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30 janvier 2008

Les communes (suite)

349ef3db9676f02396f6caca821a8094.jpgLe décret du 10 brumaire an II (octobre 1793) unifie le statut des communes, leur délimitation s’inspire très largement de celle des 44 000 paroisses constituées au Moyen-âge.

 

Le décret précise que les corps municipaux auront 2 fonctions : une propre au pouvoir municipal, l’autre à l’administration générale de l’Etat. Elus par les citoyens « actifs » (sujets payant au moins une contribution égale à 3 jours de travail)…

 

La Loi du 5 avril 84 affirme le principe de l’élection du maire par le conseil municipal et reconnait l’autonomie communale. Les municipalités acquièrent ainsi le statut de collectivité territoriale.

 

Le Gouvernement Mauroy, loi du 2 mars 1982, « relative aux droits et libertés des communes… » permet l’évolution de la situation avec le principe de répartition des compétences entre collectivités et Etat, ainsi que la répartition des ressources publiques.

 

Les "communes"

A l’occasion des futures municipales, un petit rappel historique :

Les communes… apparues au XIe siècle, s’instituèrent en se dotant de règles autonomes visant à servir de contrepoids à l’autorité seigneuriale.

Elles furent en mesure d’élire leurs magistrats, de définir des règlements propres à la cité et de déterminer le niveau de charge fiscale. 2ab6c6f0f8a0139efc51b43cd190c746.jpg

Des prérogatives jamais remises en cause depuis et que la décentralisation a contribué à renforcer.

En se dégageant des contraintes féodales, pour le bonheur du roi de France, Louis VI a à cœur de ménager ces précieux auxiliaires pour diminuer les marges de manœuvre de ses vassaux…

Dès lors qu’elle est reconnue juridiquement et politiquement, la commune peut se doter d’un représentant. C’est chose faite au XIIe siècle, avec l’apparition du « maire »(le mot maior faisant référence au représentant du domaine : celui qui administre le village pour le compte du seigneur).

Louis XIV procède à la création d’offices dans les villes avec des « maires perpétuels » destinés à remplacer les représentants élus…et à renflouer les caisses de l’Etat, car ce sont des charges payantes. Souvenez-vous des mots célèbres du comte de Pontchartrain en 1700 : « Chaque que fois que votre Majesté crée un office, Dieu crée un sot pour l’acheter ».

Les 14 décembre 1789, les communes se substituent officiellement aux paroisses, par souci d’uniformiser le territoire. En même temps apparaissent les « départements » et les « cantons ».
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Le décret du 10 brumaire an II unifie le statut des communes, leur délimitation s’inspire très largement de celle des 44 000 paroisses constituées au Moyen-âge.

(à suivre)

28 janvier 2008

le dragueur fou a encore frappé

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27 janvier 2008

Ah ! les quinqua...!

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24 janvier 2008

Le nouveau cimetière

Le 3 août 1883, M. le chanoine Carle bénit le nouveau cimetière, route de Sommières. Notre cimetière actuel a donc aujourd'hui 115 ans. Le petit cimetière "protestant"adjacent a été construit tout à côté, signe d'une paix (relative) retrouvée entre catholiques et protestants.

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Ironie de nos appellations "concession à perpétuité", l'ancien cimetière disparait. Je devrais dire les anciens cimetières...Le catholique se trouvait à l'emplacement actuel du parking où a lieu la fête du village (emplacement de l'orchestre et buvette de la JFC). Le cimetière protestant était à l'emplacement de l'actuel bureau (ex chateau d'eau) de l'Office National de la Chasse et de la faune sauvage.

Ainsi va l'histoire... j'irai danser sur vos tombes aurait pu dire le troubadour calmettois...

juste, pour rire un peu (fin)

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juste pour rire un peu...

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HI ! HI ! HI ! (à suivre, na !)

23 janvier 2008

La cloche de notre église

"Au mois de novembre 1882 a lieu le baptême d'une seconde cloche. Le fondeur est M. Baudouin, de Marseille. Le parrain, M. Gondret Antoine et la marraine Sophie Pouget, se montrent généreux.

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L'orateur de la fête, M. le chanoine Edmond Chapot, missionnaire apostolique, ravit les coeurs par son éloquente parole. Le soir même, la cloche est montée par les soins dévoués de MM. Eloi Montbrun et Auguste César ( mes deux ancêtres directs), maçons de La Calmette.

Bientôt elle annonce, au loin, par ses notes argentines qu'à La Calmette le bon Dieu est aimé"

Comme j'aime entendre ces cloches sonner ! qu'elles me donnent l'heure ou m'appellent à l'office, qu'elles m'indiquent un enterrement ou me signalent un mariage, elles me rassurent toujours et me rappellent mon enfance bénie dans ce village où j'ai grandi.

Maintenant, que je sais mes deux arrière grands parents, unis dans leurs efforts pour la hisser en haut du clocher, mon émotion n'en est que plus grande. A ce moment-là, ils ne savaient pas que leurs enfants allaient s'unir... merci à vous mes aïeux de m'avoir ainsi montré un peu la voie.

22 janvier 2008

les blondes à La Calmette

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21 janvier 2008

Il y a cent ans... les vieux métiers à La Calmette

poursuivant ma note d'hier, je vous invite à découvrir les métiers à La Calmette en janvier 1008, il y a cent ans aujourd'hui. J'aurai l'occasion de revenir sur cette histoire. Je vous livre les lignes de l'abbé Lamoureux, 17 ans curé du village) :

« Fabriquant de chaud (voir note sur le four à chaud): M. Martin Henri

Distillateurs : MM. Béchard Joseph, Auger Prosper.

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Voiturier : M. Bouard Augustin (note à venir sur son histoire et sa lutte contre le premier « car »). Départ de La Calmette à Nîmes lundi (marché oblige…), jeudi, samedi à 7 heures du matin et retour le soir à 4 heures.

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Epiciers : MM. Béchard Henri, Veuve Mouret, Montbrun Eloi, Rebuffat  Nathalie, Laurent Martin, Solle Anaïs, Bruguière Andrette, Auger Charles.

Maître d’Hôtel : M. Grasset Joseph.

Cafetiers : MM. Tuffery Ulysse, Laurent Louis, Courtin Louis.

Coiffeurs : MM. Coste et fils, Hébrard Adrien, Auger Louis.

Maçons : MM. César Auguste père et fils, Montbun Eloi, Montbrun Hyppolyte, Ruault Edmond.

Ferblanterie : M. Béhard dit « l’Aimable »

Charron-Forgeron : M. Martin Henri.

Maréchaux : MM. Vialla Adrien, Bourget Louis, Arnassan Louis.

Charron : M.Merle Gaston et ses fils.

Menuisiers : MM. Saumade Albert, Vedel Pierre, Castan Theophile.

Bourreliers : MM.Chabaud Alfred, Hébrard Victorin.

Meunier : M.Platon.

Buraliste : M. Duprey.

Boulangers : MM. Vedel Denis, Martin Théophile, Couderc Fernand.

Marchands d’étoffes : MM. Bérard Marie, Laurent Urbain.

Bouchers : MM. Béchard Henri, Auger Charles, Galand François.

Horloger : M. Chabaud François.

Et maintenant notre tâche est finie, avant de clore ces lignes déjà trop longues, demandons-nous quel sera l’avenir de La Calmette ? Ce que vous le ferez, chers paroissiens.

Voulez vous rester dignes de vos aïeux ? voulez-vous léguer à votre postérité, un héritage précieux et durable ? … »

L’abbé Lamoureux terminait ainsi son histoire de La Calmette en incitant ses paroissiens à donner à leurs enfants une éducation «  virile et chrétienne ».

Je me garderais bien de sourire si ce n’est avec un peu de tendresse, car si heureusement les esprits ont évolué, le fond « valeur humaine » reste le même. Comme lui disons : « A ces conditions, La Calmette restera toujours semblable à elle-même »  et j’ai envie d’ajouter « un village à la campagne » !

Rappel : (en violet : mes ancêtres ou ma famille).Les photos sont tirées du livre de L. Chaleuil "la mémoire du village".

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