard,les rues de la calmette,la calmette

Les rues de La Calmette N°19

Rue Henri Bérard

En 1888, Henri Bérard est élu adjoint (avec 12 voix sur 12) du maire Hilarion Gondret (10 voix). Il participera donc à tous les aménagements de ce maire si prolixe. Quand ce dernier démissionne le 17 novembre 1891 avec les éclats que l’on sait*, Henri Bérard devient le 16 décembre suivant maire de la commune (7 voix contre 5 à François Chabaud).

Les règlements de compte suivent au détriment du garde champêtre notamment, Hippolyte Rey, qui est suspendu de ses fonctions. Il ne restera maire que quelques mois et dès les élections du 15 mai 1892 un nouveau maire le « marquis » de Valfons est élu. Il reste cependant son adjoint. Mais les tensions ne devaient guère être apaisées, car de Valfons va aussi démissionner quatre ans après (octobre 1896) pour laisser la place à Joseph Béchard qui le bat avec 7 voix contre 5 au marquis.

Etienne Coste est son adjoint.

L’histoire ne nous dit que peu de choses sur les réalisations que ce maire a pu faire, mais il est clair qu’il n’a dû que gérer les affaires courantes, sur fond de tensions qui resteront encore bien longtemps vivaces. On verra plus tard que le marquis reprendra la mairie en 96, donnera délégation à son adjoint Joseph Béchard rapidement et sera même « démissionné » par application de l’art. 60 le 18 juin 1899(ne s’est jamais rendu aux convocations qui lui ont été adressée…).

henri bérard,la calmette

 

* voir rue Hilarion Gondret (à venir)

Les rues de La Calmette 19 à 22...

Vous avez remarqué que nombreuses rues du village portent le nom d'illustres inconnus pour la plupart des gens. En fait il s'agit du nom des maires qui ont dirigé notre village. Nous entrons donc dans ce qui pourrait s'appeler "la saga des maires"...

NB . De Valfons et Hilarion Gondret feront l'objet d'un traitement particulier ensuite.

En premier lieu la saga de "l'après-Hilarion Gondret" :

16/12/1891 Henri Bérard à la démission "tapageuse" d'Hilarion Gondret

Elections : 15/05/1892 marquis de Valfons, Henri Bérard adjoint

20/10/1896 demission de de Valfons, Joseph Béchard maire, Etienne Coste adjoint

Elections : 17/05/1896 le marquis de Valfons maire, Joseph Béchard adjoint... mais le marquis lui délègue les pouvoirs

18/6/1899 article 60 au marquis...Joseph Béchard maire

Elections : 13/5/1900 Etienne Coste maire, Joseph Béchard adjoint

Elections : 15/5/1904 le comte de Valfons ( avocat) maire, Etienne Coste adjoint. Là aussi le comte délègue tous ses pouvoirs à l'adjoint!

Elections : 17/5/1908 Marquis de Valfons maire, Jean Hugon adjoint

Elections : 19/5/1912 Jean Hugon maire avec François Galant adjoint

24 juin 2011

Les Acros du rock dansent sur les chansons françaises

Notez sur votre agenda :

poster gala.jpg

Les rues de La Calmette N° 18

La place du griffe

En 1888 Hilaire Gondret est élu maire de La Calmette. Nous reparlerons de lui puisqu’une rue porte son nom. Le quartier du fort a probablement déjà une fontaine dont l’eau est tirée d’un puit, mais le nouveau maire entreprend de doter le village d’une eau de meilleure qualité car « les puits dont les eaux sont chargées de sulfate de chaux et par conséquent impropres aux usages domestiques » nécessitent des travaux de recherche et de captage d’eau potable. Ce sera fait par M. Rossin, ingénieur hydraulicien aux sources de la vallée du lac (autre note prévue… pour le chemin du lac).

Il va en outre doter le village de multiples fontaines dont une monumentale sur la place de l’église et une très jolie dans le fort. Installée sur la petite place centrale, ce « griffe » y donnera naturellement son nom.

Les nouveaux habitants un peu curieux s’étonneront de voir ainsi nommée une place devenue un affreux parking alors que celle où est actuellement placé le griffe porte le nom de place de l’ancien hôtel de ville. Il faut comprendre qu’une municipalité précédente a pris cette décision pour désengorger- peut-être- la rue des remparts trop pleine de voitures… Le résultat n’est pas des plus heureux même s’il faut reconnaître que la fontaine est aujourd’hui mise en valeur. L’eau y coule d’ailleurs à nouveau…« Où trône une fontaine monumentale, un Griffe, que toute commune se plaît à détenir, puisque symbole de richesse »

 

La place du Griffe en 1909 et aujourd'hui :

P3058314.JPG
Encore un affreux parking à la place d'une jolie fontaine ...
 au coeur du vieux village qu'on appelle "le fort"!
place du griffe 1900.JPG

Pourquoi ce nom de « griffe » ? de l’occ. Grifol, signifie source, fontaine.

"Ce sont les croisés qui ont ramené du proche Orient le goût de des animaux imaginaires. De l'Egypte ils ramènent au début du 12e siècle le fameux Grifone qui est exposé à Pise. Sa renommée se répand rapidement dans toute l'Europe. Les artistes et les artisans rivalisent dans l'art de faire des Griffons qui est devenu une source intarissable d'inspiration; c'était beaucoup mieux qu'un Lion et le Griffon était dans l'air du temps. Toute commune qui se respectait voulait avoir son Griffon sur la place centrale.

Relier le nom de la "fontaine (publique)" dans un village à une sculpture volée aux Egyptiens pendant une Croisade du 12e siècle, c'est exactement ce qui me plaît. Cela fait rêver." (sources : Dictionnaire Étymologique Occitan de Robert A.Geuljans)

P1141954.JPG
Le "griffe" à son nouvel emplacement, place de l'ancien Hôtel de ville

 

 

23 juin 2011

Les rues de La Calmette N° 17

Rue de l’Estauzen

Le prieuré d’Estauzen (1144) dit aussi de Barutel dépendait de l’abbaye de moniales bénédictines de Saint-Sauveur de la Font de Nîmes. La date de la ruine de ce prieuré nous est inconnue. Les biens qui en formaient la dotation furent répartis entre le couvent de Baulieu (près de Russan) et Saint-Privas de Massillan dont la situation demeure inconnue à ce jour.

Ce lieu-dit faisait partie des hameaux composant le village de La Calmette.

 

Quand vous partez de La Calmette sur Nîmes le matin... arrivé en haut de Barrutel et que vous voyez les brumes envelopper la vallée sous le soleil naissant... au moment d'arriver au croisement de la route de Dions, voyez-vous ces ruines "taggées" honteusement sur votre gauche? Il s'agit d'une ferme proche d'un monastère puis un prieuré de la plus grande importance ?

"Au delà de la Garenne et du mas de l'Orme, existe dès le XI e siècle (?) à 1 kilomêtre de La Calmette le monastère de Notre-Dame-d'Estelzin. Estelzin est le nom de ce lieu retrouvé en 1144. Sa situation, dans une vallée étroite, au milieu des landes et des bruyères, au pied d'une colline (qu'on détruit lamentablement aujourd'hui pour une poignée de fric et de sable de carrière!!!) qui lui donne son nom, est tout à la fois charmante et pittoresque.

A côté, une fontaine roule ses eaux limpides et abondantes. Elle s'appellera désormais: les Mourgues. Plus près encore un enclos spacieux se déroule le long d'un torrent appelé Goutayon (Goutajon). Les eaux qui regorgent pendant les fortes pluies, des fontaines de Dom et de Francon, et descendent des carrières de Barrutel l'alimentent." (J.M.Lamoureux - un coin de la Gardonenque : La Calmette)

Prieuré, simple et séculier, le monastère d'Estelzin fait partie du Diocèse d'Uzès...Des religieuses de Saint-Benoit l'habitent. Là, elles vivent dans le silence et le recueillement, là, elles font entendre leurs chants liturgiques et leurs prières.

Pendant plusieurs siècles, les religieuses d'Estelzin font l'édification de la contrée. Pauvres et riches les visitent et c'est un honneur pour les nobles de doter leur monastère.

 

Après la ruine du monastère dont on ne connait pas la date, il semble que des religieuses d'Estelzin soient restées, et ne s'enfuirent qu'en 1789 vers le monastère des Ursulines de Sommières. Aujourd'hui il ne reste que qelques ruines de ce superbe monastère, et à proximité du village une dépendance où l'on disait la messe pendant la révolution. Vendue à la famille d'Argeles elle porte leur nom : mas d'Argelas. Ce même mas qui donne son nom à une autre rue de La Calmette (voir rue de La Calmette N°9) et qui tombe irrémédiablement en ruine.

 

22 juin 2011

Les rues de La Calmette N° 16

 

Impasse Massillan

Le hameau englouti de Massillan.

Dévasté en 1403 par une violente crue du Gardon, le hameau de Massillan, partie intégrante du village de La Calmette avec celui de l’Estouzen ou Estauzen, se situait entre le mas de l’Habitarelle et le mas Blanc.

On peut sans grand risque d’erreur penser qu’en septembre 1403 la rupture du pont de Lézan a entrainé la rupture du pont de Boucoiran (plus proche alors de Ners que de Boucoiran), libérant d’un seul coup une énorme vague qui allait tout emporter sur son passage. A noter que le pont médiéval construit en 1174 et détruit en 1403 (moins de deux cent ans) de Ners  n’a été reconstruit que cinq siècles plus tard…(sauf qqes années en 1826 un pont en bois de sapin emporté par la crue de 1934), en 1840 avec les débuts du chemin de fer. Jusque-là on passait en barque ou à guai.

Plusieurs auteurs nous parlent de ce hameau : M.A.Bernardy (« en remontant la Gardonenque »), P. Merle, médecin à St Drezery (« notice historique sur le village de La Calmette »), Jules Bonnet (« souvenirs de l’Eglise réformée de La Calmette ») et M.Y.Chassin du Guerny (« inventaire du chartrier de Castelnau »).

En 1371 avait eu lieu un bornage entre les juridictions de ST-Chaptes, La Calmette et Massillan, Saint-Geniès de Malgoirès et Sauzet. La crue dévastatrice allait remettre tout en question, après avoir rendu inexploitables les terres recouvertes de graviers stériles. Le déplacement du lit du Gardon faisait passer sur la rive gauche des terres auparavant à droite. Les querelles, contestations et procès qui s’en suivirent entre les villages durèrent très longtemps. Le compoix de La Calmette ne fut établi qu’en 1537. « Per lou counsouls de La Calmette, item : uno terro en Massillan entre dous Gardons…counten cen ses teirades ». Le fait que le compoix situe ces terres entre deux Gardons laisse à penser aux changements du lit du Gardon qui devait former une île.

En 1655 un procès entre la Dame de Fabrique et le sieur Folquier (ayant droit du sieur de Valfons), en 1675 les habitants de Saint-Chaptes remettent en cause les bornages, en 1680 Etienne Mathieu avocat à Nîmes, achète la métairie du Mas Blanc au sieur Dumas qui possédait aussi l’Habitarelle de Massillan.

Au XVIIIe siècle, le nom de Massillan apparait. Par lettres patentes de septembre 1764, Louis Mathieu de Valfons obtient le titre de Marquis de La Calmette et Massillan et peu de temps avant la Révolution, Louis-Castor de Mathieu, abbé de Massillan et abbé de La Calmette, est grand vicaire de Cambrai…

  Un petit pont médiéval

Un petit pont médiéval en ruine, sur un chemin qui conduisait de Saint-Chaptes à Massillan vers Saint-Geniès, dont il ne reste que quelques blocs de ciment et pierres dans les lônes (bras mort du Gardon) au milieu des vigères (du languedocien vigé qui désigne l’osier planté pour s’opposer à l’érosion fluviatile), atteste de la vitalité de ce hameau.

« En aucun point on ne décèle une forme qui puisse évoquer l’amorce d’une arche ». Il est donc probable que ce petit ouvrage était composé de pièces de bois plus faciles à remplacer après les inondations.

 Informations recueillies dans les ouvrages cités en réference dans l'article, mais surtout dans les mémoires de l'académie de Nîmes : "PONTS ET BACS EN GARDONENQUE ET LE HAMEAU ENGLOUTI DE MASSILLAN" du Docteur E. Drouot.

 

massillan,impasse de massillan,le hameau englouti de massillan,e. drouot,la calmette

 

massillan,impasse de massillan,le hameau englouti de massillan,e. drouot,la calmette

L'actuelle Habitarelle de Massillan, seul vestige de l'ancien hameau (photo Google)

massillan,impasse de massillan,le hameau englouti de massillan,e. drouot,la calmette

 

 

 

21 juin 2011

Les rue de La Calmette N° 15 cinquo

Aimable III à St Petersbourg.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Place Aimable (suite 4)

...« Donc notre Aimable, qui portait bien son nom, puisque le dernier jour de chaque foire, il offrait la recette entière à l’orphelinat d’Alès (nous sommes loin de notre temps de profit), connaissant « Musique* », comme tout le monde, savait sa misère.

De plus, en bon baratineur, il faisait rire tout le monde en attirant le chaland. Il lui est venu l’idée d’ajouter un athlète à sa troupe. Qui choisit-il ? Musique bien sûr ! Ceux qui l’ont vu ne l’oublieront jamais.

Musique sur l’estrade, dans le vacarme de la « marche des gladiateurs »en maillot de bain, mollets en avant, gonflant ses biceps et étirant un extenseur prévu pour 10 brins (mais muni d’un seul), tout cela avec l’aide d’Aimable qui tenait lui aussi l’extenseur.

Si j’ai dit « la marche des gladiateurs » ne croyez pas que j’invente. Non, c’est au son de cette marche que Musique et un adversaire amateur du public, chacun enfoui dans un tonneau muni d’un bâton et d ‘un fond d’un tonneau en guise de bouclier, mimaient un combat de gladiateurs. Authentique !

Il y avait aussi l’homme le plus fort du monde qui empêchait deux citroën C4 de démarrer en les retenant par des cordes fixées à ses avant-bras (…) et Musique dans tout ça ? Et bien Musique s’arc-boutait devant la citroën et « l’empêchait » de partir. Vous pouvez imaginer comment cela se passait . Dans les rires bien évidemment ! »

« Article tiré d’un numéro de Cévennes magazine N°1016 du 1 janvier 2000, mille excuses auprès de l’auteur dont le nom n’apparait pas sur mon document)

*Musique, surnom donné à cet homme drôle et un peu louffoque, un pauvre personnage comme on en connait dans tous les villages, et dont on se moque souvent.

img240.jpg
Voilà donc, quand vous irez jouer aux boules ou admirer nos pétanqueurs sur la place "Aimable", vous pourrez avoir une pensée "émue" pour notre (ou plutôt "NOS") Aimable de La Calmette si célèbres en leur temps.

Les rues de La Calmette N° 15 quatro

La place Aimable (suite3)

Aimable IIIimg236.jpg

François Béchard, Aimable III, le frère de Jacques, également champion de France et vainqueur du championnat « Inter Alliés » (sorte de coupe d’Europe des alliés après la guerre) se produira dans les foires et exhibitions de lutte gréco romaine pour gagner sa vie. On voit ici son chapiteau.

"Les Alésiens âgés se souviennent que pendant les 3 grandes foires d'Alès venaient de nombreuses attractions foraines telles que (...) Aimable III de La Calmette.

(...) Notre Aimable de La Calmette tenait une baraque dans laquelle se produisaient des lutteurs, boxeurs, haltérophiles. Aimable qui passait sur son pick up des marches américaines demandait aux amateurs (presque toujours complices) de se mesurer à l'un de ses athlètes. Je me dois de préciser que c'était de véritables athlètes.

Aimable III, en tête faisait la "croix de fer" avec deux poids de 20 kg ... Il terminait son numero en tenant à "bras tendu" un poids de 50 kg.

Essayez d'essayer !"

img240.jpg
(à suivre)

20 juin 2011

Les rues de La Calmette N° 15 ter

La place Aimable (suite 2)

Aimable II

aimable II.JPG
img241.jpgAimable II, Jacques Béchard, champion de France de lutte greco romaine, avec sa première épouse Pauline Venetti et son fils (qui montera plus tard un orchestre)
Demain, je vous présenterai Aimable III

Les rues de La Calmette N° 15 bis

La place de l'Aimable

(suite)  Mon appel a été entendu, et c'est avec beaucoup de plaisir que je continue à vous parler de, ou plutôt des, Aimable de La Calmette.img244.jpg

 

 

Il y avait eu d’abord le père Béchard qui s’était appelé « Aimable » de La Calmette, avec ses immenses moustaches, mais ce sont surtout ses fils Jacques et François (ils étaient 3 frères aussi « balèzes » les uns que les autres) qui vont devenir des champions. Los ancians disiàn « son fortas e vigoros coma un buoù »

 

 

 

Jacques, « Aimable II », sera le plus connu, mais François 'Aimable III) finira aussi  grand vainqueur des jeux interalliés (équivalent des championnats d’Europe, sans les pays ennemis). On verra demain plus en détail son histoire.

 

 Aimable II (Jacques) était vendeur de volailles en même temps, car la lutte greco-romaine, même à ce niveau, ne faisait pas toujours vivre son homme. On le voit sur cette photo devant son échoppe avec sa femme Pauline (née Venetti) :

img242.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacques aimable II.jpg
Aimable II de La Calmette est le 2ème assis sur une chaise en partant de la gauche.
img239.jpg
Notre champion de France du lutte, en habit, avec canne et chapeau, chainette et superbes bacchantes ! quelle fière allure ! Quel chic !

 

 

Les rues de La Calmette N°15

La Place Aimable

On aurait du écrire "la place de l'Aimable", et même pour être plus juste, la place des "Aimable".

Pourquoi ?

Savez-vous d'où vient le nom de la place qui se trouve près de la mairie, et où les joueurs de boules aimaient se rencontrer :

Cette place porte le nom d'un de nos plus illustres calmettois, l'Aimable de La Calmette. Et vous verrez au cours des 5 notes qui vont illustrer cette place qu'ils étaient non pas un mais trois "Aimable de La Calmette".

Je me souviens d'une anecdote, alors que j'étais jeune étudiant-travailleur à Paris, je ne sais par quel hasard j'en étais venu à dire que je venais de La Calmette dans un bar de la capitale... un homme s'est alors approché et m'a dit "alors tu viens de La Calmette ? le pays de l'Aimable !" J'étais abassourdi ! qu'il connaisse le village et en plus me parle de quelqu'un de très connu ... dont j'ignorais même l'existence...Il nous a alors raconté...

Je sais que certains d'entre vous pourraient me donner plus d'informations, puisque ses descendants habitent toujours chez nous et ont même certainement des photos. S'ils peuvent me les passer je compléterai cette note sur notre grand homme. Car pour être grand il était grand ! et fort ! Mon grand-père m'avait dit qu'il soulevait une charette comme une vulgaire brouette (coma una vulgara bariota) !

miroir des sports.jpg

En 33, un article lui est consacré dans le « miroir des sports », le journal sportif de l’époque : une vraie consécration ! Pourquoi le titre parle de « père et fils » ? Le fils s’est donc mis lui aussi à la lutte ? Probablement

(Miroir des Sports était un hebdomadaire français d'illustrations photographiques consacré au sport. Créé en 1920, il a cessé de paraître en 1968.

 

MIROIR DES SPORTS No 689 du 10.01.33 Hebdomadaire sportif

 

La révérence de Sonia Henie - A Chartres Wilson gagne devant Leclerc en cross-country - Une visite à Lacquehay, plus ancien coureur français en exercice - Boxe : voctoire décevente de Tenet sur Eder, Guy Bonaugure jongle avec Popesco - Trente ans de la vie d'un speaker par Emily Vylé (phot du Russe Padourny, Aimable de la Calmette, père et fils, Raoul Le Boucher, Le gros Laurent Le Beaucairois, l'Allemand Witzler, Paul pons contre l'Allemand Eberlé

 

 

Un article paru en 1936, lors du décés de M. Orner Garitte, alias « Orner du Bouillon » parle de notre illustre calmettois : « La Louvière - Mardi 6 octobre 1936. Mort de, M. Orner Garitte.

Aucun athlète ne connut, vers 1900, époque où la gréco-romaine était universellement prisée, autant de succès que notre concitoyen. C'était un superbe athlète, sympathique, aux formes harmonieuses, connaissant à fond la science de la lutte, la pratiquant avec art et loyauté. Les contemporains d'alors se souviennent encore des retentissantes victoires qu'il remporta au temps où se disputait à l'Apollo ou au Cirque de Paris, la fameuse "ceinture d'or", l'insigne récompense qui était attribuée au meilleur. Orner du Bouillon! nom glorieux pour les sportsmen d'alors, qui se détachait victorieusement de toute une lignée de champions de renom, tels que les Français Paul Pons, Chalzet le Trappeur, Aimable de la Calmette, Laurent le Beaucairois, le fameux lutteur turc Adali Hali, Hackenschmidt, Raoul le Boucher, Petersen et autres athlètes fameux.

Orner du Bouillon disparaît à l'âge de 62 ans, après une vie de labeur incessant. »

L'année dernière, Midi Libre parlait de lui dans un article :

"En souvenir d'une foire d'octobre disparue Marcus lance un défi à la lutteuse du Palais des sports 

Autrefois En souvenir d'une foire d'octobre disparue Marcus lance un défi (...) au rendez-vous d'octobre, Aimable de la Calmette (cet émule de Louis Uni ... affrontait au catch ou à la lutte gréco-romaine l'un des costauds de l'équipe. ..."

Mais on retrouve surtout sa trace dans de nombreuses publications anglaises ou allemandes  (comme quoi nul n'est prophète dans son pays):

apollon%20postcard%20pic.jpg "Les Rois de la Lutte / Apollon, The Emperor of Athletes, Apollon : Un Demi-Dieu de la Force "

July, 1900. Vienna, Austria. The French Giant was disqualified in the two last matches against Aimable de la Calmette (Judge Baur), and against the eventual winner Pons (Judge Silberer). .. (Le géant français a été éliminé dans les deux derniers matchs contre Aimable de la Calmette (juge Baur), et contre Pons, le futur gagnant (juge Silberer).)

Hans Schwarz (* 19. August 1883 in Berchtesgaden; † 1960) war ein deutscher Ringer und mehrfacher Weltmeister im griechisch-römischen (…) Auch bei der Weltmeisterschaft im Jahre 1912 in Göteborg siegte Hans Schwarz. Er gewann vor S. Toumisto, Adolph Steurs, Belgien, Järvinen, Finnland und Hjalmar Lundin aus Schweden. Schließlich gewann er 1913 in Wien seinen vierten WM-Titel im Schwergewicht vor J. Smeykal aus Böhmen, A. Anglio, Martinique u. Aimable de la Calmette, Frankreich.( Aussi au  championnat du monde à Goeteborg triomphait en 1912 Hans Schwarz (le noir). Il a gagné Toumisto, Adolph Steurs, (Belgique), Järvinen,( Finlande) et Hjalmar Lundin (Suède). Enfin, il gagnait principalement ses quatrièmes WM-Titre en 1913 à Vienne face à J. Smeykal de Böhmen, A. Anglio de la Martinique et Aimable de La Calmette, (France).)

 

 

"…Kurz bevor Hans Schwarz 1914 in der deutschen Reichswehr in den 1. Weltkrieg ziehen musste, gewann er noch ein stark besetztes Turnier in Leipzig vor Aimable de la Calmette, Georgewitsch, Serbien und Mazetti, Italien. Nach mehreren Verwundungen wurde er 1917 entlassen." (Peu avant qu'Hans Schwarz en 1914 les « déversoirs» du Reich allemand dans la 1re guerre mondiale a gagné un tournoi fortement occupé à Leipzig face à des Aimable de La Calmette, des Georgewitsch (Serbie) et Mazetti, (Italie). Après plusieurs blessures, il sera congédié en 1917.

 

"Elise Gillaine Herbigneaux—alias Miss Apollina—was born in Tongrine, a little village in the [

…, but Apollina wanted deeply what she yearned for. Did she not already come in secret She frequented the Arasse Gymnasium in the Rue de Ménilemontant, which was at that

time the meeting place of all the wrestlers and amateurs of Paris, and she trained with Roul de Cahors, Walford ,Constant le Boucher, Schakmann, and Aimable de la Calmette."

(Elise Gillaine Herbigneaux , alias Miss Apollina-était née à Tongrine, un petit village dans [ …), mais Apollina voulait très fort ce à quoi elle aspirait. Ce n’est de fait pas un secret qu'elle a fréquenté le Arasse gymnasium dans la rue de Ménilmontant, qui était en ce temps-là l'endroit de réunion de tous les lutteurs et amateurs de Paris, et elle s'est exercée avec Roul De Cahors, Walford, Constant le Boucher, Schakmann, et Aimable de la Calmette.)

 

1899 :"Georg Hackenschmidt (* 20. Juli 1878 in Jonrief bei Dorpat, Estland; † 19. Februar 1968 in Dulwich, England) war ein Ringer und Gewichtheber estnischer Herkunft, Weltmeister der Berufsringer im griechisch-römischen Stil 1901 und im freien Stil (Catch-as-catch-can) von 1905 bis 1908.

Nachdem Georg Hackenschmidt einigermaßen wieder hergestellt war, startete er bei der Weltmeisterschaft der 200px-Hackenschmidt_1903.jpgBerufsringer 1899 in Paris. Er gewann dort seinen ersten Kampf gegen Porthos, Frankreich in 18 Sekunden, schulterte Robinet aus Frankreich in 4 Minuten und Aimable de la Calmette aus Frankreich in 47 Minuten. (…)

Début des années 1900  "Zu Beginn des Jahres 1900 gewann Georg ein großes Profiringerturnier in Moskau und gewann kurz darauf ein weiteres Turnier in Moskau, bei dem er u. a. die Weltklasseringer Aimable de la Calmette, Nikolai Petrow, Constant le Boucher, Belgien, Peyrousse, Frankreich u. Michailow, Bulgarien besiegte."

Un autre document nous rappelle ses exploits, le compte rendu journalier du championnat à Vienne en 1901 :

« WIEN,1901

07.04.
Paul Pons S Honas
Aimable de la Calmette S Heinrich Stark
Hermann Axer S Adolph Specht
Dirk van den Berg S Alfred Miesbach
Heinrich Eberle S Clement le Terrassier
08.04
Jess Petersen S Franzel
Axer S Sporer
Laurent le Beaucairois S Specht
Eberle S Honas
Omer de Bouillon U Giovanni Raicevich
Michael Hitzler S Stark
George Hackenschmidt S Jakob Koch
van den Berg S le Terrassier
Aimable de la Calmette S John Piening
09.04
Aimable de la Calmette
S Sporer
Pons S Franzel
Eberle S Specht
Piening S Honas
Bouillon S Raicevich
10.04
Hitzler S Franzel
Hackenschmidt S Sporer
Miesbach S Figini
Koch U Piening
Laurent le Beaucairois S Charles Axa
11.04.
Raicevich S Specht
Halil Adali S Sporer
Laurent le Beaucairois S Koch
Bouillon U le Terrassier
Petersen S Figini
12.04.
Bouillon S Honas
Raicevich S Franzel
Hackenschmidt S le Terrassier
van den Berg S Figini
Adali S
Aimable de la Calmette
13.04.
Koch U Petersen
Raicevich U Stark
Laurent le Beaucairois S le Terrassier
Charles Axa S Figini
14.04.
Piening S Miesbach
Hackenschmidt S Axa
Eberle S Figini
Petroff S Bouillon
Pons
S Aimable de la Calmette
15.04.
Aimable de la Calmette S Raicevich
Petroff S le Terrassier
Hackenschmidt S Bouillon
Stark S Miesbach
16.04.
Bouillon S Figini
Pons S Axa
Eberle S van den Berg
Raicevich S Stark
18.04.
Hitzler S Adali
Raicevich S Piening
Pons S Petroff
19.04.
Hackenschmidt S Petroff
Hitzler S le Terrassier
Piening S Figini
Pons S Bouillon
20.04.
Hitzler U Koch
Hackenschmidt U Laurent le Beaucairois
21.04.
Pons S le Terrassier
Petroff S Hitzler
Adali U Laurent le Beaucairois
22.04.
Aimable de la Calmette U Hitzler
Laurent le Beaucairois S Piening
Adali S Petroff
23.04.
Axa U Raicevich
Adali U Hackenschmidt
24.04.
Hackenschmidt S
Aimable de la Calmette
Pons S Hitzler
Petroff S Piening
Koch S Raicevich (forfeit)
25.04.
Hackenschmidt S Piening
Laurent le Beaucairois S Petroff
Aimable de la Calmette S Bouillon
27.04.
Adali S Laurent le Beaucairois
Aimable de la Calmette S Axa
le Terrassier S Figini
Raicevich S Miesbach
28.04
Hackenschmidt S Pons
Adali S Miesbach
Laurent le Beaucairois S Figini
29.04.
Pons S Laurent le Beaucairois
Bouillon S Miesbach
Aimable de la Calmette S Stark
Koch U le Terrassier
30.04.
Adali U Hackenschmidt
01.05
Hackenschmidt S Miesbach
Adali S Pons
le Terrassier S Stark
02.05
Laurent le Beaucairois S Miesbach
Aimable de la Calmette S le Terrassier
Pons S Axa
Koch S Bouillon
Petroff S Figini
03.05.
Adali vs. Hackenschmidt
(Adali became ill and contest did not take place)
Pons S Miesbach
Hackenschmidt S Stark
Aimable de la Calmette S Laurent le Beaucairois
Axa S Figini
Koch S le Terrassier
04.05.
Pons S Stark
Petroff S Axa
Hackenschmidt S Figini
le Terrassier S Miesbach
05.05.
Hackenschmidt S Adali
Petersen S Fengler
Koch U Petroff
Endstand:Sieger: George Hackenschmidt
2.
Halil Adali
3. Paul Pons
4. Aimable de la Calmette
5. Laurent le Beaucairois

 

"In accordance with this policy only the third opponent assigned to me was one of the best French wrestlers, the versatile Aimable de la Calmette This athlete, as I soon discovered, was not nearly so strong as I, but far more experienced, a fact which made it necessary for me to be careful, for an experienced wrestler is far more dangerous than one who is merely strong.  One is never safe from surprises, and it is almost impossible to calculate on what such wrestlers may do.  Well, I threw the worthy Aimable after forty-seven minutes, but learned a great deal in the course of this struggle*.  On the following day Laurent le Beaucairois, a very strong and clever performed, appeared on the scene.  Till then I had not believed it possible hat so corpulent a man-Laurent weighed 18 st. 12 lb., though he was slightly shorter than I- could show so much activity and nimbleness.  Laurent was an old hand at the game, having wrestled for fifteen years, and it did not look as if there was much chance for me who had scarcely had fifteen months' experience.  In strength I was the Frenchman's equal, if not his superior, and I made up mind to be on my guard and give no chances.  We wrestled for thirty minutes when the referee declared the contest a draw.

*Le souple Aimable de la Calmette. Cet athlète, comme je l'ai bientôt découvert, n'était pas vraiment plus fort que moi, mais bien plus expérimenté, un fait qui a rendu nécessaire que je fasse attention, parce que un lutteur expérimenté est bien plus dangereux qu'un qui est simplement fort. On n'est jamais sûr des surprises, et il est presque impossible de savoir ce que de tels lutteurs peuvent faire. Bien, j'ai « jeté » le digne Aimable après quarante-sept minutes, mais appris beaucoup au cours de cette lutte.

Voilà, chers amis calmettois et d'ailleurs quelques informations concernant notre grand champion de catch et de lutte greco-romaine qui porta jusqu'à l'international la renommée de notre village.

 

Les rues de La Calmette N°14 (suite)

P3058316.JPGLa rue de la forge (suite)

L'origine des métiers du fer remontent loin dans l'histoire, et même jusque dans la préhistoire. Entre le XIème et le XVème siècle il était rare que la forge appartienne au forgeron, elle appartenait au seigneur local, qui en possédait les droits, et en récupérait les bénéfices en y plaçant un forgeron salarié. Même entre 1600 et la révolution certaines forges restent la propriété soit d'un noble soit d'un bourgeois qui en a acheté les droits. 

Depuis toujours le métier de forgeron exerce un attrait important sur les autres habitants du village. A cela plusieurs raisons :

·        Tous les paysans, mais aussi la plupart des autres métiers ont un besoin indispensable du forgeron pour leurs outils. Même si plupart d'entre eux essayent d'être autonome, la réparation d'un araire ou d'une roue de charrette nécessite rapidement tout l'appareillage du forgeron.

·        Certainement aussi, le fait qu'étant situé dans le village il est connu de tous. On peut supposer que l'hiver l'atelier du forgeron réunis souvent les villageois, c'est un des rares lieux correctement chauffé. En cela il devient une source d'information pour les paysans qui n'habitent pas dans le village et viennent faire réparer leurs outils ou ferrer un cheval.

ferrage diable.JPG

·        Et c'est très certainement un métier "noble", peu accessible à la majorité des villageois, car l'investissement est lourd pour fabriquer la forge et acheter l'ensemble des outils.

·        Contrairement aux métiers comme meunier, tisserand, tailleur d'habits, ...la clientèle des forgerons ne leur apportait pas la matière première, il y avait de ce fait nettement moins de conflit pour établir le prix, et moins de suspicion de vol à son encontre.

·        Les forgerons étaient souvent au cœur des villages (ou les anciennes paroisses et gros hameaux), alors que la plupart des autres métiers, comme les tisserands ou les meuniers étaient plutôt à l'extérieur.

·        Le métier de forgeron se décline en différentes spécialités : maréchal ferrant, serrurier, faiseur de cercles, faiseur de charrue, maréchal, chaudronnier, maréchal des forges,...

·         Le fer, matière première des forgerons, est assez courant dans toute l'Europe et même en France. Mais sa qualité est très variable (du fait du pourcentage de fer dans le minerai, mais aussi des impuretés que ce minerai contient). S'il existe un forgeron quasiment dans chaque commune, il existe peu de site d'extraction du minerai et de production du fer. Aussi chaque aciérie a ses spécialités, mais aussi le fer qu'elle produit est très caractéristique. 

( informations et texte empruntés à philippe.picard/métiers pages perso-orange.fr, voir aussi www.ac-nancy-metz.fr/pres-etab/hautsdeblemont/Village/forgeron.htm 

19 juin 2011

Les rues de La Calmette N°14

P3058316.JPGLa rue de la forge.

 « En dehors du lavoir, réservé aux femmes, bugadieras, du clu et du café pour les hommes, l’antre du forgeron faisait également office de clu quand le mauvais temps empêchait les paysans d’aller aux champs. Les hommes inoccupés … se retrouvaient à la forge …avec son gigantesque soufflet, son enclume, ses odeurs de corne brûlée et de charbon, ses bruits de marteau, elle était vivante. » (La mémoire du village- L. Chaleil)

C’était aussi le cas à La Calmette. L’atelier du forgeron se trouvait à l’angle de l’actuelle place du griffe et de la rue de la forge. Quand il n’avait pas d’ouvrage et que personne ne venait le voir, notre forgeron, bien connu pour « chiquer » habillement la fin de ses cigarettes, descendait jusqu’à la rue de la république discuter avec les clients du café ou de la boucherie.

forge 2bis.JPG

 

 

Au XIVe siècle naît une forme primitive d'industrie (martinets et forges à feux) dans la vallée du Gardon. On exploite des mines de fer (aujourd'hui à l'abandon) sur les hauteurs avoisinantes. La forge désigne à la fois l'atelier du forgeron et le foyer de chauffe du métal. Le foyer de la forge est alors doté d'un système de soufflerie, avec un soufflet actionné manuellement dans les forges primitives.

180px-Soufflet-1897.jpg

Elle comporte également une ou plusieurs enclumes et un baquet d'eau pour refroidir rapidement le fer chaud, et donc durcir la pièce forgée.

Le forgeron utilise des pinces, des marteaux, des masses, des ciseaux, des poinçons, des tranches, des brosses, des griffes et plusieurs autres outils pour travailler le métal. Il se sert également de gabarits lorsqu'il a besoin d'objets produits en plusieurs exemplaires.

Il est à même de fabriquer ses propres outils selon ses besoins, en fait il forge à la main et assemble des pièces de métal pour réaliser des objets usuels ou entrant dans la composition d'un bâtiment ou d’un outil (charrue, herse…).

La forme finale une fois obtenue, après avoir porté le métal à incandescence dans des fours hautement réfractaires, la pièce est généralement soumise à des traitements thermiques permettant de contrôler le durcissement ou l'adoucissement de la pièce en fonction de son usage. Au Moyen Âge, les pièces sont chauffées dans un brasier de charbon de houille dont le feu est entretenu par une soufflerie connectée à une tuyère.

tuyere.jpg

(tuyère, XVIIIe)

Le forgeron utilise essentiellement le fer, l'acier et le bronze, parfois le cuivre ou l’argent.

Dans nos villages, le forgeron était aussi, souvent, le maréchal-ferrant dont le métier est principalement de ferrer les chevaux. C’est aussi lui qui cerclait à chaud les roues de charrettes fabriquées par le charron. S’il en avait la formation, il était également serrurier.

image d'épinal forge.jpg

18 juin 2011

Rue de l'abrivado

Petit clin d'oeil au passage... avez-vous remarqué où a été prise une des photos ?

concours d'abrivados 255 rue de l'abrivado.jpg
rue abrivado.JPG
L'objet d'une prochaine note dans la rubrique "les rues de La Calmette " ?

Les rues de La Calmette N°13

La rue du Moulin à vent

On entendait sur les chemins « les grelots des mulets chargés de sacs de farine » (L. Chaleil – la mémoire du village)

Au XIIIe siècle, on disait : « l’eau est au roi, le vent n’est qu’à Dieu ». Les paysans devaient en effet payer un impôt, la banalité, pour pouvoir utiliser le moulin à eau, alors que le vent, omniprésent dans notre région, est gratuit. Les premiers moulins à vent ont été construits dès cette époque. Edifié sur une colline pour bénéficier du courant d’air plus régulier et plus puissant, le moulin à vent de La Calmette était construit en pierre et coiffé d’une « capelade », chapeau conique tournant sur lequel était fixés des bras .

moulin à vent 5 la calmette.JPG
moulin à vent imaginé "tel qu'il pouvait être à La Calmette"...
 
 

 

Il avait ainsi 4 ailes entoilées et le meunier, tel un marin, orientait les bras de son moulin et grimpait sur ses ailes pour réduire la toile quand le vent forcissait. Il ne fallait pas risquer la casse ni brûler la farine : il était payé en pourcentage du grain apporté !

On aperçoit encore les « tours » ou "futs" de ces moulins abandonnés. Puis, le vent étant trop capricieux, l’eau lui reste préférée comme en témoignent certains écrits, mais les déboisements excessifs (notamment au moment des croisades menées par Saint Louis) rendront bientôt les ruisseaux aussi inconstants que le vent. On reviendra alors au moulin à vent, même si les deux ont dû longtemps fonctionner en parallèle.

Je reviendrai plus tard dans une autre note sur l'histoire du moulin à eau de La Calmette, nettement plus ancien que le moulin à vent puisqu'on peut lire dans le "La Calmette" de l'abbé Lamoureux que

"un prieur de La Calmette a reçu EN 1320, du Prévot Guillaume de la Sale et du Chapitre une donation et fonda dans l'église de Nîmes un anniversaire perpetuel pour lequel il hypothèqua les revenus relevant d'un moulin qu'il avait construit sur la rivière de Braume, près du pont de St Chaptes".

On les trouve généralement sur les collines proches des villages, à portée de vent, comme pour La Calmette.

Les « moliniers »formaient un corps de métier important.  Les moulins à eau durèrent plus longtemps, car l’eau était plus abondante qu’aujourd’hui, « parce que les gens ne déboisaient pas à outrance » nous dit L. Chaleil, et il ajoute : Les meuniers avaient mauvaise réputation ; on les accusait de tricher sur le grain qu’on leur apportait (…) Un proverbe courrait « Le meunier troue le sac, prend la farine et puis accuse les rats ».

« è puei dis qu’es li rats ».

 

La vie des moulins a toujours été liée aux cultures environnantes. Avant l’essor des transports, et pour éviter péages et vols, les agriculteurs devaient transformer sur place les céréales nécessaires à leur alimentation. Au XVIIe siècle, les oliviers occupent une place prépondérante dans notre région. Meuniers et « mouliniers » étaient au cœur de la vie économique et sociale. On disait d’ailleurs « qui veut ouïr des nouvelles, au four et au moulin, il s’en dit de belles ».

L’avènement de la vigne, alors plus rentable, aura raison des moulins et de leur poésie. Seule demeure son image passée. Don Quichotte ne viendra plus à La Calmette affronter ce géant de la colline.

 

C'est aux meules que le moulin emprunte son nom. Il se définit d'ailleurs par la simple présence d'un couple formé d'une première pierre appelée "dormante" et d'une seconde mue par l'énergie éolienne ou hydraulique appelée meule "volante" ou "tournante".

Leur fonction première : concasser et réduire en farine n'importe quel type de grain de céréale (ou plus tard, des olives).

 Le moulin est de type "gascon" avec une tour de diamètre extérieur constant. Il est recouvert d'une toiture.
Sous la calotte pointue du toit se situe une puissante assise de charpente tournante. L'arbre des ailes (en cœur de chêne) repose sur la charpente et pèse environ une tonne.plan moulin à vent 1.JPG
Cette charpente s'oriente au vent. Elle est mue par une longue perche de bois tenue en deux points (à sa base et au poinçon). Cette perche s'appelle "queue".

Sur l'arbre est fixé le grand rouet garni de dents qui s'engrènent dans une autre pièce nommée "lanterne". Un fer de meule (arbre métallique) plan moulin à vent 2 arbre.JPGrelie la "lanterne" à la "meule courante".

Dans le cas du moulin à vent, comme dans celui du moulin à eau, le système de mouture est le même.

Quelques précisions sur les éléments du moulin :

 

1 – Chapeau : Il désigne le toit, ou la calotte d'un moulin à vent. Dans le cas du moulin à tour, il est mobile et glisse sur un chemin dormant. Celui-ci est soit une sorte de rail en bois, ou bien un système formé de patins glissant dans une entaille creusée dans la pierre du corps du moulin. Pour résister aux vents violents, le chapeau conique ne déborde pas de la tour.

2 – Fût : C'est le nom donné à la tour qui constitue le corps du moulin.
Elle peut être cylindrique, forme la plus ancienne et la plus répandue dans toute la France.

3 – Queue : Aussi appelée guivre ou gouvernail, cette longue tige de bois, solidaire du chapeau,  permet au meunier d'orienter les ailes face au vent.

4 – Ailes : Elles sont quatre et constituent le moteur du moulin à vent. Chaque aile est composée d'un axe médian, la vergue, qui supporte des barreaux transversaux. Sur cet ensemble, le lattis, on tend les toiles, deux par aile, en lin ou en chanvre.

5 - Arbre-moteur : Cet axe en bois, élément essentiel du moulin, transmet l'énergie diffusée par le mouvement des ailes aux meules, grâce à un système d'engrenage. La tête de l'arbre est traversée par les vergues des ailes.

6 – Rouet : Il s'agit de la partie de l'arbre-moteur, cette grande roue dentée qui est située sur le même plan que les ailes. Au contact de ses dents en bois appelées alluchons, elle entraîne un engrenage horizontal : c'est le système du renvoi d'angle.
7 – Lanterne : Appelée aussi pelote ou fusée, elle est constituée de deux plateaux circulaires en bois, reliés par sept ou neuf fuseaux, et transmet le mouvement du rouet aux meules.

8 - Meules : Elles fonctionnent par paire. La fixe est nommée "dormante" ou "glissante" en dessous, la mobile "volante" ou "vivante", au-dessus.

9 - Gros fer : C'est l'axe métallique, solidaire de la lanterne. Il transmet le mouvement à la meule mobile.

10 - Trémie : Placé au-dessus des meules, ce gros coffre en bois en forme d'entonnoir, contient les grains avant qu'ils ne s'écoulent pour être broyés.
Il est équipé d'une clochette qui tinte pour avertir lorsqu'il est presque vide : les meules ne doivent jamais tourner à sec.

11 - Blutoir : Un grand moule tapissé de soies, les laizes dans lequel la farine et le son sont tamisés pour être triés au sortir de la meule.

12 - Goulotte : Il s'agit d'un tuyau de bois par lequel s'écoule la farine jusqu'au rez-de-chaussée, où le meunier la met en sacs.


 

moulin de La Calmette avec ailes.JPG
Vous imaginez ce que ça donnerait aujourd'hui, au milieu des maisons...
moulin à vent sous la neige.JPG

rue du moulin à ventLe moulin à vent... avant

que ne se construisent toutes les maisons tout autour...et ce n'est pas si vieux!

 

16 juin 2011

Les rues de La Calmette N°12

La rue des cigale (fin)

Et pour terminer cette ballade avec nos amis les cigales, je vous raconterai cette savoureuse aventure arrivée dans un village, ailleurs... mais ça aurait pu être à La Calmette !

«Le maire de Lagnes et les cigales

Du temps qu'il était maire de Lagnes, au pied du Luberon Ouest, mon ami Jean Lèbre voyait son village grossir chaque été d'un certain nombre de résidents secondaires ou touristes épisodiques séduits par l'environnement.
Parmi ceux-ci, il y eut un couple qui prit la peine d'écrire au maire pour demander : « Ne serait-il pas possible de trouver une solution pour faire taire les cigales pendant la sieste de l'après-midi ? »
[...] L'on a beau être « blindé » lorsqu'on est élu villageois, pareille demande désarçonne un peu et on se prend à rêver à la naïveté de certains citadins qui croient qu'un maire peut tout faire, y compris faire taire les cigales et peut-être même arrêter les violences du mistral !
Néanmoins, Jean Lèbre fit savoir aux pétitionnaires qu'il allait proposer au conseil municipal le vote d'un arrêté spécial, dont il joignit le brouillon-projet à un courrier qui resta hélas sans réponse.
Mais Jean Lèbre conserva longtemps par-devers lui (et peut-être le possède-t-il encore) le texte de cet arrêté qu'il ne fit jamais voter à son conseil municipal... Ce qui est bien dommage pour l'histoire de la cigale. Voici ce texte:

«Commune de Lagnes,
Nous Jean Lèbre, Maire de Lagnes,
Vu le Code d'Administration Communale,
Vu la pétition présentée par certains habitants estivaux,
Attendu qu'il nous appartient de protéger le bon état de santé de la population,
Attendu qu'il nous appartient de maintenir la réputation de bonne hospitalité de notre village,
Arrêtons :

Article l : il est interdit aux cigales sédentaires ou de passage de perturber le silence de la campagne et du village de Lagnes par leur chant entre treize et seize heures pendant les mois de juillet et août de chaque année, à partir de la date d'application du présent arrêté.

Article 2 : Les habitants de Lagnes, et le garde champêtre, sont invités à veiller scrupuleusement à l’application de cette décision du conseil municipal.

Fait à Lagnes le...
Signé : Le Maire, Jean Lèbre »

cigale-de-profil-405x540.jpg

 La cigale en rit encore...

Les rues de La Calmette N°12

La rue des cigales (suite 6)

La Fontaine nous a enchanté avec ses fables, mais s’il connaissait bien certains animaux, tels que le Renard, le Loup, le Chat, le Corbeau et tant d'autres ; par contre il semble que la Cigale et son chant lui étaient totalement inconnus. Oublions le fait qu’il fait l'apologie du puissant sur le faible, même s’il enseigne d’être prévoyant, et incite à ne pas aider son proche…mais rectifions les faits !
(La Cigale est cantonnée dans les régions de l'olivier, La Fontaine ne l'a jamais vue et entendue ; pour lui la célèbre chanteuse est certainement une sauterelle.).

La tradition voudrait que ce soit le fabuliste grec Esope, l'auteur de cette fable. Un Grec n’aurait pas confondu cigale et sauterelle. La Fontaine, s’il a « plagié », n’aura pas su traduire…

La Cigale se nourrit exclusivement de sève, la fable nous conte des non-sens absurdes. Il n'y a plus de Cigales quand souffle la bise; elle ne peut quémander l'aumône de grains de blé et supplier de lui prêter des mouches ou vermisseaux; elle serait incapable de les manger.

La réalité intervertit les rôles imaginés par la fable. Le quémandeur sans délicatesse est la fourmi ; la Cigale partage volontiers le nectar avec elle, et notre fourmi n'hésite pas à pirater son breuvage. Après cinq à six semaines de liesse, la chanteuse choit de l'arbre, épuisée par la vie. Pillarde toujours en quête de dépouilles, la fourmi la réduit en miettes qui vont grossir son stock de provisions.
Une vérité bien différente donc !

(Francis Fabre, de l’ADEP, nous l’avait d’ailleurs déjà expliqué dans une note d’un ancien bulletin municipal, et il terminait par cette phrase : « Pauvre cigale sans souci, riche de tant de symboles, votre sort n’est pas beau et vous méritez une autre réputation que celle que vous ont faite la légende et les siècles »).

 

La Cigale, ayant chantécigale1.JPG
Tout l'été
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue:
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi
sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi
n'est pas prêteuse:
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais,
ne vous déplaise.fourmi1.JPG
Vous chantiez? j'en suis fort aise:
Eh bien! dansez maintenant.

Les rues de La Calmette N°12

La rue des cigales (suite 5)

Les malheurs de la Cigale commencent dès la ponte.

Alors que notre insecte est absorbé dans son œuvre maternelle, un minuscule moucheron noir, de quatre à cinq millimètres, muni lui aussi d'une tarière, se tient sur les talons de la pondeuse. Dès que la Cigale vient de déposer ses huit à dix œufs, notre pirate dépose un œuf, d'éclosion hâtive, donnant un petit ver, qui dégustera une dizaine d'œufs à la coque.

Au cours de sa vie souterraine, la larve de Cigale est la proie d'un insecte carnivore : la courtilière, appelée aussi "taupe-grillon".

Quand la Cigale sortie de terre, mue pour la dernière fois, elle peut être mangée par les fourmis, les araignées, oiseaux, guêpes, mante religieuse, etc.

Quand elle est adulte, le moineau s'en montre friand, mais elle a un autre ennemi plus terrible, c'est la sauterelle verte, chasseresse carnivore, pratiquant surtout la nuit, alors que la Cigale se repose de ses symphonies diurnes. Il n'est pas rare d'entendre la nuit les lamentations de notre Cigale, disséquée vivante par la locuste, armée d'une forte mâchoire. Elle a beau se trémousser et crier, elle sera éventrée et vidée. La sauterelle n'hésite pas à se lancer à la poursuite de la Cigale en vol, tel l'épervier poursuivant la tourterelle.

Son seul moyen de défense est de fuir ou se poser sur des objets qui ont la même couleur qu'elle : les écorces, les feuilles mortes. Elle se camoufle.

C’est un fait reconnu. Autour de la Méditerranée, il y a de moins en moins de cigales. On évoque la pollution et les produits chimiques. Certaines cigales étudiées il y a deux siècles, comme la Tibicina Tomentosa, dit cigalon de Provence, ont pratiquement disparu.

 

(Information tirée du site de Roger Coudrey « la cigale » : http://rogercoudrey.chez.com/insecte.html)

 

 

Les rues de La Calmette N°12

La rue des cigales (suite 4)

A partir de la mi-juillet, la Cigale pond de 300 à 400 œufs, blancs, longs de deux millimètres et demi sur un demi-millimètre de largeur, coniques aux deux bouts, semblables à de minuscules navettes.

La Cigale confie sa ponte à une branche ou rameau sec, de la grosseur d'une paille à un crayon. Elle choisi un mûrier, cerisier, saule ; mais sa préférence va vers l'asphodèle sec (plante bulbeuse à fleurs blanches) à la tige longue et lisse.(…) Notre insecte dépose de six à quinze œufs, retire la double scie de la tarière, le lambeau se referme, notre Cigale monte de quelques centimètres et recommence l'ensemencement, et ainsi, cette opération se répétera trente à quarante fois, sur une ou plusieurs tiges.
Courant septembre, les œufs passent du blanc au blond; début octobre, les yeux apparaissent et l'éclosion à lieu par un beau soleil d'automne.
Par la tige fendue lors de la ponte, apparaissent les larves primaires, sorte de minuscule poisson avec une arête ventrale (gaine où sont logées les pattes). La larve déchire ce fourreau provisoire et s'en extrait. Cette défroque est retenue à la brindille par un filament.

Notre larve reste dans ce godet suspendu, le temps de prendre un bain de soleil, de se raffermir et prendre des forces, du blond elle passe à l'ambre.
Enfin la chute au sol a lieu. Sans tarder, la larve se met à creuser pour descendre dans la terre. Elle creuse avec ses pattes de devant, qui coupent les racines qui la gênent.
Notre Cigale commence ses quatre à six années de vie souterraine.

 

Nous venons de quitter notre minuscule larve, de la taille d'une puce, au moment où elle plongeait dans les profondeurs du sol. Elle creuse de longues galeries souterraines, à la recherche de racines, pour se nourrir de leur sève.
Les pattes de devant creusent et coupent, les pattes de derrière poussent la terre en arrière et les pattes du milieu servent à tenir l'équilibre pendant que les deux autres paires œuvrent.
Quand il fait froid, elle s'enfonce davantage; quand il fait chaud, elle remonte vers la surface.
La larve grossit, en subissant quatre mues : sa peau n'est pas élastique ; chaque fois qu'elle grandit, elle la déchire et en change. Les yeux sont gros et blanchâtres, nébuleux, non aptes à voir; d'ailleurs à quoi bon la vue sous terre.

Au cours de sa dernière mue, elle se transforme en larve nymphoïde, la sortie est proche. Dans son ultime carapace, tous les éléments du corps sont prêts, mêmes les ailes.
Au mois de juin - quatre ans se sont écoulés- la larve nymphoïde, boueuse, sort de terre par un gros trou (de la taille d'un pouce), sommet d'un canal vertical d'environ quarante centimètres de long. Elle a cimenté les parois de ce puits avec de la boue formée par un mélange de terre avec son urine.

La larve quitte son trou, à présent ses yeux sont moins luisants, aptes à voir. Elle cherche un support (brindille, tige, rameau) sur lequel elle se fixe solidement. C'est le moment où la jeune Cigale quitte sa dernière enveloppe.

cicade2e.jpg
cicade3e.jpg


Le thorax se fend sur le dos et par la fissure, l'insecte lentement émerge. Les ailes sont froissées, humides, oranges avec des nervures vert tendre ; le corps est d'un vert pâle avec le thorax à peine brun, d’où l’expression provençale “cigalo pas madure” (cigale pas mûre, donc encore verte). Elle reste pendue à sa dépouille trois à quatre heures, au cours desquelles ses ailes se défroissent et sèchent ; son corps se durcit, perd sa couleur verte, devient entièrement brun. Durant cette ultime phase, elle est la proie, sans défense, des prédateurs.

Enfin notre Cigale s'envole, laissant sa défroque solidement accrochée pendant des mois, résistant aux intempéries.

 

(Information tirée du site de Roger Coudrey « la cigale » : http://rogercoudrey.chez.com/insecte.html) , photo : http://faneetflore.haploscience.com/citida.html

14 juin 2011

Les rues de La Calmette N°12

La rue des cigales (suite 3)

Nom scientifique : Cicadoidea
Nom latin : Cicada {formé du grec KICCOS (membrane) et ADO (chanter)}
Nom Provençal : Cigala
Elle chantait déjà voici plus de deux millions d'années.
Abondante en Provence, ce n'est pas son seul lieu de résidence

 

La Cigale craquette ou stridule.
Si vous observez une Cigale chantant, vous verrez son ventre bouger de bas en haut.
Comment tout cela fonctionne ?
Une partie du corps fonctionne comme l'instrument de musique appelé "cymbale". Sous la poitrine, en arrière des pattes postérieures, il y a deux opercules qui servent d'étouffoir; sous ces couvercles se cachent deux cavités, connues en Provence sous le nom "li capello" (la chapelle), l'ensemble forme "la gleiso" (l'église). Ces cavités sont limitées : par une membrane fine et molle, en arrière par une pellicule irisée dénommée "mirau" (miroir). Ces ensembles (chapelles, miroirs) sont les appareils de résonance, ils ne produisent pas le son, mais le modifient.

Le véritable organe sonore est ailleurs. Sur les flancs externes des chapelles, à la jonction du ventre et du dos, se situe une ouverture ovale "le sifflet", masquée par l'opercule. Ces ouvertures donnent accès à une cavité : la chambre sonore, dont la paroi externe forme une protubérance d'une coloration noir mat, juste en arrière du point d'attache des ailes postérieures. La paroi intérieure de cette chambre sonore est formée par une petite membrane ovale blanche appelée cymbale, parcourue diamétralement par des nervures qui lui donnent du ressort. Cette cymbale semblable à une écaille bombée est actionnée par un muscle, qui se raccourcit et s'allonge, comprimant ou déprimant la cymbale. Ces déformations s'accompagnent de cliquetis, ils se font très rapidement (300 à 900 par seconde). Ainsi vibrent les deux cymbales. C’est un peu comme un couvercle de boite en fer blanc, pressé avec le pouce, puis relâché sèchement.

Les opercules sont immobiles. C'est l'abdomen qui, se relevant ou s'abaissant fait ouvrir ou fermer l'église. (…) Le son varie selon les circonstances : le son amoureux plein d'ampleur peut devenir lent si elle est inquiète ou aperçoit un danger latent, pour devenir de détresse, rauque et bref, lorsqu'elle est capturée.

Certaines soirées leur chant s'interrompt entre 19 heures / 20 heures pour reprendre une demi-heure plus tard pour environ une nouvelle demi-heure. Cet événement est dû à un phénomène atmosphérique. Au coucher du soleil, la température chute et l'humidité de l'air augmente, notre insecte est très sensible à cette humidité et stoppe son chant. Puis environ trente à quarante minutes après ce coucher de soleil, la température remonte, chassant l'humidité, alors notre cigale reprend son chant jusqu'à la nouvelle chute de température, définitive.

La tête porte : deux yeux, deux antennes, l'appareil de succion.
Les antennes lui permettent de sentir les odeurs et de toucher ce qui l'entoure.
La vue est très fine. Ses gros yeux à facettes (14 000) lui permettent de voir à gauche et à droite en même temps. Elle possède en plus trois petits yeux (les stemmates), petits télescopes en rubis, sur la tête ; ainsi elle voit aussi au-dessus de son front.

Qu'elle vous voie venir, aussitôt elle se tait et même s'envole. Mais placez-vous de façon à éviter ses cinq appareils de vision, là vous pouvez faire tout le bruit que vous voulez : siffler, parler, applaudir, elle continue, imperturbable, à chanter. La Cigale est-elle sourde ? C'est ce que pensait le célèbre entomologiste J. H. Fabre. Grâce aux progrès de l'électro-acoustique, nous savons à présent que la cigale n'est pas sourde, mais seulement sensible aux seules fréquences de ses congénères ; car la femelle paraît être attirée par l'appel du mâle, parfois distant de plusieurs centaines de mètres.

Le thorax porte trois paires de pattes et deux paires d'ailes, de fine dentelle transparente, d'égale longueur.
L'abdomen est formé d'anneaux articulés et porte l'appareil reproducteur.
Chez la femelle, on aperçoit la tarière qui servira à introduire les œufs dans la branche, au moment de la ponte.
Chez le mâle, l'organe de reproduction est sous une peau qui le protège. Seul le mâle chante pour attirer les femelles. Celles-ci font le premier pas. Nos deux cigales s'enlacent par le côté, l'accouplement ne dure que quelques minutes.

cigale-dans-la-main-405x540.jpg

À l'heure où tous les insectes errent à la recherche d'une goutte d'eau, la Cigale se rit de la sécheresse de l'été. Avec son rostre (genre de tarière) elle met en perce un "tonneau" de sa cave inépuisable. Avec son rostre ou suçoir, fine vrille, elle fore l'écorce et atteint le bois gonflé de sève, puis s'abreuve à ne plus pouvoir. Cette piqûre ne cause aucun dégât aux arbres.


Installée, toujours chantant, sur une branche ou un tronc, le suçoir plongé dans le trou de bonde, elle s'abreuve avec délectation, immobile, tout entière aux charmes du nectar. A mesure que le soleil tourne et déplace son ombre, elle tourne autour de la branche par lentes enjambées latérales, restant toujours dans la partie la mieux illuminée, la plus chaude. Toutes ces manœuvres s'effectuent toujours en chantant pour le mâle, la femelle sirote en silence.


Quand la Cigale s'abreuve, de nombreux insectes s'approchent pour lécher le liquide qui coule : guêpes, mouches et surtout les fourmis ; ces dernières se glissent sous son ventre, lui mordillent les pattes, lui grimpent sur le dos, lui chatouillent les antennes, pour accéder à l'abreuvoir afin de boire une franche lippée. Agacée, notre Cigale fini par abandonner le puits, s'envole lançant un jet d'urine aux détrousseurs.

La sève sera sa seule nourriture, durant sa brève vie de chanteuse, c'est à dire quatre à cinq semaines, puis tombera de l'arbre, et mourra d'épuisement !

(Information tirée du site de Roger Coudrey « la cigale » : http://rogercoudrey.chez.com/insecte.html , photo : http://coeurdeprovence.org)

 

 

Les rues de La Calmette N°12

La rue des cigales (suite 2)

De la famille Cicadidae, la cigale est d’une famille d'insectes de l'ordre des homoptères. Le nom vient du grec kiccos (membrane) et de ado (chanter).

La cymbalisation est produite chez le mâle et a pour fonction d'attirer les femelles. Dès que la température est suffisamment élevée (environ 25 °C), le mâle « chante », ou plus exactement, il « cymbalise ». Une erreur fréquente est de dire que les cigales stridulent comme le criquet. Or la stridulation est produite par le frottement de deux parties du corps d'un insecte (ou plus généralement d'un arthropode, car les mygales stridulent aussi, par exemple), alors que le mâle cigale possède un organe phonatoire spécialisé, les cymbales, qui est situé dans son abdomen.
La cymbalisation est le résultat de la déformation d'une membrane (un peu comme le couvercle d'un bidon) actionnée par un muscle. Le son produit est amplifié dans une caisse de résonance et s'évacue par des évents. La fréquence et la modulation de la cymbalisation caractérisent les différentes variétés de cigales.

(Information tirée de Wikipedia)

à suivre...