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02 octobre 2018

Derniers jours du blog, pensez à basculer sur facebook

Le blog de La Calmette vit son dernier jour...

Je n'ai pas réussi à conserver un blog qui garde les archives... c'est donc bien tristement que tout va disparaître, mais je reviendrai bientôt avec un nouveau blog, promis.

Merci à vous tous qui m'avez suivi et encouragé pendant près de 12 ans. Ce n'est qu'un au revoir.

Je poursuis l'aventure sur midilibre.fr bien sûr, rubrique "La Calmette", auquel vous pouvez vous abonner pour 1€, et qui reprend les infos sur le village parues sur le journal

Pour ne pas perdre le lien et recevoir toutes les infos et histoires, venez sur facebook :

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Sur midilibre aujourd'hui : 

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et aussi :

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01 octobre 2018

Sur Midilibre de dimanche 30

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Concours de jeu provençal, suite et fin...

Samedi 29 et dimanche 30 septembre, l’entente bouliste calmettoise et rouvieroise a organisé un concours de jeu provençal sur le terrain stabilisé face à la halle.

Dès le samedi matin, 32 équipes étaient inscrites pour ce beau sport bouliste, pourtant peu joué au nord de Nîmes, avec des « pointures » comme aime à le dire le trésorier de l’association Alain Bruguier : Nancy Caillote, championne de France 2018 en pétanque féminine), Jean-Claude Boiron, Olivier Blanc, Olivier Bonzi, Gilles Hébrard (champions de France et ou du Gard), Philippe Avellaneda, champion de Ligue, pour ne citer qu’eux.

Doté de 600€ de prime, c’est la troisième édition de ce concours organisé par l’entente et il semble bien se porter, puisqu’on comptait 20 joueurs en 2016, 72 en 2017 et 64 cette année. Le président Marcel Moulinier et le bureau sont satisfaits et espèrent que cette belle compétition va se pérenniser.

L’entente  compte 80 membres en 2018 (40 licenciés et 40 membres) et a organisé 20 concours cette année, 13 « sociétaires » et 7 concours officiels pour la fédé.

Le temps était de la partie les deux jours et la finale a été remportée par Jean-Claude Boiron et Olivier Bonzi, la consolante par Elie et Hervé Bonzi. La famille Bonzi a encore frappé et le village peut une fois de plus les mettre à l’honneur. Un grand bravo à eux. 

A noter que si le concours s’est rapidement terminé vers 16h 30, ce n’est pas à cause de la fine pluie bienfaisante qui est tombée en fin d’après-midi, mais bien le match de foot du derby Nîmes-Montpellier qu’ils n’auraient manqué pour rien au monde.

Contact : entente calmettoise et rouvieroise 06 95 00 80 27

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Les finalistes, Jean-Claude Boiron et Olivier Bonzi

jeu provençal,bonzi,la calmette

 

29 septembre 2018

Concours de jeu provençal

Samedi 29 et dimanche 30 septembre, l’entente bouliste calmettoise et rouvieroise a organisé un concours de jeu provençal sur le terrain stabilisé face à la halle. Dès le matin, 32 équipes étaient inscrites pour ce beau sport bouliste, pourtant peu joué au nord de Nîmes, avec des « pointures » comme aime à le dire le trésorier de l’association Alain Bruguier : Nancy Caillote, championne de France 2018 en pétanque féminine), Jean-Claude Boiron, Olivier Blanc, Olivier Bonzi, Gilles Hébrard (champions de France et ou du Gard), Philippe Avellaneda, champion de Ligue, pour ne citer qu’eux.

Doté de 600€ de prime, c’est la troisième édition de ce concours organisé par l’entente et il semble bien se porter, puisqu’on comptait 20 joueurs en 2016, 72 en 2017 et 64 cette année. Le président Marcel Moulinier et le bureau sont satisfaits et espèrent que cette belle compétition va se pérenniser.

L’entente  compte 80 membres en 2018 (40 licenciés et 40 membres) et a organisé 20 concours cette année, 13 « sociétaires » et 7 concours officiels pour la fédé.

Le soleil devrait être de la partie demain aussi, on verra qui emportera ce beau challenge...

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Trésorier et président sont satisfaits

Chez nos voisins de Fons, mais tous concernés

Dimanche 7 octobre, rando santé organisée par la Mutualité Française à Fons
 
La Mutualité Française Occitanie, avec la collaboration du Comité Régional de Randonnée Pédestre et la commune de Fons-Outre-Gardon, vous invite à la Rando Santé Mutualité, le dimanche 7 octobre au foyer communal à Fons-Outre-Gardon.
Gratuit et ouvert à tous, cet événement est l’occasion d’apprécier les bienfaits de l’activité physique sur la santé. Renseignements à marion.mejard@mutoccitanie.fr
 
De 8h à 8h30 : Accueil au foyer communal pour les inscriptions aux circuits et un petit déjeuner offert.
 
A partir de 8h30 : Départ du circuit 1 de 14.5 Km
(Durée : 5h / Niveau soutenu) depuis le foyer communal.
 
A partir de 9h : Départ du circuit 2 de 8.4 Km
(Durée 3h / Niveau moyen) depuis le foyer communal.
 
A partir de 9h30 : Départ du circuit famille de 4 Km
(Durée 1h / Niveau facile) depuis le foyer communal.
 
De 10h30 à 14h30 : « Village Santé » pour échanger, avec des experts, sur les bienfaits d’une activité physique adaptée. Diététicienne (stand «P’tit resto santé »), Infirmière (stand «Contrôler sa tension») podologue (stand «Bien choisir ses chaussures»), Comité Départemental de la Randonnée Pédestre, Association Française des Diabétiques, Association «Ma Vie» (stands «Étirer son corps» et «Booster sa mémoire»), CESU - CHU de Nîmes (initiation aux gestes de premiers secours), La Ligue contre le cancer (stand d’information et atelier «vélo-smoothies») et Structure de Gestion des Dépistages Organisés des Cancers – Gard Lozère Dépistage, seront présents pour vous conseiller sur les bonnes habitudes à adopter. Sur place, les enfants pourront s’amuser et se dépenser grâce à un château gonflable, présent durant cette journée.
 
A partir de 11h30 : Pique-nique convivial (repas tiré du sac).
 
Quel que soit votre âge, une activité physique quotidienne, « au moins l’équivalent de 30 minutes de marche rapide chaque jour », alliée à une alimentation équilibrée1, permet de réduire considérablement les risques de maladies cardio-vasculaires, de cancers, de diabète, de prise de poids et d’ostéoporose. 1 Conforme aux recommandations du Programme National Nutrition Santé.
 
Plus d'infos : https://bit.ly/2v2oHlS

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28 septembre 2018

Sur midilibre de ces deux derniers jours, pour les derniers jours du blog...

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Le secret de Marcus (page 9 et fin)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 9 et fin)

Tiberius entra dans une rage noire « Ah te voilà bien toi ! Comme toujours, tu recules et si je décide comme je le devrais par bienséance, tu me le reprocheras toute notre vie ! Prend tes responsabilité après tout et dis-moi ce que je dois faire pour punir ces voyous…»

Patricia bondit « Comment peux-tu appeler ces enfants des voyous ? S’ils ne t’ont encore rien dit c’est qu’ils craignaient la colère du grand Tiberius ! Et toi, as-tu seulement demandé à Verus ce qu’il en pensait ? Sais-tu seulement qu’on en a parlé avec Lucia et que cette union nous plairait beaucoup, déjà on en riait quand ils étaient encore dans notre ventre »

Tiberius la regarda sidéré… « Et bien soit ! Mais ne venez pas me chercher quand les problèmes surgiront avec nos amis »

«  Nos amis, je m’en charge, se mit à rire Patricia, et s’ils ne veulent plus nous recevoir, c’est qu’ils ne méritent pas le nom d’amis et bon débarras »

Une vague de bonheur et de joie traversa la maison, Julia se jeta dans les bras de son père qui se mit à rire d’autant de bon cœur que quelque chose venait soudain de se libérer en lui.

« Quant à toi Marcus, tu as intérêt à me donner le secret de cette huile, c’est une merveille ! ».

 

En fait Marcus avait trouvé le secret de l’huile extra vierge, pressée sans aucun chauffage et totalement pure, sans aucune acidité, ce qui lui conférait ce goût si parfait, mais ça, à l’époque personne ne savait le faire… et l’or des oliviers de Julia garda encore longtemps son secret, bien après que le mariage soit consommé et que trois petits bambins vinrent agrandir la maison, la villa « calmetta », petite colline, comme on l’appelait déjà.

 

J. Montbrun (août 2018)

27 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 8)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 8)

...Tu vas voir qui est le maître ici»

Julia ne s’attendait pas à cette réaction soudaine de la part de son père, même si ça lui semblait aller dans le sens de ce à quoi Marcus et elle s’attendaient et qu’ils craignaient. Elle était pourtant persuadée qu’elle pouvait faire céder son père comme elle avait toujours su le faire, mais cette fois sa colère semblait être dominée par quelque chose de plus important que ses sentiments. Tiberius sortit et alla voir Patricia. Marcus était là. Il pleurait.

-« Que fait ce sacripant ici Patricia ? Sais-tu ce qu’il complote avec ta fille ? La liberté ne lui a pas suffi ni toutes les aides que je lui ai apportées, il veut aussi prendre ma fille et son héritage ! Sous mon propre toit ! N’as-tu pas honte ? Ton père et ta mère vont en mourir quand ils vont savoir que je te jette dehors, car tu ne mérites que ça ! »

-« Calme-toi, dit Patricia soudain. Ne laisse pas ta colère te faire dire des choses que tu regretteras ensuite. Je comprends ton emportement et j’ai moi-même eu beaucoup de mal à accepter. Mais tu sais, il y a bien longtemps que j’ai compris que ces deux-là s’aimaient vraiment. D’ailleurs, Servius ne cesse de charrier Julia avec son mariage et l’a accepté depuis toujours. Regarde l’avenir. S’ils se marient et vivent près de nous, on pourra les aider et profiter de nos petits-enfants. Penses-y Tiberius. »

Tiberius regardait sa femme, incrédule, sidéré, tellement déconcerté qu’il sortit sans rien dire et partit marcher dans les champs alentours

-« Laisse-le réfléchir, dit Patricia, et file chez toi qu’il ne te trouve pas ici à son retour. Le plus difficile reste à venir, mais tu dois avoir confiance, c’est un homme bon et généreux. Va, file ! » Julia arriva sur ces faits et regarda sa mère, éberluée. Ainsi, celle qu’elle croyait la plus opposée à cette union s’avérait être sa plus fidèle alliée

-« Oh maman merci, merci. Tu vois Marcus, tout n’est peut-être pas perdu ! » Elle se jeta à son cou et Patricia dut intervenir « Crois-tu que ton père appréciera de vous trouver ainsi s’il revient ? Allez, filez tous les deux. Tu vois, Julia, si on avait voulu m’empêcher d’épouser ton père il y a 20 ans, je sais ce que j’aurais été capable de faire et je sais que ma fille me ressemble… » Elle riait et Julia la prit dans ses bras tandis que Marcus sortait.

La nuit fut longue pour Tiberius. Comment s’avouer qu’en fait ce mariage était une bénédiction sans perdre la face ? Comment reconnaître que celle qui le faisait le plus craindre cette union semblait en fait en être la plus fervente partisane. ? Ainsi Patricia n’était pas si à cheval sur les principes et la peur des commérages. De plus, le succès grandissant des huiles « l’or des oliviers de Julia » n’était pas pour rien à la renommée de sa villa, et Marcus était seul à en connaître le secret.

Le lendemain, Julia et Marcus se présentèrent ensemble dans la domus de Patricia et Tiberius. Les deux amoureux avaient dû s’armer de courage pour affronter le maître. A peine arrivés en face de lui, Patricia étant légèrement restée en retrait, Julia pris la parole avant Marcus : « Père, qu’as-tu décidé ? Si tu n’accordes pas ma main à Marcus, nous partirons tous les deux. C’est avec lui que je veux construire ma vie. » Tiberius regarda Marcus, son regard était  glacial : « Et toi, jeune homme, tu oses venir dans ma maison avec des menaces comme celles de Julia ? Tu crois pouvoir enlever ma fille comme ça ? »

Marcus n’avait toujours rien dit, vingt fois il avait tourné et retourné ce qu’il allait dire, mais rien ne sortait…puis tout se mit en marche et il lui sembla que plus rien ne pourrait l’arrêter « Non, maître, je ne viens pas enlever Julia ni vous affronter. Je sais que quoi qu’il arrive, c’est elle que j’aime et que j’aimerai toujours. Ne me refusez pas sa main, j’ai trop le désir d’être à vos côtés pour continuer cette aventure, poursuivre nos affaires ensemble, vous donner une famille aimante, et…

Soudain il ne put plus aller plus loin et ne put que garder le silence en regardant l’homme dont dépendait sa vie future, et la femme dont il espérait le secours mais qui restait silencieuse.

Tiberius ne disait rien non plus et ça ne faisait qu’accroître sa gêne. L’air était si pesant… des larmes de colère ou de peur venaient aux yeux de Marcus et l’émotion lui serrait la gorge.

Tiberius se tourna vers Patricia, comme pour éviter de voir Marcus pleurer « Que dis-tu, femme ? Puisque je ne suis plus le maître dans ma maison, peut-être que tu sauras me dire ce que je dois décider ? Patricia baissait les yeux.

Soudain Marcus prit la parole « Maître Tiberius, je vous supplie d’écouter votre cœur. Ne vous inquiétez pas pour nos affaires, si je dois partir vous pourrez continuer à vendre l’or des oliviers de Julia puisqu’il lui appartient et je lui ai confié le secret de sa fabrication. Je ne veux pas enlever votre fille et même si je ne conçois plus la vie sans elle, je sais qu’elle sera trop malheureuse séparée des siens et m’en voudra un jour. Notre vie est entre vos mains »

-« Tais-toi Marcus ! Ne joue pas les grands seigneurs devant nous alors que tu sais très bien à quoi t’en tenir »

Tiberius tremblait de colère et se retourna à nouveau vers Patricia, « Alors ? ».

Patricia releva les yeux vers lui « Tiberius, tu connais mon sentiment. Pourquoi fais-tu comme si je devais être celle qui décide et à qui tu pourras plus tard le reprocher ! Ces enfants s’aiment et méritent de vivre heureux ensemble, mais c’est toi seul qui doit décider aujourd’hui de leur sort »

26 septembre 2018

Conseil municipal de rentrée du mardi 25 septembre

Le conseil municipal de rentrée s’est réuni ce mardi 25 septembre. Treize points à l’ordre du jour. Sur proposition d’une élue, le conseil examine le principe de donner un nom aux salles et lieux sportifs de la commune.

La salle de peinture devient la salle Pablo Picasso, la salle de danse Alice Milliat, le foyer Bernadette Lafont, Olympe de Gouge, pionnière du féminisme français, pour l’ancienne bibliothèque, Philippe Debureau pour la halle aux sports, Teddy Riner (dojo), Virginie Razzano (cours de tennis) et Didier Deschamps pour le stade. Le conseil donne son accord de principe sous réserve d’accord des intéressé(e)s vivants.


Le renouvellement du contrat de prestations pour la capture et ramassage des animaux avec la SAPA est voté, le maire rappelant qu’ils ont capturé 11 animaux l’an dernier, pour le prix d’1 euro par habitant. Le principe de mutualisation de la fonction d’un délégué à la protection des données (RGPD) entre villages de l’agglo selon la réglementation européenne est adopté.

Puis sont votés à l’unanimité : l’affiliation à l’agence technique départementale au centre de Gestion (travail sur les projets des communes) ; le renouvellement de convention de partenariat avec le bibliobus (700 livres prêtés l’an dernier); le groupement de commandes pour l’ALSH (accueil de loisir sans hébergement) Chante-coucou avec Dions et St-Chaptes.

L’embauche d’un CDD jusqu’à la fin de l’année pour remplacer le départ d’un agent titulaire, à budget identique, est voté moins une abstention. Le lancement du programme de construction du bâtiment pour les Services techniques est validé, avec la SPL Agate (cave coopérative) ou avec un architecte en direct.


La cession d’un mètre de terrain à la commune par les nouveaux constructeurs angle chemin Foncouverte et rue du temple (15 m2 et 13 m2) et le déplacement du poteau edf pour élargir l’impasse à 6m est validée par le conseil qui abandonne de ce fait la possibilité d’alignement à 8 m. D’autre part, dans la même impasse, le conseil accepte le principe de retro cession d’une partie de terrain, déjà cédé à la commune par un riverain, qui ramènera la largeur de l’impasse à 6 m tout du long.


Le conseil annule ensuite une délibération d’avril 2018 concernant le balayage des rues de la ZAC et l’entretien de l’espace vert à son entrée restant à charge de la commune pour voter une nouvelle convention avec l’agglo moyennant un forfait annuel de 4300€ : Un vote contre et deux abstentions.

L’adhésion du village à l’association « la voie Régordane, chemin de tolérance » est reconduite pour deux ans et une convention entre La Calmette et Moulezan est votée pour permettre le règlement à la commune d’une livraison de sable de nos carrioères pour leurs arènes.


Une discussion s’engage lors des questions diverses entre les élus concernés et un membre de l’opposition concernant la propreté de certaines rues du village, les élus acceptent d’y faire attention mais déplorent le manque de moyens en homme.

Le maire explique ensuite que les travaux concernant le busage du fossé et le trottoir le long du stade de foot vont enfin commencer et propose le champagne pour fêter ça en fin de séance.

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Le secret de Marcus (page 7)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 7)

-« Alors Marcus ? Comment dois-je interpréter ton silence et ta gène ? »

Marcus sentait dans le ton de Tiberius qu’une colère rentrée le dominait. Il était terrorisé intérieurement à l’idée de perdre Julia et de briser tout ce à quoi il travaillait depuis si longtemps. Que faire ? Nier l’évidence et devenir parjure ? Et comment le prendrait Julia si elle l’entendait assurer qu’il n’y avait rien entre eux, qu’ils ne s’aimaient pas… Rien ne sortait de sa bouche. Il devenait livide.

Tiberius avait plus que de l’amitié pour ce garçon qu’il aimait comme son propre fils. Sa colère s’apaisa un peu en le voyant si penaud

-« Va retrouver Verus immédiatement et parle avec lui.  Il saura te conseiller. J’appelle sur le champ Julia. Allez va, sors de ma vue pour l’instant, on se retrouvera ici ce soir ! »

Marcus sortit un peu soulagé, mais il lui semblait que le monde s’écroulait sous ses pieds. A peine était-il sorti qu’il entendit Tiberius appeler Julia. Le ton ne laissait pas de doute sur son irritation. Julia sortit du triclinium où elle œuvrait à la préparation de la table pour le diner et aperçut Marcus qui sortait dans le jardin. Elle avait envie de l’appeler, mais Tiberius ne lui en laissa pas le loisir

-« Viens me rejoindre dans le tablinium, Julia, j’ai à te parler sur le champ. »

Julia suivit son père dans le bureau de réception. Après s’être assis, il lui indiqua de faire de même et remonta sa toge sur ses genoux

-« J’entends des bruits qui courent sur tes relations avec Marcus. Tu sais que j’aime ce garçon comme mon propre fils, mais tu sais aussi qu’il est fils d’esclave, même s’ils sont aujourd’hui affranchis, et que la société romaine ne tolère pas… » Julia lui coupa la parole, ce qui n’était pas dans ses habitudes ni dans les mœurs de la bonne société, mais Tiberius n’en tint pas compte et se mit à l’écoute

-« Père, s’il-te-plait, n’en dis pas plus. J’ai beaucoup réfléchi à cette situation. Maman et toi n’avez jamais vraiment considéré Verus et Lucia comme des esclaves ni d’ailleurs comme de simples serviteurs. Servius et Marcus sont comme des frères, et je les aime tous les deux. Leur complicité n’a jamais failli, et quand Marcus s’est lancé dans les affaires avec ton assentiment, Servius lui a donné toute l’aide possible, tu le sais bien. Enfin, Marcus est aujourd’hui un homme libre et un travailleur vaillant, il a construit une maison digne d’un colon. Il a développé des réseaux de clientèle particulièrement importants, et digne de la noblesse patricienne aussi bien économiquement que socialement. Ne crois-tu pas qu’il est temps de considérer mes sentiments comme supérieurs au « qu’en dira-t-on » des plébéiens ? »

Tiberius écoutait, un peu sidéré, même si depuis longtemps il avait appris à considérer sa fille comme une femme libre, intelligente et intègre.

-« Tu n’as jamais eu ta langue dans la poche Julia, et je sais que tes arguments finiront par me porter à reconsidérer des positions pourtant solides. Crois-tu qu’après tes refus d’épouser des partis riches et puissants qui ont mis ta mère dans tous ses états, elle avalera ce que tu viens de me dire ? »

-« Si tu me soutiens père, bien sûr qu’elle y viendra. Elle reconnaît d’ailleurs les mérites de Marcus »

-« Mais qui t’as dit que je te soutiens ? Crois-tu que parce que je t’écoute avec bienveillance, cela signifie que je suis d’accord ? Je veux avant tout que tu sois heureuse, mais il n’est pas question que ma fille devienne une femme du peuple qu’on regardera avec mépris ! Comment crois-tu que tous nos amis de la nobilitas vont réagir ? »

-« Père, Marcus est un homme libre. Les mariages entre patriciens et plébéiens sont autorisés par la loi Canuleia et je sais que tu en es un fervent partisan. Pourquoi refuserais-tu à ta fille ce que tu réclames pour les autres ? »

-« Ah parce que tu parles mariage maintenant ? C’est de ça que vous parlez avec Marcus ? Laisse-le venir me demander la main de ma fille, tu verras comme il sera reçu ! Je suis très en colère contre vous deux ! Va dans ta chambre immédiatement, je vais en parler à Patricia mais je connais déjà sa réponse. Tu vas voir qui est le maître ici»

25 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 6)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 6)

Marcus la regarda, stupéfait. Elle ajouta : « Ton père a raison, je vais y réfléchir cette nuit et te donnerai ma réponse demain »

Marcus était à la torture et il avait l’air si démuni que Julia eut toutes les peines du monde à ne pas lui sauter au cou pour le rassurer.

-« Bien, finissons ces secundae mensae (desserts) et allons-nous coucher, on reparle de tout ça demain » déclara Tiberius, amusé par cette scène.

Quelques années passèrent, Julia et Marcus s’aimaient en cachette tendrement tandis que les affaires de Marcus prenaient de plus en plus d’importance. Tiberius ne cachait pas sa joie de voir la réussite de son petit protégé, d’autant que les bénéfices devenaient nettement positifs. Jamais les oliveraies de sa fille n’avaient autant rapporté et Tiberius s’en félicitait. Les commandes avaient tellement progressées malgré le prix élevé de ses huiles que Marcus avait dû se procurer des olives chez des paysans du coin pour fournir. Redoutable négociateur, il n’achetait que les olives de son choix, suivant des références et une façon de les récolter très précises. En bref, Marcus était devenu riche.

Il avait fait construire une maison, bien plus grande et solide que les maisons au toit de chaume de ses parents. Certes, ce n’était pas la ferme de Tiberius, mais elle avait des proportions bien supérieures à celles des simples masures celtiques. D’abord, il avait ajouté des chambres, une culina (cuisine) indépendante de la pièce centrale, avec une réserve, et même un lieu d’aisance éloigné avec l’eau courante. Le jardin devant la maison était planté de fleurs, chose incroyable à cette époque où le moindre carré de terre servait surtout à cultiver des légumes et autres produits consommables.

A l’arrière, le jardin potager et il avait construit sur le côté un parc pour le cochon et les poules, une petite étable pour une ou deux vaches et une belle écurie pour son cheval de trait. De l’autre côté un atelier et un hangar pour ses réserves et pour ses outils, de même qu’un grenier sur pilotis pour stocker les céréales à l'abri des animaux et des souris.

Un jour, il avait invité Tiberius à voir «sa maison», et ce dernier avait été surpris des dimensions et de l’ingéniosité de la construction. Restait un point important, mais encore au-delà de ses moyens : pouvoir presser ses olives et stocker lui-même son huile à domicile. Il lui fallait pour cela une surface bien plus grande, et surtout avoir les fonds nécessaires. Construire un pressoir, et même deux pour le raisin, un moulin, indispensable pour une huilerie, un espace avec quelques dolias pour avoir des réserves sur place et surtout un lieu où garder ses amphores, tout cela demandait des moyens qu’il n’avait pas.

De plus, comme son huile était destinée essentiellement à être transportée jusqu’à Massilia puis sur des bateaux, il ne pouvait la conserver qu’en amphore.

Tant que Tiberius lui offrait l’opportunité de faire tout cela dans sa ferme, c’était bien, mais Marcus voyait bien le manque à gagner que ça représentait. Ses affaires marchaient bien et il fourmillait de projets. Il avait tout maintenant pour être heureux, libre et riche, passionné par son travail… et pourtant ! il faisait tout ça pour celle qu’il aimait. Elle le rejoignait souvent et l’aidait à s’installer en lui envoyant quelques serviteurs discrètement, mais ils ne supportaient plus de devoir cacher leur amour.

Un jour pourtant, leur secret si précieusement gardé, fut découvert. Tiberius convoqua Marcus à la villa.

-« J’attends quelques explications, Marcus. J’ai eu vent de rumeurs détestables et j’aimerais que tu me rassures à ce sujet. Je ne peux croire à de tels ragots te concernant, tu sais que je t’ai en grande estime et que je n’hésite pas à t’aider dans tes projets. »

-« Que se passe-t-il, maître Tiberius ? »

-« Il se passe que des bruits courent sur des relations, comment dire ça, oui des relations entre ma fille Julia et toi. Comment est-ce possible ? »

Marcus sentit ses jambes défaillir et dût s’appuyer contre la table. Comment s’en sortir ? Il ne voulait pas mettre en danger Julia et s’affolait à l’idée que son père puisse la renvoyer loin d’ici. Tout cela tournait à toute vitesse dans sa tête.

-« Alors Marcus ? Comment dois-je interpréter ton silence et ta gène ? »

24 septembre 2018

Le secret de Marcus (page 5)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 5)

La soirée fut bien triste à la villa où tout le monde, et surtout Julia, trop inquiète, ne pouvait se résoudre à dormir. La cena (repas du soir) dans le triclinium, où Lucia avait été invitée à se joindre au couple sur les lits, s’était déroulée dans une ambiance chagrin. Même le gustacio amené en amuse-gueules par les serviteurs n’avait pu passer.

Soudain des cris alertèrent les convives, des serviteurs criaient au dehors, ce qui n’était pas coutumier en soirée où on respectait en principe le repos des voisins. Ils se levèrent comme un seul homme et coururent pour voir ce qui se passait. Verus et Marcus arrivaient et semblaient épuisés. La joie de cette fin heureuse évita à Marcus les réprimandes envisagées, même s’il semblait évident que Verus lui avait déjà passé un bon savon !

-« Venez manger, leur dit Patricia, car j’imagine que vous n’en avez pas eu le temps. Vous nous raconterez. »

Le repas fut resservi et Marcus expliqua qu’il s’était trompé de route après son entrevue avec l’emporos, laquelle avait fini bien tard. « Pardonnez-moi père, et vous aussi maître, je n’ai rien dit car je voulais vous faire une surprise. En fait, ça s’est bien passé et j’ai reçu commande de cent amphores d’huile de l’or des oliviers de Julia, avec obligation de peindre ce nom sur les récipients, à un prix que je n’aurais même pas pu imaginer. Et l’emporos m’a promis de plus fortes commandes si comme il l’espère notre huile d’olives est autant appréciée que par lui. »

Marcus avait du mal à cacher son enthousiasme. Tiberius prit la parole : « Je t’ai déjà demandé de ne plus m’appeler maître puisque ton père et toi avez été affranchis. Ensuite, apprend à te méfier de cet emporos que je connais assez bien et surtout ne livre pas cette commande sans en avoir reçu préalablement le paiement. Par contre, c’est un marchand sérieux et s’il te propose ce prix, c’est qu’il a déjà preneur ».

Il marqua un instant le silence, et personne n’osait prendre la parole.

-« Comment comptes-tu t’y prendre d’ailleurs, dit-il enfin, en admettant que ta formule soit sûre et cette huile excellente, pour trouver les artisans capables de peindre sur les amphores le même dessin, et où iras-tu chercher une telle quantité d’olives? Il ne me semble pas que tu aies tant d’oliviers que ça à ton nom avec les quelques oliveraies que je t’ai laissées ! »

Marcus n’osait rien dire. Julia prit la parole pour venir à son aide

-« Père, je peux lui laisser mes oliveraies et quelques terres que nous planterons en plus si ce commerce marche bien. Qu’en pensez-vous ? »

-« Et comment veux-tu que je livre mes clients fidèles si toute notre huile part chez cet emporos ? Tu oublies que tes oliveraies sont celles de notre famille ? »

Devant la mine déconfite de sa fille, Tiberius se mit à rire. Alors soit, vous ferez comme vous le souhaitez. Je ne vais pas décourager cette heureuse initiative, mais je veux être le premier à goûter ce breuvage si important !

Julia se jeta dans les bras de son père et l’embrassa avec mille remerciements

-« Tout doux, ma fille, ce n’est pas à toi que je donne ces biens à gérer que je sache… que dis-tu Marcus ? »

-« Oh merci maître, euh pardon, Tiberius, je suis très heureux et ferai tout pour ne pas vous décevoir. »

Verus n’avait rien dit encore. Marcus le regarda avec interrogation

-« Eh oui Marcus, je ne dis rien. Il me semble que tu oublies que nous avons notre mot à dire, ta mère et moi, non ? »

-« Bien sûr, père, ce n’est qu’avec votre consentement que je me lancerai dans cette aventure, mais avant, il me fallait savoir si elle était réalisable. »

-« On va y réfléchir jusqu’à demain… et tu ferais bien de réfléchir aussi jusque-là mon fils avant de te décider vraiment. D’ailleurs, peut-être que tu devrais demander à Julia si elle est d’accord pour que tu utilises son nom. C’est peu commun de vendre quelque chose qui porte un autre nom que celui de son propriétaire ! Je ne l’ai en tout cas jamais vu. »

Julia fit une moue charmante et dubitative, elle semblait réfléchir … « Hum, oui en effet, je n’ai pas très envie de voir mon nom écrit partout»

Marcus la regarda, stupéfait. Elle ajouta : « Ton père a raison, je vais y réfléchir cette nuit et te donnerai ma réponse demain »

(à suivre demain)

23 septembre 2018

La Martingale, un nouveau restaurant au cœur du village

la martingale cheval.JPGBenoit Martin vient de reprendre l’ancien restaurant les orchidées avec ses parents Yveline et Jean-Marc. Passionné de chevaux, il monte d’ailleurs dans la manade La Lauze à Aiguebelle, il a décidé d’appeler son restaurant la Martingale. Après son BTS passé à St-Chely-d’Apcher et fort de nombreux prix lors de concours au niveau de son école (3 gagnés et six deuxième) sponsorisé par le chef étoilé Etchefbest, il travaille comme cuisinier pendant quatre années mais rêve de monter son propre restaurant.

Après deux accidents assez graves, Jean-Marc il y a deux ans, puis lui en 2017, ils décident de se lancer dans l’aventure en créant une entreprise familiale et saisissent l’occasion de ce petit restaurant sympathique à La Calmette qui est à céder.

Jean-Marc, ancien militaire, a beaucoup voyagé, puis a travaillé comme menuisier poseur, Yveline vient de prendre sa retraite pour les aider après avoir travaillé dans des cantines (écoles et personnes âgées).

Tous trois sont enthousiastes et décidés à faire partager leur amour de la bonne cuisine et comme dit Benoit, en digne élève du chef Etchefbest « un plat se mange deux fois, d’abord avec les yeux puis au niveau du goût ».

« Je ne cuisine que des produits frais, de saison et je changerai de plats chaque jour, de même que je prévois quatre cartes dans l’année, une différente à chaque saison avec le souci d’harmoniser même les desserts ».

Voici donc une nouvelle aventure au cœur du village qui devrait ravir les amateurs de bonne cuisine. Le restaurant, qui a ouvert vendredi 21 septembre, est ouvert tous les jours sauf dimanche (cheval oblige) midi (avec menu) et soir à la carte.

Contact : 06 66 59 15 95 et sur facebook, restaurant la martingale

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Sur midilibre de ce dimanche

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Cont’olive, une belle manifestation tout le week-end

La manifestation, organisée par les olivettes du pays de Nîmes, a commencé avec les écoliers dès le vendredi 21 septembre après-midi, où Françoise et Jack, de "lire et faire lire", sont venus lire "le secret de Maître Cornille" d'Alphonse Daudet en accompagnant avec les professeurs des écoles les élèves de CP/CE1 jusqu'au moulin. Si certains enfants connaissaient bien le moulin, d'autres n'étaient jamais venus jusque-là, avec beaucoup de questions pour savoir si c’était bien là le moulin de maître Cornille. Mais ce fut pour tous une découverte de comprendre à quoi avaient servi ces drôles de constructions.

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Sébastien et Christophe ont ensuite accueilli devant le moulin à vent le public désireux de connaître les réalisations projetées dans le cadre de sa restauration. Un superbe spectacle en chansons des tontons d'Uzès a ensuite clos cette première journée.IMG_20180921_184528.jpgIMG_20180921_184556.jpg

 

Samedi et dimanche, les stands étaient dès le matin installés sur le parc de la mairie pour accueillir les visiteurs avec l'animation dynamique des "Assortis". Contes, avec notamment Hélène Bardot, fabuleuse conteuse qui a enchanté son public, balades animées, conférences, dictées et baleti pour enfants, projection des chroniques végétales au foyer, remise des différents prix, exposition photos et ambiance champêtre avec buvette et traiteur. Dimanche, la journée a commencé dès 9h 30 avec les artisans de rêves pour une balade contée dans le village, qui a emmené le groupe à travers des lieux insolites du village et les a enchantés avec des contes où se mêlaient astucieusement des histoires (ou légendes parfois peut-être) du village. Parallèlement Ensuite la journée s’est poursuivie sous un agréable soleil ponctuée de conférences (J.Marc Ourcival à 10h, et J.Claude Woillet à 14h), d'apéro conte avec Serge Valentin. Des contes pour enfant par Françoise Diep à 15h 30 précèderont la dernière dictée enfants et adultes à 17h à l'Acsem, tandis que de nombreux visiteurs promenaient autour des stands de producteurs et artisans locaux installés dans le parc.IMG_20180922_112456.jpgIMG_20180922_113432.jpgIMG_20180922_114356.jpgIMG_20180922_173319.jpgchez Edgar 80.jpgIMG_20180923_100433.jpg

Le secret de Marcus (page 4)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 4)

Un jour Marcus fut pris à partie par un voyageur à l’auberge. «Ton vin est délicieux, petit, mais ton huile d’olive est une pure merveille. Tu devrais aller voir le vieux Lucius à Nemausus, c’est un emporos très influent dans la cité phocéenne et je sais qu’il a grandement aimé ton huile d’olive. Il m ‘en a parlé récemment et voudrait te voir discrètement car il se méfie de ton maitre. Si tu fais affaire avec lui, tu ne le regretteras pas car il sait être très généreux quand quelque chose lui plait, et crois-moi, ton maitre sera ravi si tu lui annonces la bonne nouvelle dans quelques temps en faisant en sorte qu’il croit que la négociation vient de lui… ».

Marcus était d’autant plus fier de son travail que des gens importants l’en félicitaient. Comme Tiberius avait affranchi son père récemment pour le remercier de tout ce qu’il avait apporté à sa famille, Marcus pouvait demander à exploiter des terres directement à Tiberius, d’accord pour lui en laisser quelques-unes.

N’y tenant plus, Marcus en parle un jour avec Julia : « Tu sais, c’est cette huile dont je t’ai parlé un jour, l’or des oliviers de Julia. Ce Lucius veut en faire commerce et il est prêt à m’en donner un prix incroyable, mais comment m’y rendre sans éveiller des soupçons ? Je sais qu’il doit embarquer bientôt et ne sera à Nemausus que pour deux jours encore. »

-« Marcus, si tu crois que tu peux faire affaire avec cet emporos, tu dois aller le rencontrer. Prend mon cheval, Céleris, que tu connais bien et que tu as déjà monté. Je tâcherai de détourner l’attention de nos pères s’ils viennent à te demander, mais revient le soir avant la dixième heure (environ 16h de nos jours). »

Marcus partit dès le lever du jour pour être en ville avant le meridiès, car il savait où trouver l’emporos à l’heure du repas. Malheureusement pour lui,  Verus eut besoin de lui ce jour-là et le fit chercher, mais personne ne sut lui dire où il était. Ni Lucia, ni les maitres, ni ses compagnons de labeur, personne. L’après-midi était bien avancé quand Julia vit Verus dans une telle inquiétude, qu’elle décida de dire où était parti Marcus en l’implorant de ne pas en parler. C’était mal connaitre cet homme intègre et fidèle, car même affranchi, il éprouvait une grande amitié pour Tiberius.

-« Julia, ne sais-tu pas que la route entre Nemausus et notre villa est très dangereuse. Jamais je n’aurais laissé partir Marcus tout seul. A quelle heure a-t-il prévu de rentrer ? »

-« Il devrait être là déjà, et ne tardera plus »

-« Par Teutatès, s’il lui est arrivé quelque chose, je ne me le pardonnerai pas. Je vais voir Tiberius, on doit partir à sa rencontre avant la nuit »

Sur ces mots Verus partit vers la villa et appela une servante : « Dis-moi Graciela, ton maître est-il dans la domus ? Vas lui demander s’il peut me recevoir sans tarder ! »

Verus expliqua son inquiétude à Tiberius, très en colère d’apprendre que Julia avait permis à Marcus de prendre le cheval sans lui en parler. « Ces enfants n’ont pas conscience du danger d’aller seul dans ces bois ! Si son cheval se blesse, il est bon pour une nuit à la belle étoile qui peut s’avérer problématique avec les brigands traînant dans les parages. Appelle les hommes, Verus, on part à sa rencontre immédiatement ! »

Ayant pris 3 hommes avec eux, les 5 cavaliers partirent vers le sud à la rencontre de Marcus, tandis que Julia pleurait doucement dans sa chambre. C’est vrai que son père ne partait jamais seul vers la cité, mais comment faire accompagner son ami sans dévoiler leur secret. De sa fenêtre, elle regardait les cinq hommes en priant qu’ils retrouvent rapidement Marcus. La dixième heure était passée maintenant, et même s’il faisait jour encore quelques heures par cette belle journée de printemps, le risque de se faire agresser par des truands était plus grand le soir venu.

Après deux heures de recherche infructueuse, les hommes arrivèrent en vue de la ville du haut de la dernière colline. La tour Magna, point culminant des fortifications augustéennes sur le Mont Cavalier, était bien visible avec ses 35 m de hauteur lui permettant de dominer la plaine et les voies de communication. Verus ne put s’empêcher d’admirer cette superbe tour toute en blancheur sous le soleil couchant, avec ses quatre étages et dominée par un toit terrasse crénelé d’où les soldats surveillaient les alentours des quatre côtés.

-« Que fait-on Tiberius ? Il se fait tard et la cité est trop grande pour espérer trouver Marcus avant la nuit… Retournez à la villa sans tarder tout en cherchant s’il n’est pas blessé quelque part sur la voie, je vais aller dormir chez nos amis et je chercherai Marcus sur place, j’ai quelques idées sur les lieux où il est peut-être retenu. Vous direz à Lucia et Patricia de ne pas s’inquiéter, je reviendrai demain. »

Ainsi fut décidé, et Verus continua seul vers la cité des Antonins.

22 septembre 2018

Cont'olive, la manifestation a commencé dès vendredi avec les écoliers

Cont'olive, la manifestation est lancée avec les écoliers dès ce vendredi 21 septembre après-midi, où Françoise et Jack, de "lire et faire lire" sont venus lire "le secret de Maître Cornille" d'Alphonse Daudet et ont accompagné avec les professeurs des écoles les élèves de CP/CE1 jusqu'au moulin. Si certains enfants connaissaient bien le moulin, d'autres n'étaient jamais venus jusque là, et beaucoup de questions du type "c'est à ce moulin là qu'était maître Cornille?".Mais ce fut pour tous une découverte de comprendre à quoi avaient servi ces drôles de construction.

Ensuite Sébastien et Christophe ont accueilli devant le moulin le public désireux de connaître les réalisation projetées dans le cadre de la restauration du moulin à vent. Le superbe spectacle en chanson des tontons d'Uzès a ensuite clos cette première journée.

Samedi, les stands étaient dès le matin installés sur le parc de la mairie pour accueillir les visiteurs avec l'animation dynamique des "Assortis". Contes, avec notamment Hélène Bardot, fabuleuse conteuse qui a enchanté son public, balade animée, conférence, dictées et baleti pour enfants, projection des chroniques végétales, remise des différents prix, exposition photos et ambiance champêtre avec buvette et traiteur. 

Ce dimanche, la journée commencera dès 9h 30 avec les artisans de rêves pour une balade contée dans le village, suivie de conférence (J.Marc Ourcival à 10h, et J.Claude Woillet à 14h), d'apéro conte avec Serge Valentin. Des contes pour enfant par Françoise Diep à 15h 30 précèderont la dernière dictée enfants et adultes à 17h à l'Acsem.

Les nombreux stands de producteurs et artisans locaux seront présents tout au long de ce dimanche dans le parc.

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De nombreux stands de producteurs et artistes locaux vous accueillent dans le parc

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sympathique animation avec les Assortis

Formidables conteurs et conteuses (ici avec Hélène Bardot)

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Sur midilibre de ces deux derniers jours

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Les « tontons » ont « régalé » leur auditoire

Vendredi 21 septembre, c’était la soirée de clôture de la première journée de Cont’olive et les « tontons d’Uzès » avaient fait honneur à notre village en venant présenter leur spectacle au foyer. Quelle surprise de ne voir que quarante spectateurs dans la salle joliment décorée (notamment avec les belles magnifiques photos en noir et blanc d’oliviers et de garrigues).

Les chanteurs ont entrainé le public avec humour au travers de chansons où Bobby Lapointe pointait son nez le plus souvent, soulevant rires et applaudissements nourris. Dire que les absents ont eu tort a rarement été aussi juste mais c’est à décourager toutes les initiatives. Quel dommage !

Le public présent en tout cas a adoré et a remercié chaleureusement les chanteurs pour ce beau spectacle. Les tontons participeront dans quelques jours aux nuits blanches d’Uzès.

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Le secret de Marcus (page 3)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 3)

Un jour de printemps, alors qu’il était seul sur l’échelle à « pincer» les oliviers afin de limiter l'allongement des branches et favoriser la ramification, Julia l’interpella gaiement

–« Bonjour Marcus, crois-tu qu’il va pleuvoir que les tiots sont perchés ? » 

Marcus fut surpris, ne l’ayant pas entendue venir, et se mit à rire

-« Moque toi Julia, tu te moqueras moins quand tu goûteras l’huile parfumée que j’espère tirer de ces arbres. Je voudrais l’appeler l’or des oliviers de Julia si tu es d’accord et si ton père accepte. J’ai déjà repéré quelques amphores de couleur claire qui seraient parfaites pour cette cuvée ». Julia ressentit une vague de chaleur l’envahir et ne savait plus comment réagir

-« C’est vrai ? C’est gentil de ta part », se prit-elle à murmurer tout en essayant de cacher son trouble.

-« Comment, que dis-tu Julia ? » demanda Marcus en se tournant vers elle et se pencha un peu quand tout à coup son pied glissa et le garçon tomba à la renverse sur la terre caillouteuse.

Tandis qu’il restait un peu étourdi par le choc et s’inquiétait de savoir s’il ne s’était pas cassé quelque chose, il se retrouva dans les bras de Julia qui l’avait enlacé, effrayée et soucieuse

-« Ne bouge pas Marcus, regarde-moi et dis-moi si tu as mal. Peux-tu bouger tes bras ? Et ta tête ? Et tes jambes ?

Elle aurait, ainsi affolée, égrainé toutes les parties de son corps tandis que Marcus ne put s’empêcher de sourire devant tant de sollicitude. Comme il se sentait bien dans les bras de cette adorable fille malgré quelques douleurs confuses dans tout son corps.

-« Parle-moi, Marcus, as-tu mal ? J’ai eu si peur en te voyant tomber»

-« Ca va Julia, je crois que ça va » répondit-il tout en fermant les yeux pour savourer un peu cet instant et se laisser aller contre la jeune fille

-« Oh mon Marcus, j’ai eu si peur », répéta-t-elle et ne put s’empêcher d’embrasser son visage en le serrant contre elle. Les premières chaleurs se faisaient sentir et Marcus était en sueur, pourtant Julia aurait donné tout ce qu’elle avait pour l’embrasser encore et encore. 

-« Julia, ma Julia, tout va bien, ne t’inquiète pas ». Il la regarda avec un peu de gêne tout en essayant de se relever. Son beau visage penché sur lui appelait son baiser et Marcus eut toutes les peines du monde à se ressaisir

-« Je crois que je me suis foulé la cheville en tombant, ajouta-t-il. Ce n’est pas très grave, mais je vais peut-être devoir laisser la place à un autre ouvrier pour finir de rabattre et de pincer ces arbres. » 

Tandis qu’il faisait une grimace de douleur, Julia l’aida à se relever et se retrouva dans ses bras vigoureux

-« Ne marche pas si tu as une mauvaise entorse, appuie-toi sur moi, je vais t’aider Marcus, viens doucement »

Elle l’enlaça tendrement pour l’aider à bouger et Marcus, pris d’une sorte d’ivresse, l’embrassa sur sa jolie bouche tandis qu’elle se blottissait contre lui 

-« Oh Marcus, mon Marcus », répétait-elle, sans trop savoir si elle devait être heureuse ou non… 

Elle partit tout à coup en courant, laissant le jeune ouvrier inquiet et décontenancé. Comment avait-il osé baiser ainsi sa jolie bouche ? Lui pardonnerait-elle jamais ? Car il savait bien que dans la société romaine en ce temps-là, même si l’empereur Adrien avait considérablement assoupli les règles envers les esclaves et les serviteurs libres, le mariage était interdit entre citoyens et non-citoyens, et Tiberius aurait tout loisir de le chasser de ses terres et même du pays s’il apprenait son geste.

Les jours passèrent. Julia s’enquérait chaque jour discrètement de l’état de sa cheville mais n’osait pas venir vers lui.

Quand Marcus reprit le travail, Julia le rencontra à nouveau à plusieurs reprises. Elle se comportait comme si rien ne s’était passé. Pourtant leur amour grandissait chaque jour d’avantage, la graine plantée fleurissait maintenant.

Marcus avait accompagné quelquefois son père Verus et le maître jusqu’à Nemausus, lorsque ce dernier allait négocier avec les marchands grecs de Massalia. Il savait que Tiberius avait poussé son voyage jusqu’au port pour trouver de meilleurs partis à ses affaires, mais il n’avait jamais emmené les ouvriers jusque-là car le voyage était bien long et il fallait dormir à Arélate, à Salon ou à Fossa Mariana (Fos) selon l’itinéraire. Six à sept jours de voyage aller-retour minimum, même en changeant de montures aux relais.

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21 septembre 2018

Cont'olive, la manifestation est lancée avec les écoliers

Dès ce vendredi après-midi, Françoise et Jack, de "lire et faire lire" sont venus lire "le secret de Maître Cornille" d'Alphonse Daudet et ont accompagné avec les professeurs des écoles les élèves de CP (et CP/CE1) jusqu'au moulin.

Si certains enfants connaissaient bien le moulin, d'autres n'étaient jamais venus jusque là, et beaucoup de questions (du type : c'est à ce moulin là qu'était maître Cornille?, etc.). Mais ce fut pour tous une découverte de comprendre à quoi avaient servi ces drôles de construction...

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Et ce soir , dès 18h 30, l'association "Cambo roujo" avec S. Guironnet et C. Ventura présenteront le projet de restauration du moulin, avant le spectacle au foyer (20h30) des tontons d'Uzès, le poisson Fa.

Errata... les tontons d'Uzès, ce soir à 20h 30 au foyer

Le spectacle des "tontons", poisson Fa, devrait bien avoir lieu au foyer municipal, et non dans la halle comme indiqué par erreur hier !

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Le secret de Marcus (page 2)

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 2)

Elle se souvient de son beau rire sans malice le jour où il lui a proposé de goûter à ses olives fraichement cueillies sur l’arbre. Julia lui en voulait beaucoup, et en même temps elle a aimé ce garçon espiègle qui riait de son affreuse grimace. Tandis qu’elle crachait tant et plus cette horrible pâte qui remplissait sa bouche d’une amertume tenace, elle avait trouvé très touchante la tendresse avec laquelle il s’était approché d’elle pour lui demander de lui pardonner « tu sais, c’est une blague traditionnelle chez nous, ce n’était pas méchant… mais tiens, j’ai apporté ces sucreries pour te faire passer le mauvais goût ». Julia avait réagi d’abord avec colère « je te ferai punir par mon père » tandis qu’elle crachait et recrachait par terre, mais le rire l’avait finalement gagnée à son tour, « tu sais pas ? On va jouer le même tour à mon frère, je ris déjà en l’imaginant, lui qui en sait toujours plus que tout le monde, il se fera bien attraper ».

Une véritable complicité était née entre la petite maîtresse et le jeune esclave.

Quelques années plus tard, Marcus, devenu un bel athlète, accompagnait parfois son père dans les arènes. A plusieurs reprises, Tiberius l’avait incité à devenir lui aussi un gladiateur, le jeune homme ayant remporté tous ses combats durant les exercices. « Tu sais petit, tu pourrais gagner pas mal d’argent dans les combats et je suis certain que notre César te remarquerait rapidement », mais inlassablement Marcus répondait qu’il n’était pas intéressé par cette vie-là « Je préfère continuer à m’occuper des vignes et des oliviers, Maître, ils ont bien besoin de soins avec tous les parasites. »

-« Je comprends bien, et je ne m’en plains pas. Je sais bien que depuis que tu t’en occupes, nous avons augmenté les stocks et amélioré sensiblement la qualité. Notre production de vin de clairette n’a pas suffi l’an passé à couvrir les commandes et je ne parle pas des demandes de notre huile d’olive».

-« J’en suis bien conscient Maître, et j’aimerais vous soumettre quelques suggestions. J’aimerais bien sortir un cuvée appelée la cuvée de Julia, et une huile très pure qu’on pourrait proposer à un prix supérieur au marché que j’appellerai « l’or des oliviers de Julia ». »

Tiberius s’était mis à rire en l’entendant, « je vois que tu as toujours plein d’idées nouvelles, mais ne t’emballe pas. On reparlera de tout ça plus tard ».

Julia avait aussi grandi en beauté et ne sortait plus comme lorsqu’elle était petite, car elle avait beaucoup à faire à la domus et Patricia, sa mère, avait de grands projets pour elle. Elle passait beaucoup de temps à sa toilette, se faisait quelques masques de beauté à l’argile qui faisait se moquer son frère « crois-tu que tu vas effacer des rides que tu n’as pas encore ? ». Julia lui tirait volontiers la langue et Servius riait d’autant plus qu’il était très fier de la beauté de sa sœur que tous ses amis cherchaient à connaître. Julia aimait aussi se coiffer et s’habiller comme les princesses Antonia de Nemausus ou Octavia d’Arelate.

Avec Servius, son frère, elle avait étudié avec un précepteur très érudit, esclave venu de Grèce. Sa mère avait tenu à ce qu’elle apprenne la poésie et la musique, comme dans les grandes familles romaines, mais aussi l'art de la cuisine et de la couture afin qu'elle devienne une bonne épouse et mère.

A seize ans, Julia ne voulait pas entendre parler mariage et Patricia trouvait que Tiberius était bien faible avec sa fille « Depuis quand les filles décident ou non d’épouser un mari que ses parents ont choisi ? Elle aurait pu déjà être introduite dans une des grandes familles de la cité d’Antonin, ce ne sont pas les bons partis qui manquent ! ». Mais Tiberius ne voulait pas aborder la question avec Julia, il se souvenait trop de la colère froide de sa fille lorsqu’il lui avait présenté celui qu’il lui avait choisi comme mari. Pourtant un consul très riche, et à peine âgé de quinze ans de plus qu’elle.

 Julia cependant adorait se promener quand elle avait un peu de temps pour elle dans les oliveraies parfaitement entretenues par Marcus et les autres esclaves de la maison. Elle croisait alors le jeune homme et aimait bien échanger quelques mots plaisants. C’était toujours, après les formules habituelles de politesse, des questions liés à l’entretien des vignes ou des arbres, échanges normaux entre une jeune maîtresse et ses ouvriers agricoles, mais c’était chaque fois un terrible combat entre les convenances et le fond de son cœur.

Elle repartait toute chamboulée après ses échanges… où étaient donc ses jeux d’enfants sans équivoques de leurs années d’enfance ? Marcus de son côté, était un jeune homme fier de son travail et s’il était ravi et heureux de l’intérêt que lui témoignait sa jeune amie, il essayait de n’en rien laisser paraître. Ses yeux le trahissaient parfois et s’il en devenait tout rouge, il se ressaisissait bien vite.

20 septembre 2018

Un conte (pour adultes) : le secret de Marcus

Puisque les jeux sont faits... je peux vous proposer le conte que j'ai écrit pour Cont'olives. Comme il contient 10 pages (le maximum autorisé), je vous propose de le lire comme une série, une page par jour, les derniers jours du blog (midiblogs).

J'espère qu'il vous plaira autant qu'à mes lecteurs "testeurs" qui ont bien voulu le lire.

 

Le secret de Marcus (page 1)

Nous sommes en – 16 av. JC, dans un petit coin de Gardonnenque, il y a quelques deux mille ans.

Julia est une adorable petite fille de dix ans, ses parents sont de riches Romains à qui Octave, le futur empereur Auguste, a concédé une « villa » en remerciements des actes de bravoure de son père Tiberius lors de sa campagne d’Egypte et des services rendus à Rome. Patricia a épousé le beau Tiberius voilà une quinzaine d’année. Il était alors tout auréolé de gloire à son retour de guerre, on disait même qu’il avait combattu à Alésia, ce qui le faisait rire « j’avais à peine six mois quand Jules César a vaincu Vercingétorix, on doit me confondre avec mon père qui a effectivement participé à cette bataille ». Quand César a proposé à ses anciens officiers des terres autour de Némausus (Nîmes), Tiberius a été séduit par ce petit coin à quelques toises de la cité, bordé par deux lacs et entouré de forêts giboyeuses à souhait. Sa position sur la route de Regordane, au croisement de deux voies romaines d’importance n’avait pas non plus échappé à ce fin stratège.  Comme la propriété avait plus d’une centurie de terres, l’affaire était intéressante, d’autant que Tiberius s’était fait conseiller par un de ses fidèles augures et que les présages (les oiseaux étaient passés à droite) étaient favorables.

Autour de la villa de Patricia et Tiberius se trouvaient plusieurs habitations plus modestes où vivaient les gaulois autochtones de la tribu des Volques arécomiques. Le couple avait d’ailleurs rapidement sympathisé avec les habitants du lieu qui vivaient principalement de la culture de quelques vignes, de chasse et de pêche, et surtout des oliviers, dont ils tiraient une excellente huile d’olive.

L’endroit était d’autant plus plaisant que sa situation avait permis d’en faire un relais pour les  voyageurs partis de Nemausus vers Alèstum, ou d’Ucetia vers Toulouse, via le nouveau pont construit par Tibère sur le Vidourle à Sommières. C’était un relais du cursus publicus, fiable et efficace, mais la taberna (l’auberge privée) située à côté n’était pas des plus recommandée, « On parle même de prostitution et de mauvaise cuisine avec un vin fortement coupé d’eau, disait Tiberius, entrainant parfois une clientèle peu fréquentable ». Tout cela poussait certains voyageurs aisés à se faire inviter (par lettre d’introduction) chez Tiberius qui pratiquait l’hospitium. La « table » de Patricia était d’ailleurs très réputée car sa cuisinière, une certaine Lucia, gauloise née au pays, faisait des merveilles. Elle avait épousé Verus, un des serviteurs de Tiberius, paysan et gladiateur venu des montagnes cévenoles, esclave considéré par le maître comme un ami. D’ailleurs, Tiberius, laniste dans l’âme, l’avait pris comme protégé et le faisait combattre souvent dans les arènes de Nemausus.  Verus était un rétiaire de talent qui maniait son filet avec dextérité et rapportait pas mal de sesterces à son maître.

A l’intérieur de la villa, Tiberius avait fait réaliser une superbe mosaïque d’après un dessin de sa chère Patricia où l’on voyait une danseuse demi-nue jouant du tambourin entourée d’oiseaux multicolores, un peu dans le style de celle de leurs amis à Nemausus. Julia adorait cette mosaïque à laquelle le jeune Marcus, fils de Verus, avait participé comme apprenti.

Si la villa était avant tout un domaine agricole, elle était également une demeure luxueuse avec un magnifique jardin intérieur entouré d’une galerie de colonnes, et chose peu commune, le jardin ouvrait sur deux bassins, une piscina, vivier abritant des poissons, et un natatio. Ce bassin faisait le bonheur de toute la famille et de leurs amis car Tiberius et Patricia adoraient nager dans l’eau fraiche et limpide, coulant d’une source proche détournée à ces fins. Faute de pouvoir se doter de thermes privés, le couple avait eu l’idée de ce bassin de bien-être et ne boudait pas son plaisir lors des étés très chauds. Tiberius, en homme de bien, permettait à ses serviteurs de profiter du natatio en dehors des heures réservées aux maîtres. C’est ainsi que la jeune Julia s’était retrouvée souvent avec Servius son frère à jouer dans l’eau avec le jeune Marcus. Les deux garçons avaient d’ailleurs à peu près le même âge,  deux ans de plus que la jeune fille. La grossesse commune des deux futures mères avait contribuée à resserrer les liens entre Patricia la maitresse de maison et Lucia, la cuisinière et servante.

(…) Ainsi vivaient les deux familles dans une harmonie agréable que permettait la « paix romaine » de l’époque. Les 3 enfants ont passé leurs 10 premières années à jouer ensemble comme tous les enfants du monde. Julia adorait son frère et admirait son copain Marcus.

(à suivre)

Reprise des cours et nouveautés au centre sportif gardois

Les cours adultes et enfants de boxe française et full contact ont repris dans la halle, équipée d'un ring de boxe et de sacs de frappes ainsi que d'outils spécifiques (pattes d'ours, boucliers de frappes et cordes à sauter. Ils sont assurés par Gilles Vergne, éducateur sportif diplômé d'état dans plusieurs disciplines.

Le club accueille aussi des personnes en situations de handicap, ainsi qu'un public enfant, à partir de 6 ans, avec une pédagogie adaptée qui propose l'apprentissage de la boxe française en passant par des jeux, la coordination et la motricité. Ensuite il y a un temps récréatif sur le travail de l'opposition, où l'enfant doit trouver la solution à la situation demandée.

Pour les adultes, il y a aussi une dimension de préparation physique en mettant en avant le développement cardio-vasculaire et de la souplesse des membres inférieurs.

Des rencontres inter club sous forme d'assauts uniquement et des passages de grades pour motiver les élèves durant la saison sont prévus.

Les cours adultes se déroulent le mercredi et vendredi de 19h00 à 20h30, et le cours enfant se déroule le mercredi de 18h00 à 19h00.

Un nouveau sport : la canne de combat

Gilles propose d’ouvrir une section de canne de combat cette année au centre sportif gardois. La canne de combat est une activité duelle qui utilise une arme en châtaignier de 95 cm de long, jadis enseigné au bataillon de Joinville, qui se manie de la main droite ou gauche. On peut pratiquer la double canne ou la défense. L'horaire du cours sera le vendredi de 20h30 à 21h30 s’il y a au moins six inscrits pour ce cours.

Contact au 06 09 80 33 64.

boxe française, canne de combat, la calmette

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